الأربعاء 24 ربيع الأوّل 1439 Wednesday 13 December 2017

Contributions

Contributions (23)

A la suite de la célébration de la naissance du prophète mohamed (psl) à Baghdad à thiès, serigne Khadim lô gaydel a rendu un vibrant hommage à toute la communauté musulmane, mais aussi à l’Etat pour sa contribution à la réussite de l’évènement par ailleurs, il s’est prononcé sur l’actualité en insistante sur la nécessité de conserver le franc cfaet d’utiliser les fonds de garantie de la monnaie comme crédit au développement.

Au nom de Dieu le clément ; le miséricordieux.
Gloire à Dieu qui a donné au Prophète Mohammed (PSL) la précellence alors que l’aïeul était encore voilé dans la boue.

Chers Talibés

De prime abord remercions le Très Haut qui nous  a permis une année encore de répondre présent à ce jour de grâces et de prières. Le Mawlid Al Nabi par essence célèbre la naissance d’un Prophète qui est aussi le summum du succès pour le genre humain. Seydina Mohammed nous a légué la  religion préférée de Dieu  tout en la corroborant d’une Sounah exclusive dans l’optique de nous aider à réussir dans les deux mondes. Il a créé une communauté ; la Oummah Islamique qui est singulière en ce genre car brassant toutes les couleurs et toutes les races  et dont le meilleur n’est autre que celui qui craint Dieu le plus.

A l’entame de mes propos je voudrai réitérer mes sincères remerciements  à tous ceux qui n’ont ménagé aucun effort pour la réussite de cette nuit de dévotion ici à Touba Baghdad . Il s’agit d’abord de toutes les communautés religieuses et délégations de khalifes qui ont le fait le déplacement en ces terres. Ensuite le président de la République; le premier ministre et son gouvernement. Aussi tous les chefs de services régionaux concernés dont leur action pour le succès de cette nuit est fort louable. Je voudrai aussi remercier le ballet des délégations politiques d’horizons divers qui a défilé ces jours -ci en cette terre bénite de Baghdad pour témoigner de leur amitié et affection pour notre communauté.

Après que les principaux intervenants aient mis l’accent sur les bienfaits attachés à la célébration du  Gamou; la quintessence de mes propos se résumera à trois clarifications majeures :

La première est de réitérer que cette nuit se juge à l’aune de la précellence et préséance de cet Homme de Dieu . Seydinna Mohammed (ses) est en effet la porte de la bonne guidée. Par considération pour son auguste personnage toute chose fut créée. Ainsi le Nur  Mohammedien est incomparable à toute autre lumière qui soit.  Au demeurant elle est la source d’où est puisée toute autre prophétie ou sainteté. Par conséquent le lion de Badr ne saurait être comparé à aucun humain car n’étant l’égal de personne . Nul doute alors si Cheikh Ahmadou Bamba décida de lui
Offrir tous ses services pour s’honorer le titre de Cheikhoul khadim ; son serviteur. Toutes les bonnes qualités humaines et toutes les lumières de sainteté se retrouvent sur celui-ci  qui est l’alpha et l’oméga de la création en sa substance. Je vous rappelle chers Talibés que Serigne Touba ne pouvait concevoir d’aimer autre chose que  le prophète Mohammed (sws). Les anecdotes à ce sujet sont nombreuses et l’on ne retiendra que deux faits. Celui qui le vit s’excuser auprès de ses deux fils de n’avoir aucune place restante dans son cœur pour un amour paternel car son cœur étant  déjà rempli de cette  affection incommensurable pour l’élu de Dieu. L’autre fait subséquent de cet amour fut sa volonté à une certaine période à vouloir aller immigrer à Médine le restant de sa vie rien que pour être proche du mausolée de son Maître le Prophète. Ceci  fut du reste  avant que n’intervienne le décret irrévocable de l’exil. Donc réservons dans nos cœurs un amour inégalable au prophète Mohammed et ne le comparons-le à aucun autre prophète ou saint comme nous l’a enseigné Khadim Rassoul .

L’autre point sur lequel que je voulais m’appesantir fut la question posée lors du Magal à propos du devenir CFA. À ce sujet commençons par demander à Dieu de nous préserver du malheur de l’argent. L’argent n’est rien d’autre qu’un outil permettant de faire des bonnes actions de grâces pouvant comptabiliser positivement le jour du jugement. Dans nos vies personnelles divorçons d’avec l’argent  Une société constamment tirée vers la recherche du gain a fortiori celui facile court inéluctablement vers sa perte. Ainsi démystifions l’argent pour vivre en paix d’avec le Seigneur. Nonobstant pour répondre directement à cette question disons que c’est une revendication légitime que de vouloir sa propre monnaie. Si telle est la volonté partagée des populations; Les gouvernants de l’UEMOA se doivent de poser le débat sur la problématique du devenir du CFA .  Nonobstant le débat se doit d’être posé à un niveau intellectuel;  loin des actions de spectacle comme la brûlure de la monnaie. La monnaie est une question de souveraineté et n’importe laquelle elle n’est faite que pour être domptée. Nous pensons qu’il arrivera un jour ou  le fait d’avoir une monnaie propre africaine s’imposera d’elle-même aux gouvernants surtout avec la mobilité plus croissante des biens et des personnes. Mais jusqu’à ce jour sachons raison garder en maintenant cette monnaie tout en palliant aux inconvénients qu’elle pose . Car il est vrai que le CFA apporte un tant soit peu de stabilité dans les échanges du genre comparée à certaines monnaies de la sous-région toujours assujetties à toute sorte de fluctuation et d’inflation. Mais garder la monnaie ne veut pas dire Renégocier les termes de l’accord surtout relativement au fonds de garantie de cette monnaie. En effet Ces milliards dont on dit déposés à tout instant dans les banques françaises comme garantie de la stabilité pourraient être utilisés à bon escient comme crédit au développement de la sous-région. Réfléchissez à un mécanisme permettant d’utiliser à bâbord cet argent dont on dit qu’il dort dans les banques pour insuffler le  développement avec un fonds.

Enfin je voudrai m’exprimer sur la stabilité sociale .Accordons nous sur le primat de base que  Le Sénégal appartient à tous .Ainsi  Les acteurs politiques se doivent de contribuer à apaiser le climat social. Une faillite de l’Etat ne saurait bénéficier à personne. Pour preuve Voyez le cas de la Libye. Certes on s’insurge et s’indigne devant l’esclavagisme rampant dans ce pays mais l’origine de cet fait est à trouver dans la faillite de l’Etat  en ce que son autorité est devenue inexistante dans certaines régions .Au demeurant je réitère aux politiciens de ce pays de ne pas verser dans la surenchère politique; la polémique inutile ; la démagogie et les invectives. Cultivons surtout la paix pour des lendemains meilleurs.

