الجمعة 29 المحرّم 1439 Saturday 21 October 2017

LES KHASSAIDES DE SERIGNE TOUBA (partie 1) PAR SERIGNE KHADIM LO GAYDEL

 

Je cherche auprès de DIEU une protection contre les malices de Satan le lapidé.

Au nom de DIEU le CLEMENT, le MISERICORDIEUX. Que la paix de DIEU ainsi que son meilleur salut soient accordés au Prophète descendant d’Adnane, Mouhammad, celui-là qui détient « la preuve » ainsi que sur sa famille et ses nobles compagnons.

Après nos salutations ainsi que cette prière sur la meilleure des créatures, nous réitérons une fois de plus notre gratitude à notre Maître et Seigneur, Khadim Rassoul.

Le thème s’articule sur les avantages, le rang et les privilèges accordés aux Panégyriques de  Borom Touba.

A chaque prophète, DIEU a confié un miracle susceptible d’émerveiller les gens de son époque. Moussa (Moïse) fut envoyé au temps où la magie garantissait le pouvoir des rois. Il fut doté d’un bâton qui pouvait se transformer et devenir un gros serpent avant de reprendre sa forme normale. Î’ssa (Jésus ou le saint esprit) ressuscita des morts, redonna la vue aux aveugles comme il permit aux handicapés physiques de retrouver l’usage de leurs membres. En son temps ce furent les prouesses thérapeutiques qui prévalaient. C’est de la même manière qu’à l’époque de notre Seigneur Mouhammad (PSL)  la rhétorique constituait le moyen de persuasion le plus sophistiqué. Dans une place publique, tout ce que disait un orateur à propos d’un individu, à travers des vers, était cru sur parole et pris comme tel. C’est pourquoi DIEU lui confia ce que les hommes et les djinns même réunis ne pouvaient produire et ce miracle ne fut autre que la parole divine, le saint Coran.

DIEU lui recommanda :

« Dis : “Même si les hommes et les djinns s'unissaient pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne sauraient produire rien de semblable, même s'ils se soutenaient les uns les autres”. » Coran (S17 ; V 88)

Certains versets du Livre Saint ressemblent à des vers avec leurs rimes plates, croisées ou embrassées, leurs assonances et toutes les autres figures de rhétorique (par exemple la sourate Ach-chams « le soleil », At-tîn « le figuier »…) et cet aspect de la Parole Divine émerveillait les arabes.

Khadim Rassoul quant à lui se présenta à une époque où les hommes rivalisaient  à travers la maîtrise du saint Coran et des sciences religieuses. Il se hâta au début, de rendre plus appréhensible le  travail remarquable des érudits qui étaient venus avant lui, en simplifiant leurs ouvrages volumineux et prosaïques en quelques pages versifiées, et ceci, dans le but de permettre aux assoiffés de sciences d’en tirer profit plus facilement, ce qui constituait pour lui une manière de revivifier ainsi  la tradition du sceau des Prophètes (PSL).

Il dit :

« Je me suis proposé de vivifier les écrits profitables de mes Maîtres et prédécesseurs pour la Face de DIEU, celui-là qui a élevé mes encres et mes plumes. »

Ce n’est qu’ensuite qu’Il s’est tourné vers la formulation de panégyriques, qui sont exclusivement destinés à l’éloge de celui qui est l’envoyé de DIEU.

Il dit à ce propos :

« La meilleure des créatures m’a honoré en sollicitant auprès de moi, la formulation de panégyriques et c’est la raison pour laquelle DIEU élèvera tous mes écrits »

Ces deux vers marquaient le prélude de son engagement vis-à-vis du Prophète. Il poursuivit dans un autre vers très connu :

« Par considération pour l’élu le plus pur, j’ai l’intention de revivifier sa sublime tradition, et je suis Ahmadou [son serviteur] »

Et c’est ainsi qu’à l’instar des prophètes cités précédemment pour leurs miracles, à des époques et dans des contextes  différents, Khadim Rassoul dit :

« Mon miracle, ce sont mes écrits réalisés dans le service voué au partisan [le prophète (PSL)], et Allah le Maître de la noblesse  a été fécond envers moi »

Nous devons savoir, qu’aucun des éléments du patrimoine Mouride, n’est égal à ses écrits, et rien ne le sera jamais plus. Une énorme considération doit leur être accordée au point qu’à chaque déclamation, l’euphorie nous conditionne à claquer les doigts comme le faisait notre vénéré Maître Khadim Rassoul. Et lorsque Ce dernier  prononçait un intitulé ou seulement un mot dans un titre, alors  cheikh Massamba et les autres se mettaient aussitôt à déclamer le panégyrique ainsi désigné. De loin on pouvait percevoir le claquement de ses doigts.

Le prophète Mouhamad (PSL) était un illettré ne sachant ni lire ni écrire car si tel était le cas les mécréants diraient, qu’il était l’auteur du Saint Coran. C’est la raison pour laquelle lorsque se fit sentir le poids de l’âge, il mit à ses côtés des jeunes très futés comme Abdoul Lahi Ibn Abbas à qui on collait l’étiquette d’ « érudit de la communauté » de même qu’Abi Hourairra qui se chargeait de recueillir ses paroles [les hadiths] ainsi que son épouse Aïcha.

Khadim Rassoul a dit qu’il lui incombait, en tant que serviteur, et par considération pour son bien-aimé, de pallier ce déficit en plongeant dans l’étude des sciences. Il a sa vie durant respecté cet engagement ce qui lui a valu d’être l’abreuvoir des assoiffés de sciences.

