Netali Borom Ndame

NETALI : Cheikh Ibrahima Fall à l’origine la pratique du « barkélou » dans le mouridisme !

« Par Dieu, à peine achevait-il ses ablutions que les mourides se précipitaient non seulement sur le reste de l’eau utilisée par le Cheikh, mais aussi sur le sol mouillé. Et aucun d’entre eux ne trouvait une pituite du Cheikh ou le reste d’une eau utilisée par lui conservée dans un récipient, ou bien un vêtement lui appartenant, sans qu’il considérât cette journée où il trouva cela comme le plus heureux de ses jours !

Ce comportement révèle d’un vif sentiment d’amour et non d’un enseignement ou d’un souci d’imiter les prédécesseurs. A vrai dire, il découlait d’une conscience de la grandeur de Dieu le Très Haut qui se manifestait à eux à travers la conduite de leur Cheikh.

Dans son livre intitulé « Al Awarif », Al Sahrawardi dit qu’un jour, un vêtement que son Cheikh lui avait offert, était tombé par terre et que par erreur il l’a foulé du pied. Quand il s’en est aperçu, il a tremblé de sorte que ses cheveux se sont dressés ; il a remercié Dieu alors pour ce vif sens intérieur.

De même, les mourides de notre Cheikh n’ont pas reçu de sa part l’ordre de chercher de la baraka en lui, mais ils l’ont fait spontanément parce qu’éblouis par sa luminosité due à sa pénétration des saintes réalités. D’où d’ailleurs ils l’ont aimé éperdument. Un homme sûr m’a raconté que le premier qui se comporta à l’égard de Serigne Touba de cette manière fut Cheikh Ibrahima Fall. Ceci m’a été confirmé par la suite par notre Cheikh lui-même qui m’a dit que Ibrahima Fall l’avait accompagné dans un voyage et que, quand ils descendirent dans un endroit situé dans les faubourgs de Mbacké-Cayor pour accomplir la prière et qu’il se mit à faire ses ablutions, Ibra Fall se mit à recueillir l’eau coulant des membres de Cheikhoul Khadim ; il en avalait et se frottait le corps avec. Notre Cheikh dit : « Ce qui est étonnant, c’est que je n’avais jamais vu quelqu’un traité de cette façon, et le mouride lui-même ne l’avait pas vu et ne l’avait pas non plus lu dans les livres ». »

Extrait Minanoul Bakhil Khadim de Serigne Bassirou Mbacké

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