Assalaleikoum Wa Rahmatoullah
Serigne khadim Lô Gaydel

 

 

AU NOM DE DIEU LE CLEMENT, LE MISERICORDIEUX     

LOUANGE AU SEIGNEUR DES MONDES QUI EST LE MEILLLEUR TEMOIN !

QU’ALLAH  ACCORDE UN SALUT SANS FIN A L’ARCHETYPE DE L’HUMANITE ; LE PROPHETE MOHAMMAD, (SWS) AINSI QU’A SA FAMILLE ET SES COMPAGNONS HONORABLES.

Qu’HONNEUR SOIT  A PERRENITE  A TRAVERS LE MAGAL  SUR  CELUI QUI EST SON  SERVITEUR  INEGALABLE ;   CHEIKH AHMADOU BAMBA AL MBACKIYOU.                      

Chers talibés.

De prime abord ; remercions le Seigneur qui nous a permis de participer encore une fois à cette action de grâces. Voila un magal bien particulier car il commémore les 100 ans d’appel pour une célébration. Nul doute alors que dans ce qui est caché sa valeur est incommensurable.   Je félicite derechef les talibés mourides d’ici et d’ailleurs qui n’ont ménagé aucun effort pour la réussite de l’évènement. Mais il ne peut qu’en être ainsi car l’homme du Magal était le seul à se constituer  otage lorsqu’il s’agissait de porter ce lourd fardeau permettant de sauver son peuple de la géhenne. Au demeurant la question qui mérite de se poser quotidiennement est de savoir ce que nous serions devenus si cet homme aux habits de blanc immaculé ne s’était pas dressé  pour hisser Haut le drapeau de l’Islam dans les eaux troubles de la colonisation en son projet d’acculturation ?

Par ce 18 Safar  Cheikh Ahmadou Bamba  a fini d’écrire les plus belles pages d’histoire de l’odyssée d’un esclave  exalté du Seigneur qui se suffit à  Lui ; ou de celle de la servitude de l’archétype de l’humanité jusqu’à la consécration avec le grade de khadimou Rassoul ; ou encore de la singularité  du Djahadoul  Nafs comme moyen incontestable pour accéder à l’enceinte scellée de Dieu. Ainsi les titres du Maitre sont nombreux mais dénotent tous d’un caractère commun : la constance dans l’effort. 

Si le Magal est un évènement qui  échappe à l’usure du temps  jusqu’au centenaire c’est  qu’il  consacre un homme de Dieu constant dans ses idées et dans sa pratique jusqu’à être hautement récompensé.  Oui !  Cheikhoul khadim de définit d’abord par la constance.  Une constance dans la parole et les écrits ; de même que dans l’idéologie de paix et la reconnaissance réitérée au Seigneur qui l’a gratifié. En un mot le Magal commémore une constance : celle synonyme de la persévérance dans l’action ; de la ténacité dans les idées ; de l’opiniâtreté dans la démarche ; de la fidélité face au pacte signé à Darou khoudoss d’avec le Prophète Mohammad (psl).

 Ce mot «  constance » semble jalonner  sa vie entière et est  le thème dont je voudrai m’entretenir avec vous.

A l’analyse de sa jeunesse à Mbacké Kadjor  du temps où il servit  dans le Daara de son père  comme assistant professeur ; Serigne Touba semblait être diffèrent de tous. Sa vie ne se résumait qu’à l’adoration du Seigneur.  Evoluant dans un contexte de réelle  corruption  sociale ; morale et politique ; il comprit très tôt que le plus difficile serait de préserver  la pureté de son idéal  en se transigeant jamais de la lettre de la  Sounna pure. Pour  cela il choisit comme méthode  la voie du Djihadul nafs qui se caractérise par  des exercices  de la mortification permettant de dominer ses passions. Il comprit que les vicissitudes d’une époque ne sauraient  ex nihilo transformer subitement   la pureté de l’eau de Zam zam en acide. Des lors il s’arcbouta dans les principes fondamentaux de la religion en entreprenant de faire de son wird principal le Saint Coran). 

Ainsi l’on comprend mieux  ses décisions révolutionnaires de l’époque comme  celle  de ne pas succéder à son père comme cadi du roi  ou de son détachement de toute voie soufie pour choisir la sienne. Tout  ceci ; démontrant  si besoin en était  qu’il ne transigerait jamais sur le concept de l’Unicité de Dieu.

Des lors les prémisses d’une confrontation d’avec les Toubabs se dessinaient car ces derniers avaient  une optique claire : faire douter les masses dans leur foi en essayant de  ridiculiser les chefs religieux. Ne leur donnaient-ils pas  le nom de cet oiseau oisif appelé Marabout ? Mais face à ce projet Serigne Touba comme d’autres resta stoïque. La particularité ici c’est qu’en trente-trois de privation de  liberté ils ne puissent  avoir aucune preuve de  l’amoindrissement de sa foi. La fermeté dans l’action devint alors son attitude  face à cette action de terreur visant à faire douter un des plus saints.

A tout moment  il  sera prêt à proclamer l’unicité de Dieu. C’est dans ce contexte qu’il faut analyser la prière devant le conseil privé  ou la lettre magistrale qu’il servit en  Mai 1903 à  l’administration  coloniale qui le convoqua  dans un délai de huit jours pour s’expliquer sur  ses présupposés agissements de rébellion armée.  Dans cette lettre conservée dans les archives du Sénégal ; on note de sa réponse sèche que les sept ans  d’exil n’avaient en rien attiédi sa constance. Il écrit  à cet effet   «  de la part d’Ahmadou fils d’Ahmadou  au  commandant Diareme : C’est  le captif de Dieu qui rend cette réponse .Un captif de Dieu qui se suffit de son Maitre. Il fait connaître au commandant de Diareme que paix soit  sur  celui qui marche dans le sentier droit .Après ceci, il fait connaître qu’il a reçu sa lettre et lui fait savoir comme réponse qu’il est le captif de Dieu et ne reconnaît pas d’autre maitre que Lui et ne rend hommage qu’à Lui  seul, le Très haut, le Vénéré, le Riche, le Grand. Paix soit à celui qui marche dans le droit chemin. »

Une telle lettre équivalait au peloton d’exécution à l’époque. Mais il avait fini de démontrer du reste que s’ils tentaient de nouveau la garde rapprochée de Badr n’était jamais loin comme les iles du Gabon en furent témoins.