Comme le dit cheikh Moussa Kâ :

« La précellence faisait que l’envoyé ne pouvait ni écrire ni chanter lui-même ses éloges, et  c’est la raison pour laquelle Il honora son serviteur, (Serigne Touba) en le lui recommandant. »

Cela correspond à la période pendant laquelle Khadim Rassoul lança sur ordre de son seigneur et par l’intermédiaire du Prophète (PSL) ce fameux appel qui jeta les bases du mouridisme. Il reçut du prophète l’ordre d’éduquer les hommes par des préceptes basés sur le déterminisme pour ce qui concerne l’adoration de DIEU et le travail proprement dit, puis de  les rapprocher de leur seigneur par un perfectionnement spirituel. Il devait ensuite  se consacrer à la formulation de panégyriques exclusivement destinés à l’Elu le plus pur pour ainsi faciliter à l’humanité toute entière l’accès aux bienfaits du CREATEUR.

On n’éprouve aucune difficulté a appelé les hommes vers DIEU, seulement il s’avère être un privilège de recevoir de ce dernier l’ordre de le faire. Lorsque Khadim Rassoul lança son fameux appel, l’université de son illustre père éclata en mille morceaux. Il ne resta que quelques rares disciples à son chevet. D’aucuns stipulaient qu’il n’existait pas de privilège plus grand que la maîtrise du saint Coran, par conséquent quiconque serait en train d’en chercher un, était un fétichiste  avéré. Comment pouvait-il appelait les gens vers DIEU et écarter la parole divine ? s’interrogeaient-ils.

 Khadim Rassoul quant à Lui était plus que jamais déterminé à purifier les hommes et a vivifier la tradition du prophète (PSL) dont Il est l’héritier.

Borom Touba a toujours consacré son temps à l’étude et à la vulgarisation des sciences mais, il s’est particulièrement illustré dans la composition de panégyriques à l’endroit du meilleur des Humains. Ses écrits ne sont et ne seront jamais comparables à ceux de tout autre érudit, toutes générations confondues. Il dit dans Mawahibou ou « les dons du profitable dans les panégyriques de l’intercesseur » :

« A Toi j'ai dévoué ma langue et mon cœur et point je ne tomberai [au cours de ton éloge] dans l'allégorie profane des poètes »

De tout ce qu’il a écrit chaque vers est capable de débusquer Satan. Il écrit :

« Mes panégyriques écartent Satan le rebelle et guident mes disciples. »

« Je me suis détourné de toute futilité pour consacrer Mes plumes à l’éloge du meilleur des envoyés. »

Il a même innové en empruntant une métrique utilisée par un homme amoureux, à l’endroit d’une femme et qui ne faisait pas partie des tafhilas arabes connus, pour chanter les louanges de son bien-aimé (PSL). Il s’agit de son poème intitulé MAWAHIBOU NAFIH Fi MA DA IHI CHA FIH ou « les dons du profitable dans les panégyriques de l’intercesseur ».

C’est la raison pour laquelle vous voyez au sein du DIWANE RAHMATAN LIL HALAMINA des femmes qui chantent ses panégyriques car,

Il dit dans le préambule de ce même poème :

« Range le parmi ceux que chantonneront les Houris aux Beaux Yeux et les enfants du Paradis promis aux Pieux. »

« J’ai scellé une vénération avec le NOBLE pour rendre service à la meilleure des créatures. » nous Dit-il encore

« J’éprouve un intense besoin de m’acquitter de mon devoir, qui est celui de rendre grâce au prophète, par des actes surérogatoires, au point que mon foie s’est consumé. » nous apprend-il

Ce que nous devons savoir c’est le fait, qu’il est celui à qui le prophète a réservé un privilège, que nul ne pouvait et ne pourra obtenir. Ainsi ses écrits font partie des miracles du prophète(PSL).

Ses panégyriques constituent subséquemment pour nous :

·         Un moyen sûr d’accès à l’agrément de DIEU ainsi qu’à son voisinage avec un cœur exempt de vices,

·         Une voie de satisfaction de nos besoins ici-bas et pour l’au-delà,

·         L’assurance d’une prééminence sur nos contemporains,

·          une source intarissable  de bénédiction aujourd’hui et demain, de manière explicite et implicite à la fois

·          et enfin un océan de connaissances ésotériques.

Khadim Rassoul dit :

« Mes plumes élèvent l’esclave de DIEU en dépit des retraites spirituelles et DIEU est SUBSISTANT comme Il est SUFFISANT. »

« Mes écrits peuvent amplement  remplacer des actes surérogatoires et je suis  un astre fixe qui ne déclinera jamais. »

Par exemple quelqu’un qui devait faire 400 rakats pendant la nuit pourra se suffire d’une seule lecture complète de MAFATIHUL BICHRI ou « les clés du bonheur » et aura en sus de la récompense, l’enjolivure de celui qui aurait invoqué DIEU pendant tout le temps que dure cette prière.

Nous savons tous que la prière obligatoire ainsi que le jeûne sont les actes les plus méritoires en Islam. C’est la raison pour laquelle, Khadim Rassoul pour se distinguer, a produit un homme d’une rare sainteté, qui est parvenu à la proximité divine sans prier ni jeûner, Cheikh Ibrahima Fall le véridique son fidèle serviteur.

Personne n’a jamais dit l’équivalent de ce que Khadim Rassoul révélait à travers ce vers dans NOUROU DARAYNI ou « les deux lumières » :

« Fait (ô seigneur) que mes écrits soient à partir de ce jour,  plus méritoires que les prières et les jeûnes agréés. »

Il dit  un jour à ses disciples les plus proches :

« Quiconque maîtrise quelque uns de mes panégyriques, s’il rencontre les anges de la tombe, verra mes écrits se constituer en sa faveur et prendre sa défense. »

Ne serais ce qu’un seul vers que nous connaissions, ne nous lassons jamais de le répéter.

…………………………………………………………………………….A SUIVRE

 

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