الإثنين 22 ربيع الأوّل 1439 Tuesday 12 December 2017

Pass Pass

Pass Pass (46)

Dans l'éducation que notre vénéré Cheikhoul Khadim inculquait à ses disciples, le zikr par la répétition constante de la formule "Laa Ilaha ilallah" a toujours constitué un pilier dans l'ascension spirituelle de ces derniers . C'est sur cette voie qu'il avait initié son disciple émérite Cheikh Ibrahima Fall en lui attestant :"qu'il n'y a point d'acte plus éminent que la prononciation perpétuelle de la formule  "Laa Ilaha ilallah" où que l'on puisse être ". 
Mame Cheikh, ayant suivi cet ordre de Serigne Touba, qu'il considérait comme son Seigneur, à la lettre, témoignera plus tard que c'est par  la pratique du Zikr qu'il est arrivé à être le voisin des astres, à l'image du soleil qui lui fournissait du feu à sa demande. 
En effet le zikr nous permet de nous détacher des illusions terrestres au point de devenir un privilégié détourné d'un monde qui ne cesse de nous tendre ses trésors; mais il faut obligatoirement être assisté d'un maître spirituel, car dans le cas contraire, on risque fort de ne pas avoir les résultats recherchés.
Le Prophète Mohamed (SAW) nous dit que quiconque prononce de manière continue avec conviction la formule  "Laa Ilaha ilallah" entrera au paradis sans rendre des comptes. 
Toujours dans cette logique, Cheikh Ahmadou Bamba écrit que: "Vénérer le Seigneur Tout Puissant en prononçant continuellement la formule " Laa Ilaha ilallah" où que l'on puisse être, garantie à celui qui le fait l'accès absolue aux bienfaits dans ce bas monde et dans l'au delà."
Cependant Serigne Touba recommandait à tous les disciples qu'il initiait sur la voie du zikr de s'abstenir de manger toute nourriture acquerie de manière illicite, de tenir sa langue, de s'empêcher de déambuler n'importe où, et d'éviter absolument de regarder les choses prohibées. Ainsi l'accomplissement de ces conditions et la constance dans le zikr découlera indéniablement d'une élévation spirituelle qui permettra même de côtoyer les anges en étant sur terre.

… L'islam attent de tout  musulman ou musulmane un attitude pacifique, indulgent, patient et bienveillant. Elle exhorte les musulmans à être bon pour les autres sans pour autant attendre une faveur en retour, mais en ayant comme objectif final la récompense d’Allah. Le musulman est celui qui ne souhaite à son prochain que ce qu’il aimerait avoir pour lui-même. 
Cette culture des valeurs de la paix doit être perpétué partout: dans les foyers, les bureaux, les rencontres etc. 
(...) Ainsi, c'est parce que Cheikhoul Khadim fut toujours empreinte par les ideaux de paix qu’il eut une victoire totale sur le colonisateur montrant ainsi au monde que  dans n’importe quel combat, la non-violence demeure la meilleure des stratégies.
De ce fait, le musulman, est celui qui doit se proposer de répandre cet idéal pacifique dans le monde car son identité est colorée par la culture de la paix. Ceci est notamment illustré par le fait que le Paradis auquel tout un chacun aspire est une maison de paix comme en atteste le verset 25 de la sourate 10 «  wallahou yahdahoo ila dari-l salami wayahdii maa yacha-u ila siratin mustakhim . » (Allah appelle à la demeure de la paix et guide qui Il veut vers un droit chemin.)

J’invite l’humanité toute entière à  regarder de plus près l’engagement dont a fait preuve Cheikh Ahmadou Bamba durant l’exil. Autant d’épreuves et de sacrifices surmontées avec bravoure et abnégation pour la plus noble des causes : le salut de tous les peuples.