Aussi  l’assurance dans la démarche est symptomatique  de cette constance. Etant certain que Dieu n’abandonne jamais celui qui est sur le droit chemin ; le Cheikh des cheikhs fit preuve d’une assurance extraordinaire. Cette maîtrise ; basée sur le concept Abrahamique du «  Hasbounallah wani’emal Wakil ; il en fit  étalage  dès les premières heures de la rencontre de Djewol.  Seul un homme  armé d’une confiance totale  à Dieu pouvait aller  à l’encontre des agents de la mort avec un  tel flegme. D’ailleurs sur la route de Louga  vers Ndar il se mit à éperonner  son cheval si vite que les fantassins eurent du mal à le suivre.  Quand ces derniers  lui firent la remarque de marcher doucement pour ne pas se fatiguer, il leur  rétorqua “Mais venez!  Comment des hommes  dépêchés par leur chef pour accomplir une mission se permettent-ils de marcher doucement ? »  Il  était monnaie courante chez lui de se remettre à chanter le Prophète par des écrits de reconnaissance  après  avoir fait subir une sanglante défaite aux ennemis qui juraient de sa perte. Pendant la crise de 1903 par exemple  lorsque la rumeur d’une invasion  pour détruire ses terres construites pour l’adoration de Dieu  se répandue  ; Serigne Mouhamadou Lamine Diop Dagana un témoin  oculaire de l’époque  note  dans l’abreuvage du commensal  que ce qui était étonnant c’est que  «  le Cheikh demeurait si tranquille et leur répétait “Rassurez-vous ; je jure au nom de Dieu qu’il n’y aura pas de mal”.

La constance  du Cheikh va de pair avec  son certaine intransigeance dans l’action. Pour lui il était contradictoire de s’opposer aux coloniaux, tout en attendant quelque chose d’eux. Dès  lors il ne sacrifia jamais son idéal sur l’autel de la compromission. Cette intransigeance se manifeste à propos de « I ’affaire de la terre »  de 1908. Quand le Cheikh eut connaissance qu’à son insu qu’une demande de terre  s’était faite ; il opposa un niet catégorique.  La correspondance de I ’administration du cercle du Baol au gouvemeur du Sénégal décrit bien cette attitude. I ’administrateur confesse que “(... ) dès sa réception le marabout m’a immédiatement  envoyé un homme de confiance puis ensuite son frère Cheikh Anta pour me dire que cette demande de concession n’avait jamais été faite par lui, qu’il l’ ignorait et tenait à ce  que le gouvernement sache que lui, Ahmadou Bamba ne songeait qu’a une chose “prier Dieu” et ne désirait rien d’autre”.(archives du Sénégal 0/61) .

Serigne Touba fut le plus constant de tous les résistants. Si certains résistants combattaient en vertu du principe de la souveraineté ; il est avéré que pour beaucoup d’autres il s’agissait surtout  de conserver le  trône ou de s’accommoder de la situation de fait de la colonisation.   Serigne Touba restera toujours encré dans ses positions car la compromission même pour un instant était inconcevable pour lui. On note par exemple  Lat Dior établit  à partir de 1871 des  relations cordiales avec les Français.  Ahmadou   de son investiture jusqu’a 1890 cherchera L’alliance avec ces derniers .Il  signera du reste le traite de Gori le 12 mai 1887.Samory de même conclut le 28 Mai 1886 un accord en vertu duquel il  admettait de faire revenir ses troupes sur la rive droite du Niger.  Béhanzin accepta le 3 octobre 1890 la proposition du père Abomey et consentit à reconnaitre les droits français sur Cotonou.  Cheikhoul  khadim étant dans une autre forme de lutte  ne pouvait faire de compromission. Au demeurant sa  lutte était dirigée contre toute forme d’oppression d’où qu’elle provenait. C’est ce qui explique d’ailleurs ces démêles avec l’aristocratie royale de l’époque.  L’idéologie motrice a toujours été la défense de son peuple noir contre toute forme d’agression.  Dans son message de l’Unesco du 30 Juin 1979  à Paris le  khalife Cheikh Abdul Ahad Mbacké décrit bien cette attitude quand il proclame : «  (…) Notre maître n’éprouvait pas d’amour ou de haine pour des considérations raciales. Ses sentiments envers les créatures de Dieu n’étaient fonction que du degré auquel ces créatures se conformaient à la véritable mission de l’homme sur terre, l’adoration du Créateur Tout puissant. »

Par la constance L’Apôtre de la race noire réussira à  préserver la pureté de son idéal. Des lors dans un monde en mutation ; cette constance doit faire école.  Un mouride se doit d’être constant dans l’action. Pour cela il nous faut cultiver la patience dans l’effort. Quand les mourides se plaignaient des difficultés qu’ils rencontraient ; Cheikhoul  khadim avait l’habitude de leur rappeler  la tenue des  compagnons élus du Prophète.  En effet ils  ont subi toutes sortes d’épreuves avant leur triomphe à Badr. Il y allait des lapidations, de l’exil en Abyssinie, des tortures, des invectives.  Avec la patience la victoire se dénote de nos jours par le dynamisme de la communauté.  En cela le Magal en est une parfaite  illustration.

De fait la seule moralité qui a été citée 90 fois dans le coran est la patience ; synonyme de la constance. Et ceci plus que d’autres vertus comme l’honnêteté ou la sincérité. Dans sourate baqara vers 153 ; Allah (Exalté soit-Il) dit : «  Ya ayyuha  al ladhina Amanu asta inu bis sabri wa as salaati inna Allaha ma’a sabirina -  O les croyants ! Cherchez secours dans l’endurance et la Salat. Car Allah est avec ceux qui sont endurants »

Nous vivons des moments terribles d’épreuves et d’angoisses. Les problèmes sociaux s’aggravent de même que le gap  économique. Devant une telle situation ; il est facile de laisser nos moyens de vivre compromettre nos moyens de penser.  Néanmoins ne perdons jamais de vue ce verset 155 de la sourate baqara qui proclame : « wa lanabluwannakum bishay ‘in mina al-khawfi  wa al –ju i wa naqsin mina al amwli wa al anfusi wa thamarati wa bashri as sabirina .    Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et fais la bonne annonce aux endurants »

Notons qu’en trente-trois de lutte ils ne parvinrent pas à faire de Cheikhoul Khadim un homme acquis à leur cause. Au surplus il refusa l’honneur aux honneurs. Cette réussite ; le Maitre le doit à sa ferme résolution. Ainsi on doit le copier en cela car c’est la une attitude qui malheureusement fait défaut de nos jours  : Dieu dit bien dans Sourate Tâ-Hâ  verset 115 le coran : wa laqad ahidna ‘ila Adama min Qablu fanasiya  wa lam najid lahu azmaan .  Nous avons auparavant fait une recommandation à Adam ; mais il oublia ; et Nous n’avons pas trouvé chez lui de résolution ferme »

L’islam souhaite voir ses adhérents persévérants et fermes.  L’histoire de Jonas  l’homme au poisson milite en cette faveur.  Quel que soit  la difficulté ou l’injustice du moment  sachez que Dieu  vous récompensera.  Dans Assirul Mahal Abraari  cheikhoul  khadim  martèle : « Le Véritable payeur me paiera des troubles que les ennemis me causent et de tout cela le mal qu’ils me font.  Dieu seul est Payeur Véritable. » V. 9

En définitive faisons siens ces mots de Serigne bassirou :  “ le cheikh savait supporter maintes douleurs, braver les plus graves périls avec calme et douleurs sans se laisser aller la colère que pour plaire A Dieu. Il  supportait1’effort.  C’était un plaisir pour lui que de travailler continuellement en se donnant a sa tache corps et âme. Il  faisait preuve de générosité et de bonté dans le bonheur, de patience et de fermeté dans le malheur. IL  affrontait les obstacles sans se soucier de personne”.

