La « zakàte » de la rupture du jeûne
La « zakàte » de la rupture du jeûne est une obligation Divine et celui qui le nie adopte la posture d’un mécréant avéré. C’est une obligation pour tout musulman libre et qui soit en mesure de s’en acquitter pour son compte personnel et pour celui des personnes en charges comme son épouse, son fils jusqu’à ce que celui-ci atteigne la puberté, sa fille jusqu’à ce qu’elle soit en âge de se marier, ses parents (père et mère) s’ils n’en ont pas les moyens.
La « zakàte » de la rupture du jeûne doit être prélevée dans l’aliment le plus utilisé du pays ou au cas échéant dans celui qu’on utilise le plus au niveau personnel. Pour ce qui est du Sénégal, sachant que les types d’aliments les plus utilisés sont le riz et le mil, il faut prélever un équivalent de deux kilogramme et demi (2,5 kg) pour chaque personne.
Il faut la prélever le jour de la Korité au matin et avant la prière du « hiit » ; il est fortement déconseiller d’accuser du retard dans le prélèvement sauf en cas de force majeur. Il faut également noter que le jeûne ne sera pas accepté tant qu’on ne s’est pas acquitté de la « zakàte ».
Pour ce qui est de sa distribution, on peut le donner à une personne ou bien le partager à plusieurs du moment où elles en ont droit : c’est-à-dire qu’elle soit musulman ou musulmane libre et nécessiteux.
On ne doit attendre aucune faveur de la personne à qui on le donne, l’acte doit être effectué uniquement pour la face de Dieu.
La prière de l’Aïd el Fitr
La prière de l’Aïd el Fitr ou fête musulmane est traditionnelle, donc ne revêt pas un caractère obligatoire. De ce fait elle doit être effectuée en dehors des mosquées et en sont exemptés les femmes et les voyageurs sauf si ces derniers se trouve à la Mecque.
La prière doit être effectuée entre le moment où le soleil s’est entièrement levé et l’heure du « tisbar » ; à noter qu’en dehors de ce temps imparti ladite prière ne pourrait être effectuée ultérieurement en guide de réparation.
Pour ce qui est son déroulement, la prière de l’Aïd el Fitr est composée de deux (2) « rakkas » dans lesquels on doit prononcer à haute voix ; Ces deux « rakkas » ne seront précédés ni de l’appel à la prière (« nodde ») ni du rappel (« likhàm »). Pour ce qui est du premier « rakka » on doit prononcer sept (7) fois la formule « Allahou Akbar » sachant que le « kabbar armal » en fait partie. Lors de la seconde « rakka » on doit prononcer « Allahou akbar » à six reprises, y compris celle qu’on dit en se relevant après la prosternation. Ces « Allahou Akbar » formulés peuvent ne pas être accompagnés de la levée des mains au-dessus des épaules à l’exception la première qui consacre l’entrée dans la prière.
En cas d’oubli, on doit les reprendre et recommencer la récitation des sourates si on n’a pas encore effectué la génuflexion ; si elle est déjà effectuée, il faudra continuer et se prosterner en « khabla salam » à la fin de la prière.
Il est méritoire de réciter la Fatiha suivie de la sourate « Sabihisma » pour le premier « rakka » et Fatiha accompagné de la sourate Wa-chamsi pour le second. Il est également méritoire de se laver après l’aube mais avant l’heure de la prière, de se parfumer, de porter de beaux habits et d’entretenir ses cheveux.
Source : Xuratoul Aïni de Serigne Sonhibou
Khadimrassoul.net
