الأربعاء 27 المحرّم 1439 Wednesday 18 October 2017

Reportage : La place de la femme dans la société musulmane;

Le fondateur du Diwane Rahmatane Lil Halamine, Serigne Khadim Gaydel Lô, a toujours accordé une place fondamentale à l'éducation dans la mission salvatrice qui lui a été confié par Cheikhoul Khadim. Ayant reçu son éducation spirituelle des fils de Serigne Touba, en l'occurrence Serigne Abdoul Ahad, Serigne Abdou Khadre, Serigne Saliou et Serigne Mourtada entre autres, celui-ci qui a toujours porté le titre de Borom Ndame est intransigeant pour tout ce qui concerne la connaissance et la pratique perpétuelle des normes et principes de l'islam. De ce fait, le guide est le garant d'une stabilité sociale certaine découlant d'un développement humain en terme de valeur et d'éthique aussi bien sur le plan personnel que collectif.

Dans ce système éducatif basé sur l'orthodoxie musulmane et mis en œuvre à travers la doctrine Mouride, Serigne Khadim Gaydel Lô accorde une place prioritaire aux femmes.
Ceci dit, avant d'en venir à Borom Ndame avec ses moukhsinàtes et zàkirates, intéressons-nous un peu sur ce qu'a était la vie des femmes dans les sociétés qui nous ont précédées.

Dans la quasi-totalité des civilisations  antiques, la femme était considérée comme  moins utile que les hommes. En effet elle subissait les foudres de despotes bornés et d'hommes qui les considéraient comme leurs esclaves. Ainsi si d'aucuns les vendaient pour subvenir à leur besoin, d'autres les tuaient ou les abandonnaient avec le sentiment de se libérer d'un fardeau. De servantes et concubines dans les cours royaux, elles passaient à esclaves et monnaie d'échange dans les marchés. 
Cependant, au fur des années, le sort de la femme s'est amélioré avec notamment, l'avènement des religions révélées.
Avec le christianisme, la mise en valeur de Sainte Vierge, Marie,  va progressivement renversée les valeurs attribués à la femme. 
Toujours dans cette lancé, l'islam a su donné à celle-ci plus de responsabilité tout en respectant l'ordre de la nature. La vie en société est organisée de façon assez équilibré de sorte l'homme et la femme se partage les tâches sociales sans aucune forme de discrimination, car le tout avait un fondement religieux.
Cependant la fonction de la femme s'avère vitale pour toute société en quête de quiétude et de stabilité si nous nous référons aux paroles du prophète Mohamed (SAW) qui suivent: " la femme représente pour la maison ce que le cœur est pour la personne ". Si l'homme est chargé de protéger, de nourrir, d'habiller entre autres, la femme quant à elle a la charge d'enfanter, d'éduquer. Peut-il avoir vie sans femme ?
Au vu de tout cela, il est tout à fait appréciable que Serigne Khadim Gaydel Lô, en sa qualité de guide religieux éclairé, souciant de l'avenir de son peuple, octroie une place primordiale à l'éducation de la femme.
De ce fait, Borom Ndame a élaboré au sein de sa communauté le cadre éducatif adéquat pour permettre aux femmes d'avoir un accès facile et moins limité à toute sorte de connaissances tirées de la religion.
La maîtrise du Saint Coran étant une priorité, un grand nombre important de jeunes filles subissent l'enseignement coranique à Touba Bakhdad, à Thiès chez Serigne Khadim Gaydel. Aujourd'hui, nombreux parmi elles sont en mesure de réciter le Livre saint et de le restituer par écrit dans son intégralité. D'ailleurs ces dernières y suivent un enseignement approfondi des différents branches des sciences religieuses à savoir la théologie, la jurisprudence etc.
Dans un cadre plus général, Serigne Khadim Lô a fait du Diwane a crée des structures culturelles capables d'accompagner les femmes et de leur garantir l'épanouissement spirituel. Nous voulons citer l'Université des Khassaïdes de Bakhdad et la Commission Zikroulah. Dans chacune de ses entités ci-avant la présence féminine y est considérable. À cette effet, les moukhsinates, celles qui chantent les xassaïdes, et les zakirates, les adeptes du zikroulah, sont des actrices incontournables de l'animation culturelle de la communauté. L'accent sera notamment mis sur la commission pédagogique de la section féminine de l'Université des Khassaïdes de Bakhdad qui est composée de jeunes Moukhsinates érudites qui font des conférences religieuses lors des journées culturells et sont, à l'occasion, invitées à  s'exprimer dans les médias.
Force est de constater qu'en plus d'avoir mis en place un cadre pédagogique propice à l'éducation sociale et religieuse des femmes, Borom Ndame se constitue le professeur qui enseigne, le savant qui éclaire mais également le parolier à écouter. Nous nous rappelons de ses paroles  envers elles, lors de l'une de leurs rencontres: "vous êtes tous des diarriatoulahi" en mémoire et à l'image de l'éminente Sokhna Mame Diarra Bousso.
Nous avons également le souvenir de son sermon du 4 décembre 2010 digne d'un cour magistral portant sur les valeurs de la femme, dont voici un extrait:
" Mame Diarra Bousso avait fait le serment de laver l'image de la femme dans l'islam qui avait été terni par les femmes.
Cette responsabilité endossée par Sokhna Diarra incombe à toutes les femmes. En effet, Dieu les a valorisé de telle sorte qu'Il a fait de leur ventre l'antre de ses secrets. En effet c'est dans le ventre de la femme que s'effectue les prémices de toute vie humaine. Par conséquent, elle doit se couvrir, éduquer son langage et avoir de la pudeur.
La femme est une valeur sûre.
D'ailleurs, ce n'est pas pour rien que les plus belles pierres précieuses et les plus beaux métaux comme l'or ne servent de parures qu'aux femmes".

khadimrassoul.net

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