Serigne khadim lo Gaydel   

Chers condisciples
Je vous salue et vous témoigne ma satisfaction au vu et au su de votre engagement
au service de Borom Touba à tout moment jusqu'à présent.

Déclaration de Serigne Khadim Lô sur la crise égyptienne et le massacre du 14 Aout 2013.

« ... Ne détruisez point la vie qu’Allah a rendu sacrée... ».  (Coran, Sourate -17, verset 33)

A la lecture des évènements qui secouent L’Égypte et plus précisément du massacre du 14 Aout ; L’angoisse est certes affligeante pour tout un chacun qui se soucie du bien-être de la Oummah. Dès lors nos prières accompagnent ces innocents défunts et nous partageons certainement la douleur de leurs familles.

Devant une telle calamité, la patience s’impose à la lumière du verset Coranique qui proclame : « Annonce une heureuse issue aux patients, à ceux qui, frappés d’un malheur disent : « nous appartenons à Dieu et à Lui nous ferons retour ! » Ceux – là, auront pour lot miséricorde et bénédiction de leur Seigneur  (Coran, Sourate 2-la vache v 156).

La mort de ces derniers est d’autant plus consternante qu’il s’agissait rien de plus que de simples citoyens exerçant leur droit aliénable de manifester.

Devant ce génocide du Caire, l’on ne saurait rester sourd et muet ou encore invoquer la « non-ingérence dans les affaires d’autrui. » car le coran dans sa Sagesse nous apprend que « Celui qui tuerait un homme non coupable d’un meurtre ou un délit sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. » (Coran Sourate 5 verset 32).

L’Egypte a été de tout temps un creuset de la science islamique et exerce une immense influence culturelle sur le monde arabe. Caire et sa fameuse université fut le berceau de bon nombre de dogmes et doctrines islamiques. Aujourd’hui c’est tout cet héritage qui est menacé. Au demeurant c’est toute la paix du monde qui est menacée d’une manière ou d’une autre dans ce conflit.  Dés lors notre responsabilité en tant que musulman de prime abord ou d’être humain tout court est entamée.

Cette crise foncièrement remet en cause la notion même de « démocratie. » et ce qu’il faut en penser ! Dans une démocratie des principes comme le droit d’association ou le droit de manifestation sont inaliénables. De même dans une démocratie on ne tue pas des concitoyens impunément ! Au demeurant dans une démocratie, lorsqu’ un gouvernement est démocratiquement élu, il va sans dire qu’un coup d’état ne saurait se justifier par les errements de ce dernier !

 

La décision de l’armée d’utiliser de la violence est à bien des égards une erreur de jugement qui mérite une ferme condamnation .Ainsi une béante plaie a été ouverte dans le processus de construction de la jeune nation et au-delà une grave violation des droits de l’homme tient lieu. A cet effet une condamnation ferme de l’OCI et de l’ONU s’impose. Ceci au lieu de faire le procès de L’Islam politique.

Il est sur que l’Egypte entre dans une période de turbulence sociopolitique et les enjeux sont multiples. Si pour certains il s’agit de savoir si le Congres Américain va continuer à financer une dictature rampante en déphasage avec la Loi, pour d’autres il s’agit de vite déclarer la faillite de la notion de « parti islamique. » avant que cela fasse des émules. En tout état de cause c’est le peuple Egyptien qui est perdant, lui qui voit ses terres se transformer en champ de bataille idéologique entre sunnites, chiites et wahhabites. C’est aussi la Oummah islamique qui perd ; elle qui a besoin de paix et de cohésion.

Que la paix et la non-violence enseignées par Cheikhoul Khadim se répandent sur l’humanité entière. 

Fait à Touba Baghdâd

 

Par Serigne Khadim Gaydel Lô Borom Ndame

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 Déjà à l’époque où tous les  puissants monarques enviaient le prophète illettré de l’ISLAM on se demandait pourquoi. On n’avait  jusque là jamais vu des sujets servir un roi comme le firent les compagnons de l’élu le plus pur. Ce privilège lui revenait exclusivement non pas parce qu’il fut doté de pouvoirs extraordinaires, mais grâce aux vertus pour lesquelles DIEU l’envoya sur terre. Sa mission consistait donc dans un monde sans éthique, à incarner la Miséricorde pour l’humanité toute entière.

Ce rôle de sauveur ne devrait-il pas être aujourd’hui interprété par nos dirigeants à une époque où le monde subit une crise économique dont l’ampleur et la portée des conséquences sociales constituent un casse-tête pour tous ?

L’argent et le pouvoir acquis de manière frauduleuse et utilisés à des fins personnelles au détriment de l’intérêt général et parfois même contre le peuple, conduisent nos différents pays vers la catastrophe. On compare aujourd’hui les Etats-Unis à l’URSS d’avant son effondrement. Les Etats-Unis dont la monnaie était couverte par de l’or en 1932 sont aujourd’hui le pays le plus endetté au monde.

Il nous incombe donc de faire une prospection pour connaitre les causes réelles de cette crise multidimensionnelle.