C’est dans l’isolement et la solitude, sans une quelconque assistance devant ces innombrables obstacles, que Khadim Rassoul a lutté, non pas pour sa propre personne ni pour son peuple uniquement, mais pour que toutes les sociétés partout dans le monde puissent trouver le salut dans ce vaste champ qu’il aura lui seul réussi à défricher.
Hormis le plaisir qu’il éprouvait à formuler ses panégyriques exclusivement destinés à son bien-aimé le prophète Mouhamed (PSL),  toute sa vie était truffée d’épreuves et d’entraves de toute sorte: s'il n'est pas encerclé de soldats prêts à tout, il s’est trouvé devant l’autorité coloniale, seul dans leurs bureaux sans soutien ni assistance. De Jéwol à l'Afrique central il a tout enduré.
Les conditions climatiques dans les lointaines contrées où il fut  déporté étaient épouvantables. Un froid insupportable, l’humidité et la chaleur des tropiques, la brise maritime très corrosive, tant de souffrances qu’il a endossé pour l’humanité toute entière.
Ces millions de personnes toutes races confondues, toutes nationalités mélangées,  qui célèbrent ensemble dans la fraternité et la joie le Grand Magal de Touba, sont la preuve qu’Il est un bienfait destiné à  toute l’humanité.
Je crois que son exemple est notre meilleure  leçon de solidarité et devrait inciter chacun de nous à œuvrer pour que règne la paix, pour que   l’équilibre social à travers le monde entier soit réalité…

Serigne Khadim Gaydel Lô

La dernière étape du processus de perfectionnement spirituel est le nafsou Kàmil. A ce niveau l’âme retrouve intégralement son état pur. L’individu qui atteint cette étape vit quotidiennement un état paradisiaque tout en résidant sur terre avec ses semblables. C’est l’étape ultime du perfectionnement spirituel car si quelqu’un le dépassait il deviendrait alors prophète ce qui, nous savons, n’est plus possible. Les péchés de celui qui partage le repas avec cet individu, seront effacés; toute personne qui le croise et lui voue une sincère sympathie aura la même récompense. Celui qui se déplace pour aller lui rendre visite ou le comble de dons fera parti de l’élite de sa génération.

Cependant, prenons garde de ne jamais nous amuser à parler de choses sacrés que nous ne connaissons pas véritablement. La mauvaise habitude de cette présente génération est le fait de spéculer sur des sujets qu’il n’est permis qu’a une minorité de connaître à propos de la sainteté, du Trône Majestueux, de la grande assemblée des saints et beaucoup d’autres sujets. Ceux qui sont honoré de ce privilège savent bel et bien que des gens y vont pour assister et revenir car le séjour en ces lieux est très court comme nous le rappelait Serigne Abdoul Ahad Mbacké (RA) dans ses sermons.
En conclusion nous citerons ces vers composés par un des chantres du Grand Maître, Serigne Mbaye Diakhaté à propos du soufisme dont on parle dans cet exposé qui est loin d’être achevé.
« Sois  engagé ! Éprouve la faim ! Descends de ton lit ! Mets-toi au sol ! »
«   Enlèves tes chaussures ! Marches pieds nus, si ta voie est le soufisme ! »
« La richesse n’est pas un signe d’excellence, la pauvreté non plus n’est pas un signe d’imperfection. »
« Le critère qui détermine si nous sommes bon ou mauvais trouve sa source et réside dans le cœur. »

Serigne Khadim Gaydel Lô

La sixième étape du perfectionnement spirituel ou "jihad nafs" tire son origine dans la suite du verset coranique dernièrement cité : « retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée ».  Une fois le "nafsoul mardiya" atteint, l’individu n’est sensible qu’à ce qui est  directement en rapport avec son Seigneur; rien d’autre ne le captive. Son âme est agréée, donc affranchie des attaches terrestres. Il se voudra une personne sincère et auguste. Celui qui n’aura pas atteint cette étape ne devrait en aucun cas, s’aventurer à prendre en considération une quelconque allégeance ou se considérer comme un guide spirituel avéré. A ce niveau de perfectionnement l’individu sera vénéré. Le reste de ses repas de même que ses lieux de cultes seront très convoités car ils sont sources de bienfaits et d’élévation pour quiconque en dispose. Un objet qu’il aura touché sera une source de satisfaction pour quiconque veut voir ses besoins assouvis. Son âme est agréée et par conséquent de jour comme de nuit ses œuvres le seront.

