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Proposition de Borom Ndame pour la résolution de la paix en Casamance.

 « Chers condisciples, en ce jour mémorable, tâchez de ne pas vous focaliser uniquement sur les festins.

Méditez.

Voyez-vous, nous sommes dans une confrérie de méditation, de soufisme. Khadim Rassoul a toujours préféré que les êtres humains orientent leurs organes de sens vers le Tout Puissant, mais également qu’ils les mettent à contribution pour aller vers le développement. Ils nous incombent ainsi à chaque rencontre de cette envergure (Grand Magal de Touba) d’établir une feuille de route à laquelle  nous devons nous tenir afin d’accroitre les objectifs pacifiques apostillés par Cheikh Ahmadou Bamba. Celui-là qui a sauvé de la perdition nos concitoyens et qui entend étaler cette miséricorde vers d’autres horizons.

Cela fait des années que je vous exhorte à vous souvenir de cette créature vêtue modestement d’un boubou blanc et d’une écharpe sur la tête avec sa démarche si charismatique et spéciale qui ne voyait dans ses actions que la face de Dieu ; rappelez-vous la paix qu’il nous a procuré.

… L’importance du problème de la paix en Casamance demeure considérable pour moi. J’ai constaté, cependant, que les religieux sont restés jusque-là inerte face à ce problème récurrent de la paix. Force est de constater que moi, qui suis guide spirituel habitant à Thiès, je possède le même type de pièce d’identification nationale que le casamançais.

Ainsi, si en ce lieu (Touba) nous parlons de paix, il est de notre obligation de penser à nos compatriotes de la Casamance car Khadim Rassoul est d’une miséricorde universelle. En plus de cela, me concernant directement, je ne vous apprends que mon slogan est : « wama arsalnàka ilà rahmatan lil halamina » (verset du Coran dans laquelle le Seigneur dit au Prophète : « je ne t’ai envoyé que pour la miséricorde des êtres »).

  Dans un pays comme le Sénégal, on ne peut pas se permettre de parler de stabilité en faisant omission sur la Casamance. C’est d’ailleurs pour cela que quand l’Eglise m’a sollicité, j’ai écrit un mémorandum pour la paix en Casamance dans laquelle j’ai cité la Bible (Bien heureux sont les artisans de la paix).  La paix n’a pas de prix ! Elle était la priorité de Serigne Touba.

Ainsi il s’impose des rencontres sous forme de séminaire dans lesquelles seront conviés gouvernants et opposants, guides religieux et église, mais aussi la presse. Cet ensemble constitué sera habilité à statuer sur ce qui pourra certainement amener la paix en Casamance. La raison pour laquelle il est nécessaire de rassembler tout ce monde autour d’une table est simple : si, par exemple, l’opinion de l’opposition n’est pas prise en compte dans une disposition prise par les gouvernants concernant ce sujet, celle-ci ne se gênera pas pour battre en brèche une telle orientation pour des raisons politiques ou d’intérêt personnel. Ajouté à cela, un tel dialogue ne peut se tenir sans la presse car le volet de la médiatisation lui incombe.

Si la question tourne uniquement autour de l’intérêt de la Casamance, il faut veiller à ce tout ce monde soit réuni autour d’une table à savoir : gouvernement, opposition, guides religieux, églises, presse.

(…) Sachez que la priorité de Khadim Rassoul a toujours été la paix dans ce pays et c’est ce qui lui  valut toutes ses peines et sacrifices(…).

(…) Je pris pour la paix dans ce pays, et j’y appel tout le monde  particulièrement le Chef de l’Etat car s’il va dans ce sens, tout le monde l’y suivra. »

Serigne Khadim Gaydel Lô

Magal touba 2014

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