Depuis quelques années, l’économie mondiale est plongée dans une crise inégalée. Et l’actualité internationale en a fait son miel quotidien. C’est à la suite du déclin de la bulle immobilière aux Etats-Unis d’Amérique, plus communément appelée la crise deSubprimes,quela finance internationale, fondée sur un capitalisme inhumain, a commencé à montrer ses limites. De jour en jour, la situation économique internationale va de pis en pire. Ce climat délétère se traduit par la fermeture des banques, par la cascade de plans sociaux et par la montée exponentielle du chômage. Pratiquement, toutes les contrées du monde occidental sont touchées de façon drastique par cette crise. Inutile de mentionner les pays pauvres ; ils vivent quotidiennement dans la crise, la crise est même devenue de la routine pour eux.
Pour comprendre cette crise, il faut un peu remonter au déluge. En effet, depuis plus d’un demi-siècle, l’économie mondiale est dirigée par un capitalisme immoral, caractérisé par la spéculation, l’usure, les jeux du hasard, ettutu quanti. Bref, la philosophie principale du système financier international est fondée sur la devise suivante : « l’argent amène l’argent ». Dans la quête aveugle du profit, les règles morales, éthiques et philosophiques censées protéger le commun des mortels sont reléguées au second plan. En corollaire de ce capitalisme odieux, l’économie internationale est ébranlée dans ses principes directeurs. Les grands argentiers, les banquiers et les spéculateurs, imbus de leur orgueil, croyant que le système financier ne s’écroulerait jamais, sont surpris. Un partie de la crise économique vient du déséquilibre de la balance commerciale américaine et de l'excédent chinois qui pousse les Etats-Unis à emprunter massivement aux chinois mais aussi aux Japonais et aux pays producteurs de pétrole. Autrement dit « une partie de la crise est due au déséquilibre entre une Amérique qui dépense et emprunte trop et une Chine qui consomme et importe trop peu ».

 Aujourd’hui, les conséquences de cette crise se font sentir dans les quatre coins de la planète. Et l’économie mondiale peine à se relever, en dépit des multiples mesures.

Cette crise a également montré l'absence de découplage entre les cycles économiques et financiers des pays développés et ceux du reste de la planète. En effet le ralentissement en Europe et aux États-Unis se transmet aux autres par le biais d'importations moindres  et de réduction des flux d'investissements. Par ailleurs la crise économique a entraîné une baisse des cours des matières premières (pétrole etc.) qui affecte notamment l'Argentine, une partie des pays d'Afrique et la Russie. Enfin ces pays sont également directement affectés par la crise financière d'une part parce qu'ils subissent les effets du resserrement du crédit, par les problèmes que connaissent leur système bancaire et par le fait que de nombreux pays qui ne disposent pas d'une monnaie considérée comme « sure » voient la crise financière se doubler d'une crise monétaire d'autant qu'ils ont parfois empruntés en devises étrangères. C'est notamment le cas de l'Islande avec sa crise financière de 2008  et de l'Ukraine, qui étaient fortement endettés à l'international en monnaie étrangère, ce qui les a rendu vulnérables à une dépréciation de leur propre monnaie.

 En sus de conséquences liées au commerce, à la production industrielle, à l’emploi, aux marchés financiers, au tourisme et au climat politique, la crise de valeur engendrée par la crise économique ne devrait pas être laissée en reste.

En effet cette crise morale a atteint son paroxysme à travers différentes manifestations. La tendance en est qu’aujourd’hui les gens ont une aversion au bien ou cherche par tous les moyens à rendre bien ce qui est mal, déclarant ainsi la guerre aux défenseurs des règles morales et éthiques en général. Un exemple patent pour ce qui nous concerne est le fait qu’on s’accorde aujourd’hui au Sénégal sur des expressions telles que : « la jalousie  des hommes de bien », utilisées dans le langage commun alors qu’on devrait parler de la « solidarité entre hommes de bien ». Bien évidement, La jalousie pour ne citer qu’elle, figure parmi les vices dont nous met en garde l’auteur de « Massalikul jinan » ou  « les itinéraires du paradis » notre vénéré maitre Khadimou Rassoul à travers ces vers :

« Souhaiter la disparition du bien d'un croyant est ce qu'on appelle le "hasad"" (la jalousie)C'est à dire s'il le souhaite seulement parce qu'il ne lui vaut pas du bien en aucun moment. Le jaloux s'attriste toujours et prend ombrage du bien de son frère ; il ne se réjouit qu'à le voir dans le malheur ».

 « Repens-toi d'avoir aimé ce qu'ALLAHt'a interdit et effectue de bonnes actions en égard à ton bienfaiteur. Prie pour lui en son absence et souhaite-lui du bien et non du mal ».

Cette crise des valeurs va de mal en pis, car lorsqu’on substitue le mal au bien et que les hommes de biens deviennent victimes de la jalousie, toute notre peur se justifie surtout à l’endroit des disciples qui leur sont soumis et qui mesurent leurs actes en faisant référence à ces maitres. C’est pour une pareille situation mais à une époque différente que le prophète venait en sauveur. L’interprétation voire l’incarnation de ce même rôle devrait être l’affaire des responsables moraux et chefs religieux. Ils doivent s’unir en resserrant les rangs car l’information par la presse reste une entrave alors qu’elle devrait constituer pour eux une arme sophistiquée. Ces chefs religieux ont leur rôle à jouer puisque en dehors de leur fonction d’enseignant ils sont porteurs de messages et doivent activement intervenir dans la vie sociale.

Il y a environ 1500 ans déjà le coran prédisait cet effondrement du capitalisme tout en donnant les causes profondes. On ne peut nier ainsi le fait que l’Islam soit une alternative capable de fournir des solutions qui dépassent le génie des économistes contemporains.

Un exemple illustratif serait la finance islamique.