Cependant, il faut insister sur le fait que l'on ne devient pas guide spirituel par voie d’héritage. C’est un titre que l’on acquiert  à la fin d’un long processus de perfectionnement de l’âme charnelle et non une simple appellation nominale par référence à un nom de famille. Notre vénéré Maître Khadim Rassoul n’a –t-il pas été traité de déficient mental ? La cause de cette attitude est le fait qu’il se soit très tôt démarqué de ses semblables par sa foi, son engagement et sa pudeur.

Serigne khadim Gaydel Lô

La cinquième station du perfectionnement spirituel de l'âme est appelée : "nafsu râdiya". Le disciple ne peut y arriver qu'avec l'appui et l'assistance d'un guide qui lui est supérieur spirituellement.

Cette étape du combat contre l'âme charnel tire sa source du verset coranique suivant : « retourne vers ton Seigneur, satisfaite… » [S89, V28]. C’est donc à ce niveau de perfectionnement spirituel que l’individu atteint ce que l’on appelle  "la dissolution"(AL FAN NAOU FIL LAH). Il s'agit, en effet, de l'harmonisation et de la synchronisation de l’âme avec la volonté divine. L’individu qui atteint cette station ne fait plus de distinction entre louanges et diatribes à son égard. Il ne ressent rien,  mis à part l’amour qu’il a envers son seigneur. Néanmoins il restera sous l’aile protectrice d’une "mère" (guide spirituel).
 Néanmoins, la personne aura à faire face à certains vices qui persisteront en lui comme : la fierté. L’individu en question devra mener à bien son combat et se protéger davantage. Il aura aussi à se repentir et à invoquer son Seigneur de façon permanente. Il doit également savoir qu’il ne peut se dissocier de la surveillance de son guide spirituel et de DIEU de la même manière qu'il ne pourrait se départager de son ombre. A ce niveau l’individu acquiert une amélioration de sa vision ésotérique (ouverture) et un développement  de son ouïe. S’il persévère dans son combat contre l’âme charnelle il atteindra le sixième niveau qui tire son origine dans la suite du verset coranique dernièrement cité : « retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée »...

Serigne Khadim Gaydel Lô

Celui qui a pu dépasser les deux premiers étapes de la perfection de l'âme dans le cadre du djihad nafs, à savoir, le "nafsou amàra bi sou-i" et le "nafsou lawama" doit s'employer davantage dans la lutte pour se parfaire car les étapes qui l'attendent nécessitent beaucoup plus de dévotion et de perspicacité.

