الجمعة 29 المحرّم 1439 Saturday 21 October 2017

Pass Pass

Pass Pass (42)

Que serait-il advenu de nous, du Sénégal des valeurs, de l’Islam en Afrique, si en ce 18 Safar Cheikh Ahmadou Bamba n’avait pas été volontaire pour hisser haut l’étendard de l’Islam face au projet colonial. Ainsi ce jour de Magal est celui de notre indépendance à tout jamais acquis, celui de la consécration dans l’islam sans pour autant oublier la restauration de la dignité de l’homme noir.

Nous assistons actuellement à un échec de toutes les théories et philosophies modernes concernant la vie en société. De la chute du marxisme au rejet du libéralisme après le recul du socialisme, nous voici face à une montée en puissance du nationalisme dans certains pays. L’échec est total. Il semble que toutes les manières de pensée la vie en communauté soient ballotées et le monde vit dans la tourmente.

Le Magal est d’abord un événement qui permet d’avoir une pensée pieuse pour les souffrances atroces subies par le Saint homme au bénéfice de son peuple meurtri. Si aujourd’hui nous pouvons festoyer dans la paix, c’est qu’un martyr a témoigné de sa foi en portant haut l’étendard de l’Islam dans les eaux troubles de la colonisation. En cela, il est l’archétype du Sadiquin, du Salihin et du Sahada réunis à l’aune du verset 69 de la sorate « An nisa » qui proclame : « wa man yuti i allaha wa ar rasula fa-ula-ika ma ‘a al –lazina an ama Allahu’ alaytim mina an nabiyina wa as siddiqina wa ash-shuhada-i wa salihina wa hasunaula-ika Rafiqaan » ( quiconque obéit à Allah et au messager, ceux-là seront avec ceux qu’Allah a comblés de Ses Bienfaits : les prophètes, les Véridiques, et les vertueux. Et quels bons compagnons que ceux-là).

À tout instant, Cheikhoul Khadim s'est distingué par son dévouement perpétuel à l'enseignement de la science utile (celle qui inspire au savant la crainte de Dieu, le Créateur des serviteurs) qui se manifeste d'ailleurs par l’ouverture d’innombrables Daaras et surtout l’écriture de milliers de livres. Même lors de l’exil, il ne cessa de réitérer cet appel à l’éducation. Dans une lettre adressée à partir du Gabon à son frère Cheikh Ibra Faty, il insiste : « J’ai ordonné à tous ceux qui me suivent pour l’amour d’Allah le Très Haut le Généreux d’apprendre les principes de base, le tawhid, les lois de la pureté, la prière, le jeûne et autres obligations qui incombent à ceux qui en sont capables… ».
Même après les deux exils qui correspondent à un état de réalisation spirituelle totale, il continua tout de même à exercer ses premiers amours d’éducateur. C’est ainsi que dans un rapport d’espionnage concernant ses agissements, un administrateur colonial  écrit objectivement : “ Le cheikh partage son temps entre la lecture, l’enseignement qu’il donne le plus souvent en plein air, se servant du sol sablonneux comme d’un tableau sur lequel il trace avec son doigt de petits schémas destinés à appuyer des démonstrations et à aider la mémoire de ses auditeurs ». (Lesselves, correspondance du 22 Octobre 1915.)
En définitive Cheikhoul Khadim, le savant noir s’est montré inégalable dans le domaine de la connaissance. Au demeurant s’il peut en être ainsi c’est que sa science orthodoxe est des plus pures, comme il le garantit lui-même dans Jazaoul Chakour (page 45): « il m’est parvenu du Savant, une science authentique et je ne rencontre point un facteur d’affliction à ce sujet».

Il est tant que nous musulmans d’abord, africains noirs ensuite saisissons la portée de l’œuvre de Cheikh Ahmadou Bamba et la plus belle des manières dont il nous a rendus fiers. 
De tout temps, dans l’odyssée des peuples, des personnes ont toujours été prédestinées à écrire les plus belles pages de I’ histoire. Ces individus s’immortalisent du fait de leur héroïsme ou courage, de la pertinence de leurs doctrines et préceptes ou de leurs hauts faits (...): bref du fait de leur contribution à l’épanouissement de la condition humaine.  Au demeurant, il arrive que leurs actions soient si hautement méritoires que leur personnage dépasse la mesure du temps et de l‘espace pour servir dans le domaine de l’universel.
C’est assurément le cas de ce Saint homme de Touba nommé Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké !
Il aura bien marqué I’ histoire du Sénégal des époques Mouhamadou Mbackiyou !
Toutefois, de par ses actions multiformes, il apporta une contribution hautement positive au rendez-vous du donner et du recevoir, se projetant ainsi au-delà de l’espace typiquement sahélien. Dés lors cette cette personne mérite plus d’être célébrée par les peuples noirs et spécialement le Sénégal.