Face à la persistance et à l’acuité de cette crise financière, qui ne cesse de faire des victimes collatérales de par le monde, ne faut-il pas penser à mettre en place un autre système financier fondé sur la morale et l’éthique ? La finance islamique, aux vertus humaines et morales, n’est–elle pas une alternative viable et pérenne à cette crise ? En effet, expérimentée vers les années 1970, même si les règles coraniques et les traditions prophétiques relatives à la finance sont posées il ya 1500 ans, la finance islamique n’est mise au goût du jour qu’à la suite de la montée du « panislamisme » et du « boom pétrolier ». Ainsi, au sommet de Lahore, en 1974, l’OCI décida du quadruplement des prix du pétrole, ce qui a abouti à la création de la première banque islamique basée à Djedda. Cette première institution a jeté la base d’un système financier fondé sur les principes islamiques. Depuis lors, l’engouement pour la finance islamique ne cesse de s’accroitre. Pendant une période relativement longue et pour des raisons cultuelles et culturelles, la finance islamique avait du mal à s’infiltrer dans les réseaux financiers internationaux, compte tenu de l’hostilité des pays occidentaux à ce modèle. Schématiquement, la finance islamique se définit comme « l’ensemble des modes de financement ayant adopté par les musulmans respectant l’interdiction de l’usure et de l’intérêt ». En termes clairs, ce modèle financier tire ses fondements du Coran et de la Sunna à travers certains versets : « Dieu a rendu licite le commerce et illicite l’intérêt » (le verset 275 de la sourate al baqarah). Le riba, c’est-à-dire l’usure est condamnée par le Coran aux chapitres 2 (sourate la vache), 3(sourate de la famille d’Imran), et 30 (sourate des Romains). Les hadiths prophétiques en font mention également.
Dans l’esprit de la finance islamique, toutes les parties à la transaction doivent se partager aussi bien les risques que les bénéfices. La rémunération de l’argent placé ne doit dépendre que de la rentabilité de l’actif financé. Toute rémunération déconnectée de la rentabilité de l’actif financé est à proscrire. Enfin, la finance islamique exige que les transactions soient fondées sur une activité réelle et licite. En conséquence, les secteurs comme celui de tabac, de l’alcool, du jeu de hasard, du sexe, de l’armement sont prohibés. Ces règles simples et claires qui vont à l’antipode de la spéculation, de l’usure, du « riba » constituent, à n’en pas douter, un remède à la situation cahotante que nous vivons.
Au-delà même de la fonction éthique de la finance islamique, elle est devenue incontournable en égard à son apport à l’économie mondiale. Les actifs sous gestion par des banques islamiques représentent prés de 700 milliards de dollars à travers le monde. Il y aurait, selon les études récentes, plus de 250 banques et institutions financières islamiques en activité, présents dans 75 pays ». Et le marché potentiel est estimé à 400 milliards de dollars. Le poids économique de ce marché commence à séduire les pays occidentaux. Le premier pays occidental à mordre à l’hameçon de cette finance est l’Angleterre. Il a aussi servi de Cheval de Troie pour introduire la finance islamique dans l’espace économique européen. La France, longtemps restée hostile à ce modèle, n’a plus de choix d’y adhérer pour deux raisons fondamentales ; par le nombre de clients potentiels (500.000) intéressés aux produits issus de la finance islamique et par la dictée de la mondialisation. Ainsi, le 18 décembre 2008, le Ministère des Finances et de l’Economie a adopté des textes fiscaux facilitant la promotion de cette finance.
Le quotidien officiel du Vatican,L’Obsservatorea publié un article surprenant vantant les mérites de la finance islamique. « [Pour l’occident en crise], Nous pensons que la finance islamique peut contribuer à la refondation de nouvelles règles pour la finance occidentale, vu que nous sommes confrontés à une crise qui est essentiellement une crise de confiance dans le système ».

Pour terminer, la Finance islamique peut constituer une alternative économique au système financier mondial en agonie. Elle est une véritable opportunité géopolitique. Si elle est acceptée, elle peut être un barrage au « soi-disant » « Choc des civilisations » dont Samuel Huntington fut le promoteur. Mieux, elle peut créer des liens commerciaux à travers la planète, entre l’occident et le monde musulman. Enfin, elle peut s’inscrire, selon l’expression de Montesquieu, dans la logique «du doux commerce », facteur de paix mondiale. La reconnaissance des vertus de la finance islamique mettra un peu de bémol dans les discours de ceux qui fantasment sur l’Islam sans connaitre cette belle religion. L’islam ne se résume pas seulement à l’activité de certains orthodoxes. D’ailleurs quelle religion est à l’abri de l’orthodoxie ?

Les musulmans ont toujours été des gens civilisés, vivant en harmonie grâce au respect des règles de la charia dans une société où l’on met l' homme qu’il faut à la place qu’il faut. Les gouverneurs des provinces conquis étaient de vaillants guerriers doublés d’un génie en stratagème  de même la trésorerie générale était confiée au temps du prophète à un des plus grands donateurs un homme de confiance Ousmane Boun Haffan. Cette Situation de  crise nous interpelle en tant que citoyen du monde et devrait nous inciter à réviser les bases d’une solidarité qui ne figure que de nom.

L’entraide, les partenariats, le renforcement des organismes islamiques et la fortification des hommes religieux doivent être les premières réactions. En effet victimes d’attaques récurrentes et multiformes visant à réduire l’impact de la religion musulmane les responsables moraux et chefs religieux constituent une sacrée cible pour les mécréants, très souvent de grands argentiers qui militent pour la grande diplomatie. Avec des milliers de disciples sous leur responsabilité, l’Etat obligent ces hommes religieux et apolitiques  à faire de la politique sous la menace de leur faire vivre un calvaire dans le cas contraire.

Rappelons-nous que le prophète recommanda à Abou Bakr qu’il fallait à tout prix surmonter la difficulté pour ensuite prétendre à la facilité puisqu’en cherchant la facilité on se heurte toujours à la difficulté.

La « grenade » circule entre les grandes puissances qui chacune cherche à se démarquer par peur de subir le même sort que les plus démunis. C’est Là même  l’explication de la persécution et de la répression dont sont victimes les immigrés considérés comme étant la cause principale de tout le malheur des européens.  

Il serait naïf de croire à l’égalité des hommes que prône bon nombre d’organismes internationaux car après le bombardement de Bagdad par l’armée américaine aucunes d’entre elles n’a daigner porter un quelconque secours aux sinistrés musulmans. Cependant elles ne manquent pas d’imagination pour venir en aide au peuple haïtien.  

Certaines ONG qui se cachent derrière la noble vocation d’aider la femme et l’enfant à s’épanouir mènent une critique farouche des textes sacrés du Saint Coran avec la complicité des islamologues corrompus.

En conclusion rappelons que l’heure est grave et on devrait en toute chose apercevoir DIEU :

« Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

1. Ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre glorifient Allah, et Il est le

Puissant, le Sage.

2. ô vous qui avez cru ! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas ?

3. C'est une grande abomination auprès d'Allah que de dire ce que vous ne faites pas.

4. Allah aime ceux qui combattent dans Son chemin en rang serré pareils à un édifice renforcé.

5. Et quand Moïse dit à son peuple : “ô mon peuple ! Pourquoi me maltraitez-vous alors que vous savez que je suis vraiment le Messager d'Allah [envoyé] à vous ? ” Puis quand ils dévièrent, Allah fit dévier leurs cœurs, car Allah ne guide pas les gens pervers.

6. Et quand Jésus fils de Marie dit : “ô Enfants d'Israël, je suis vraiment le

Messager d'Allah [envoyé] à vous, confirmateur de ce qui, dans la Thora, est antérieur à moi, et annonciateur d'un Messager à venir après moi, dont le nom sera “Ahmad”. Puis quand celui-ci vint à eux avec des preuves évidentes, ils dirent : “C'est là une magie manifeste”.

7. Et qui est plus injuste que celui qui invente un mensonge contre Allah, alors qu'il est appelé à l'Islam ? Et Allah ne guide pas les gens injustes.

8. Ils veulent éteindre de leurs bouches la lumière d'Allah, alors qu'Allah parachèvera Sa lumière en dépit de l'aversion des mécréants.