Ainsi, la troisième étape, le "nafsu mulhima", s'appuie sur ce verset "Et par l'âme et Celui qui l'a harmonieusement façonnée et lui a alors inspiré son immoralité, de même que sa piété ! "[S91, V8]. A ce niveau de perfectionnement, l’âme cache certains vices qui ne sont visibles que par ceux qui sont dotés d’une ouverture ésotérique ("bàtine" en wolof). L'individu devra trouver une meilleure protection en s’attachant davantage à un guide spirituel. Il devra également multiplier ses bonnes œuvres et se consacrer à la bonne conduite tout en restant éloigné des futilités de ce monde frivole. A ce niveau le combat est toujours délicat. Mais si l’individu en question ne cesse d’évincer les impuretés qui entachent son âme il atteindra inévitablement la quatrième station spirituelle: "nafsou mout-ma inna". C'est au verset suivant : « ô toi, âme apaisée, » [S89, V27] que se réfère cette quatrième station spirituelle durant laquelle le disciple acquiert la proximité divine :« AL WOUSOULOU ILA LAHI ». Cependant, même à cette étape, certains vices subsistent à savoir l’ostentation et la présomption. L’individu en question devra faire preuve de plus d’humilité pour se protéger contre l’échec et la honte car, au stade ou il en est, il pourrait se tromper en se croyant l’esclave le plus proche du Seigneur. Le fait de se croire au sommet de la hiérarchie des adorateurs le conduirait alors à considérer tout autre individu comme un être inférieur. Par conséquent, il ne se soumettra qu’à sa volonté et ce comportement fera de lui le prisonnier de son orgueil. Pour se prémunir de cette menace il doit d’abord vaincre son âme. Ensuite il devra se plier à la volonté d’un maître spirituel ayant atteint un rang supérieur, et lui vouer un amour sincère dans le seul but d’obtenir, par le service qu’il lui offre, l’agrément du Très Haut.

Gaydel Borom Ndame

Le soufisme permet à l'être humain de se purifier de toutes les vices qui habitent son cœur (méchanceté, vanité, orgueil, ostentation...), afin qu'il puisse avoir accès à l'enceinte sacrée du Seigneur et ainsi prétendre bénéficier des privilèges de l'Éternel.
Les principes fondamentaux de l'école du soufisme ont été lancé par le Prophète Mohamed (PSL), qui dixit un jour à ses compagnons après de nombreuses guerres saintes livrés : « s'en est fini de la petite bataille (le djihad par les armes). Nous nous dirigeons vers la plus grande bataille ». Les compagnons de l'élu le plus pur s’impatientèrent  alors de savoir en quoi cela consisterait. Mohamed Rassouloulahi (Saw) leur répondit : "il s'agit du combat contre l’âme charnelle. Nous savons qu’en islam le croyant qui tuait un infidèle au champ de bataille ou mourait  au combat avait pour récompense le paradis. Par contre dans son combat contre son âme charnelle, s’il triomphe le croyant aura le salut mais s’il tombe il ira en enfer."
Il s'agit d'un combat que la personne mène face à un adversaire qui n'est autre que lui-même: son égo. Dans ce combat qui nécessite obligatoirement l'assistance d'un guide spirituel, l'être humain doit savoir qu’il existe sept stations par lesquelles l’âme devra passer avant d’atteindre la perfection à la phase ultime.
Il s’agit des étapes suivantes :
« nafsu amâratou bi sou i », « nafsu lawâma », « nafsu moulhima », « nafsu mut ma ina »  « nafsu râdiyah », « nafsu mardiyah », et le « nafsu kâmilah »
La première station, "nafsu amâratou bi sou i", est celle au cours de laquelle l'être humain devra combattre l’âme qui, en question, l'incite à faire le mal; comme en atteste d'ailleurs le verset coranique suivant : «Je ne m'innocente cependant pas, car l'âme est très incitatrice au mal » [S12, V53]. Si le croyant surmonte les épreuves de la première étape, il évolue vers la suivante.
C'est le "nafsu lawâma" qui est la seconde station du djihad nafs, et qui tire sa source du verset suivant: « Mais non ! Je jure par l'âme qui ne cesse de se blâmer. » [S75, V2] . Arriver à ce niveau  il s'agit de fortifier l’âme qui nous prohibe tout ce qui est mal et nous réprouve lorsqu’il nous arrive de vouloir transgresser les lois de la Divinité. Cependant, à cette étape il reste à l’individu certains vices comme l’orgueil, l’ostentation, la fierté et la présomption qu’il devra combattre....
(....... ) A suivre

Serigne Khadim Gaydel Lô

Le mouridisme est basé sur une doctrine claire et concise qui donne lieu, notamment, à des recommandations et à des prescriptions.