 9. C'est Lui qui a envoyé Son messager avec la guidée et la Religion de Vérité, pour la placer au-dessus de toute autre religion, en dépit de l'aversion des associateurs.

10.ô vous qui avez cru ! Vous indiquerai-je un commerce qui vous sauvera d'un châtiment douloureux ?

11. Vous croyez en Allah et en Son messager et vous combattez avec vos biens et vos personnes dans le chemin d'Allah, et cela vous est bien meilleur, si vous saviez !

12. Il vous pardonnera vos péchés et vous fera entrer dans des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, et dans des demeures agréables dans les jardins d'Eden ? Voilà l'énorme succès

13. et il vous accordera d'autres choses encore que vous aimez bien : un secours [venant] d'Allah et une victoire prochaine. Et annonce la bonne nouvelle aux croyants.

14. ô vous qui avez cru ! Soyez les alliés d'Allah, à l'instar de ce que Jésus fils de Marie a dit aux apôtres : “ Qui sont mes alliés (pour la cause) d'Allah ? ” –

Les apôtres dirent : “Nous sommes les alliés d'Allah”. Un groupe des Enfants d'Israël crut, tandis qu'un groupe nia. Nous aidâmes donc ceux qui crurent contre leur ennemi, et ils triomphèrent. » Coran sourate 61

Ses versets trouvent toute leur importance dans ce contexte chaotique où droits et privilèges sont refusés aux hommes religieux et par conséquent deviennent inaccessibles. Pourquoi n’a-t-on pas décerné un prix Nobel de la paix à Serigne Mourtada Mbacké lorsqu’il mit un terme au conflit qui opposa l’imam Khoumayn et le Président Reagan ? Sans aucun doute parce qu’il est le fils d’un grand défenseur des valeurs islamiques.

L’objectif est le même et la volonté commune. Unissons nos forces, et prenons l’assaut sur les forces maléfiques qui nous hantent.

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 Dakar abrite depuis le vendredi 10 Décembre pour quelques jours le Fesman. C’est le troisième Festival que les dirigeants politiques organisent, pour soi-disant montrer que la culture ou la civilisation négro-africaine ont leur place au banquet de l’universel.

Personne ne conteste la place de la culture dans une société et son nécessaire développement, tant qu’on parle bien sur de la bonne et utile culture non- constituée que de danses et folklores mais celle negro-islamique si chère à Cheikhoul Khadim et dont le mouridisme en est toujours le permanent champ d’expérimentation.
Si l’objectif de tout cela de prime abord en était toujours la restauration de la dignité de l’homme noir ; qui mieux que Ahmadou Bamba à eu en être le chantre ?
Lorsqu’on parle de la contribution de l’homme noir dans l’histoire des civilisations qui mieux qu’Ahmadou Bamba a eu à porter haut le flambeau des peuples noircis par le soleil des Tropiques. Encore une fois si l’objectif initial de ce projet de Fesman de 1966 a 2010 fut de tout temps ; la renaissance de l’homme noir, regardons du coté de l’apôtre de Touba et toute la diaspora noire ne serait qu’ébahie.
Que l’on me comprenne bien !  Il ne s’agit pas d’associer Cheikh Ahmadou Bamba à ces folklores…Le Saint nom de celui que Moi Serigne Khadim Lo, j’appelle affectueusement et a juste titre    Mawlanah Ahmadou Khadim ; ne saurait être associé à rien d’autre que l’adoration du Seigneur Allah et à la servitude du Prophète Mohammad. Néanmoins l’étude de son histoire ne serait ce que dans ce qui est apparent nous donne des raisons d’être fiers. Et par ricochet le célébrer à tous les niveaux pour bénéficier des grâces attachés à la célébration d’un homme de Dieu –Béni. Au lieu d’un Fesman, il aurait été plus salutaire d’appeler le monde scientifique, ne serait ce à un symposium visant l’étude de l’œuvre de Serigne Touba et sa contribution économique, sociale, philosophique, académicienne, littéraire au banquet de l’universel. Il est tant que nous musulmans d’abord, Africains noirs ensuite ; saisissons la portée de l’œuvre de Cheikh Ahmadou Bamba et la plus belle des manières dont il nous a rendus fiers.  
De tout temps, dans l’odyssée des peuples, des personnes ont toujours été prédestinées à écrire les plus belles pages de I’ histoire. Ces individus s’immortalisent du fait de leur héroïsme ou courage ; la pertinence de leurs doctrines et préceptes ou leurs hauts faits… bref leur contribution à l’épanouissement de la condition humaine.  Au demeurant, il arrive que leurs actions soient si hautement méritoires que leur personnage dépasse la mesure du temps et de l‘espace ; pour servir désormais dans le domaine de l’universel.
C’est assurément le cas de ce Saint homme de Touba nommé Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké !
Il aura bien marqué I’ histoire du Sénégal des époques Mouhamadou Mbackiyou !
Toutefois, de par ses actions multiformes, il apporta au demeurant une contribution hautement positive au rendez-vous du donner et du recevoir, se projetant ainsi au-delà de l’espace typiquement sahélien. Dés lors cette cette personne mérite plus d’être célébrée par les peuples noirs et spécialement le Sénégal et non- ignorée.
Même en temps que votre guide spirituel ; je ne pourrai vous dire qui est Khadim Rassoul.Personne du reste ne pourra jamais. Il est de ces secrets que l’on ne va découvrir que le jour du jugement dernier car bien gardés par les anges sur le lehoul Mahfouz.
Cependant dans ce qui apparent et sur ce thème de la renaissance de l’homme noir, il a œuvre plus que quiconque. Il est vrai que de tout temps le noir a été trainé dans la boue de I’ histoire. Rejeté et méprisé, il n’a jamais eu à jouer sa partition dans I’ histoire des civilisations. Pourtant son seul tort fut de ne pas faire partie des scribes qui subjectivement écrivent l’histoire des peuples ….  Pourtant I’ histoire d’Ahmadou Khadim donne à toute la diaspora noire des raisons de croire que le noir n’est pas maudit par essence et pour cause
Serigne Touba eut la bienheureuse mésaventure de se confronter en diverses occasions   à deux races différences sur diverses occasions : la race arabe et celle caucasienne…et a chaque fois il eut à redorer le blason du noir.
Face aux blancs colonisateurs, il s’est dressé d'une façon nouvelle mais efficace pour parer à 1'entreprise de phagocytose de la culture negro- africaine. A l’époque ou tous les grands résistants comme Samory Touré ; El hadj Omar Tall ou Ousmane Dan fodio   disparaissaient sans qu’on enregistra un réel succès dans la lutte contre la colonisation ; Cheikh Ahmadou Bamba adopta une tactique différente de résistance non-violente et pacifique ; et cela avant Martin Luther King ou Gandhi. En 33 ans de privation de liberté et de toutes sortes de violence ils ne réussiront jamais à l’amadouer .Au bout du compte il eut un succès éclatant qui allait augurer des années nouvelles d'indépendance avec la création d’une voie nouvelle « mouridiyya » qui non seulement permet de lutter contre toute forme d’hégémonie même intérieure mais ouvre le chemin a un modèle d’adoration permettant de réussir dans les deux mondes spirituel et temporel. Au-delà, en une période ou la race semblait être le facteur conditionnant les rapports humains ; il bat cependant en brèche toutes les théories d’inégalité en se fondant   sur le Mot de la Divinité. C’est ainsi que déjà à bas-âge dans son traité de théologie du Massalik al Jinan il proclamait au vers 47, 48,49 : « Ne te laisse pas abuser par ma condition d'homme noir pour ne pas en profiter. L'homme le plus estimé auprès de Dieu, est celui qui le craint le plus, sans discrimination d'aucune sorte. La couleur de la peau ne saurait être cause de l'idiotie d'un homme ou de sa mauvaise compréhension. ».
Cheikh Ahmadou porta le fardeau de l’homme noir et fut le chantre de la lutte contre la colonisation tout en préservant la pureté de son idéal non violent. A ce niveau , il demeure que témoignage ne peut être plus probant  que celui du colon lui-même. En effet rappelons-nous du témoignage écrit du commandant Lesselves à propos du lion de djewol. Il dispose que « Ce Cheikh détient certes une puissance innée, dont la raison ne parvient pas à saisir la source et expliquer la capacité de forcer la sympathie. La soumission des hommes envers lui est extraordinaire et leur amour pour lui, les rend inconditionnels. 1l semble qu’il détienne une lumière Prophétique et un secret Divin semblables à ce que nous lisons dans I’histoire des prophetes et de leurs peuples.  Celui- là se distingue toutefois par une pureté de cœur, par une bonté et une grandeur d’ame et un amour du bien, aussi bien pour I’ ami que pour l’ennemi…Les plus injustes des hommes et les plus ignorants de réalités humaines sont ceux qui avaient porté contre lui de fausses accusations à lui prêter I’ ambition du pouvoir temporel.  Je sais que les Prophètes et les saints qui ont mené une guerre sainte l’ont fait sans disposer de la moitie de la force dont dispose ce Cheikh. »
Toutefois  si avec les colons il s’agissait d’une lutte non- violente dans l’optique de la résistance face à l’oppression ; avec les arabes de la Mauritanie et d’ailleurs, il s’agissait d’une autre forme de lutte ; celle de la promotion scientifique ; toujours dans la logique de la restauration de la dignité de l’homme noir ; En effet son exil de 1903 en Mauritanie a eu pour conséquence de mettre fin à  l’hégémonie des arabo-berbères sur les sciences religieuses ; prouvant de parfaite manière et si besoin en était que l’Islam est  une religion universelle fondée sur le degré de   croyance en Dieu et non sur la couleur de la peau. En d’autres termes face aux Arabo-berbères et dans une Afrique ou le noir musulman adoptait souvent une attitude de suivisme dans la religion, il a eu à donner à l’Islam son éclat d’universalisme. En clair Serigne Touba fut promoteur d'une véritable révolution culturelle africaine ayant comme assise une dignité restaurée de I’ homme.
D’ailleurs ce qui étonnait plus les maures c’était par exemple son parfait maniement de la langue arabe. Ils disaient bien : Comment un noir qui n’avait jamais fréquenté aucune des grandes universités de langues pouvait communiquer en un arabe si éloquent et pur .Et Comment était il parvenu à produire une littérature si féconde ? …Des tonnes de livres sur la religion de Dieu sans plagiat ou répétition aucune dans ses écrits ? Comment un noir pouvait-il manifester un amour si inégalable pour le prophète Mohammad (psl) au point de lui dédier des milliers de poèmes ? Ou encore comment un noir pouvait répondre à toute question mystique ou sur la tradition avec une telle précision sur la Loi ?
Il se prévalut de ce titre de Khadim Rassoul et leur apprit ce qu’il en était réellement de la religion islamique .C’est donc à juste titre que dans la liste d’innombrables témoignages des arabes un saint –homme comme Ahmed Mahmoud (RA) constate que « Chaque jour des milliers de personnes arrivent en vagues   successives devant sa porte. Dieu lui a donné la joie que nul autre n’a pu obtenir. Il est amour et générosité. Le dernier arrive chez lui recevra autant que le premier : amour et accueil .Nul autre que lui ne peut incarner la générosité. Ahmed tu n’a pas de pareil .Nous n’aurions jamais connu la voie droite si nous n’avions pas connu ta voie idéale. » Dans la lancée Mohammed Ibn Youssef dira : « …La source de ton Wird viennent boire vieillards et jeunes .Ne nous intéresse que toi et nul autre Cheikh.  Nous ne suivrons nul autre que toi et .Les autres Cheikh qu’ils le veillent ou qu’ils le refusent devant toi doivent s’incliner. »
Et conscient de cette précellence, deux poètes maures du nom de Mohamad ibn Al hassane et Mohammed Ajfagh lanceront cet appel universel : « hommes levez-vous et témoignez ! Ne gardez pas ce que vous savez, vous commettrez une agression.  Je vous demande.  Avez-vous vu quelqu’un qui prie et se prosterne tel que le fait le Cheikh El Xadim ? Si vous dites Nous ne lui connaissons pas de semblable vous direz vrai.  Sinon vous serez dans l’erreur.  Je témoigne qu’il n y a pas sur terre de noble que Cheikh Ahmadou Bamba. » « Détourne-toi de ce temps et demande Le secours de Cheikh Ahmadou Bamba qui a été le maitre des Zaouïas des Arabes et des non arabes .Détourne- toi de ce temps et demande le secours de Cheikh El Khadim qui n’a pas pris la religion pour du plaisir et du jeu. Détourne-toi et demande le secours de Cheikh Ahmadou Bamba qui n’a demande qu’à obéir à Dieu et au prophète (PSL). »
Dès lors chers disciples et plus particulièrement mes amis jeunes, donnons à Cheikh Ahmadou Bamba la place qu’il sied. Son histoire donne amplement des raisons de croire en nous-mêmes .Au demeurant à travers son personnage nous avons ce qu’aucun peuple n’a jamais eu comme référence. Des lors célébrons-le tous les jours même si les gouvernants ne le font pas .
En tous les cas c’est tout l’objectif de l’implantation de Touba –Baghdâd …Nous y célébrons de tout temps et à tout moment Mawlanah Ahmadou Khadim.

Serigne khadim Gaydel Lo  Borom Ndame

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