Son fondateur lui-même, en l'occurrence  Cheikh Ahmadou Bamba, nous enseigne à travers ses écrits les caractéristiques qui permettent d'identifier le mouride véridique.
Dans le texte, le Cheikh notifie que le disciple doit éprouver envers son guide spirituel un amour permanent et sincère. Il faut noter que cet amour est le parchemin qui guidera les pas du disciple dans le sentier qui mène au Seigneur; par conséquent il lui faudra s'assurer à tout moment de la véracité de ce lien sentimental. Le Cheikh ajoute qu'en plus de cet amour sincère et permanent, le mouride doit à son guide spirituel une obéissance immédiate et inconditionnelle à tout instant, peu importe les circonstances ou la finalité; ceci même si sa vie en dépend. Cette déontologie doit avoir comme fondement une confiance inébranlable du disciple en son marabout. Cheikhoul Khadim nous dit également qu'il est formellement interdit au disciple mouride de s'opposer à la volonté de son guide spirituel, que cela soit secrètement ou ouvertement.
Dès lors, il faut faire très attention aux idéologies externes qui infiltrent nos sociétés et qui œuvrent pour la disparition de toute forme d'autorité religieuse.
La reconnaissance de l'autorité du guide spirituel est ce qui confirme le statut du mouridoulahi.
Je rends ainsi un vibrant hommage à notre guide et khalife général, Cheikh Sidy Moukhtar Mbacké qui, en plus d'être l'autorité suprême de la mouridiya, est un garant incontournable du développement et de la prospérité de l'islam.
J'invite, de ce fait, tous ceux qui se réclament de l'héritage de Cheikhoul Khadim, et tous les disciples à se soumettre à son autorité et à appliquer ses "ndigëls" même s'ils semblent ne pas nous arranger.
D'ailleurs le "ndigël" trouve tout son sens dans son application malgré soi.

Serigne Khadim Gaydel Lô

Durant sa vie, chaque être humain doit s'appliquer continuellement à implorer le Pardon du Seigneur Tout-Puissant pour ainsi obtenir Sa Clémence.

Nos ancêtres, Adam et Ève ont été les premiers à s'y exercer; après leur désobéissance dans au paradis, et Dieu décida de les envoyé sur terre pour les punir. Cependant, lorsqu’Adam et Ève se sont retrouvés à la Mecque, perdus de vu, ils se sont mis à implorer l'indulgence du Créateur qui, dans Sa Longanimité leur a finalement accordé Son Pardon.
Ainsi l incombe à tout musulman de se consacrer continuellement à cette repentance envers Dieu, ne serait-ce que pour avoir un meilleur sort. Le Maitre des cieux et de la terre, Lui-même, attend de sa créature humaine qu'il implore Son Pardon au moins 70 fois chaque matin avant de vaquer à  ses occupations. Le Prophète Mohamed (PSL), quant à lui recommande aux musulmans de se repentir et d'implorer La Clémence Divine pas moins de 100 fois par jour, notamment par la prononciation de la formule " Astahfiroulah-Al Hazìm".
Par ailleurs, aujourd'hui, vu le grand nombre de péchés que l'être humain est capable de commettre dans une journée, sciemment ou inconsciemment, mieux vaut faire la repentance au moins 1000 fois par jour.
Quoi qu'il advienne il faut savoir que la malédiction s'abat sur ce monde. Notre époque est marquée par un malaise insurmontable à tous les niveaux, au point où la société s'est retrouvée dans une impasse. Les temps sont difficiles et la situation ne s'améliore pas.
S'il y a quelque chose qui peut bien soigner ce mal, c'est la repentance des peuples et leur retour vers Dieu. Quand on ne sait plus où l'on va, mieux vaut retourner à la source.

Serigne Khadim Gaydel Lô

Page 2 of 4
© 2017 Khadimrassoul.net All Rights Reserved. Designed By Cellule Communication DRLH