En voyant une époque sombre comme la notre se profiler, où la quête de l’argent, du pouvoir et de la renommée occuperait une place très importante dans le quotidien des sociétés, Serigne Touba avait appelé au Djihadou Nafs afin de surmonter ces entraves qui font office d'obstacle sur le chemin qui mène à Dieu et à la paix intérieure.
Ces obstacles qui ponctuent nos vies se manifestent par des épreuves de toutes sortes que le Seigneur Tout Puissant affirme d'ailleurs dans le Saint Coran : « Et Nous vous éprouverons certainement par un peu de peur, de faim, de pertes de biens, de gens et de récoltes; mais annonçons la bonne nouvelle à ceux qui sont patients. » (Coran 2:155)
Ainsi, pour passer au travers de ces épreuves, dans cette vie de labeur et de luttes, la patience est essentielle.
Il s'agit de cette patience dont les compagnons élus du Prophète Mohamed  (PSL) et lui-même ont fait preuve lorsqu'ils ont subi toutes sortes d’attaques et de provocations avant leur triomphe de Badr; il y allait des lapidations, de l’exil en Abyssinie, des tortures, des invectives etc.
Serigne touba avait aussi fait de cette patience un principe essentiel dans sa quête et dans l'éducation des disciples. D'ailleurs Serigne Bassirou Mbacké témoigne à ce sujet que: " le Cheikh savait supporter maintes douleurs, braver les plus graves perils avec calme et patience sans se laisser aller à la colère, que pour plaire à Dieu. Il supportait l’effort. C’etait un plaisir pour lui de travailler continuellement en se donnant à sa tâche corps et âme. Il faisait preuve de générosité et de bonté dans le bonheur, de patience et de fermeté dans le malheur. Il affrontait les obstacles sans se soucier de personne”.

Le mouridisme est basé sur une doctrine clair et concise qui donne lieu, notamment, à des recommandations et à des prescriptions.
Son fondateur lui-même, en l'occurrence  Cheikh Ahmadou Bamba, nous enseigne à travers ses écrits les caractéristiques qui permettent d'identifier le mouride véridique. 

Si l’on posait la question à savoir quel est le lien le plus fort qui puisse unir les gens, la plupart, de nos jours, répondraient probablement les liens du sang, les liens raciaux, les liens de nationalité, etc.  Mais le Coran nous apprend que ces liens ne sont pas si forts quand ce qui les soutient, à la base, est faible.  Dans le Saint Coran, Dieu donne comme exemple Caïn et Abel, dont l’un tua l’autre en dépit du fait qu’ils étaient frères, et le prophète Joseph qui a été jeté par ses frères au fond d’un puits.  Ils étaient tous liés par le sang, mais leurs intérêts personnels avaient pris le dessus sur ces liens.  C’est d’ailleurs ce que nous pouvons observer, de nos jours, un peu partout à travers le monde.  Les liens qui unissent les gens sont subordonnés à leurs désirs et à leurs objectifs, ici-bas.  Nombreux sont ceux qui sont prêts à vendre père, mère et enfants pour atteindre leurs objectifs ou pour obtenir ce qu’ils désirent.
Tout cela démontre une chose : lorsque ce qui lie les gens est basé sur des considérations affiliées à ce bas monde, même s’ils sont liés par des liens sanguins, ceux-ci sont abandonnés ou ignorés dès que certaines circonstances se présentent.
Donc, comprennons que les liens les plus forts qui puissent être établis entre les gens sont ceux qui sont basés sur l’islam et la foi, car ils sont etablis sur la seule base de la croyance commune. C’est ce dont le Tout Puissant parle, dans le Coran, lorsqu’Il dit : « C’est Lui qui t’a soutenu en t’apportant Son aide, ainsi que l’assistance des croyants, dont Il a uni les cœurs.  Même si tu avais dépensé tous les biens de la terre, tu n’aurais pas réussi à unir leurs cœurs ; c’est Dieu qui les a unis, car Il est certes Puissant et Sage. » (Coran 8:63)
A ce propos le Créateur dit également : « Et agrippez-vous, tous ensemble, au « câble » de Dieu et ne soyez pas divisés.  Et rappelez-vous le bienfait de Dieu, sur vous, lorsque vous étiez ennemis ; c’est Lui qui réconcilia vos cœurs.  Puis, par Sa grâce, vous êtes devenus frères.  Et lorsque vous étiez au bord d’un abime de Feu, c’est Lui qui vous en sauva.  Ainsi Dieu vous montre clairement Ses révélations, afin que vous soyez bien guidés. » (Coran 3:103)
Le Coran et la sounna nous apprennent que les liens de la foi sont plus forts que tous les autres.  Par ces liens, des gens des quatre coins du monde s’unissent avec l’unique et même objectif : adorer Dieu seul. (...)

Serigne Khadim Gaydel Lô

Il n'y a de divinité que Dieu. Son Règne est sans partage. C'est Lui qui décide de tout, c'est Lui  fait, c'est Lui qui défait. Il n'a besoin de l'assistance de personne, Il ne demande l'autorisation de personne. Il n'agit que par sa seule Volonté en toute chose, en raison de son Omnipotence et de son Omniscience. Il ne fait recours à personne mais tout le monde a besoin de lui. Il préexiste à tous et Il est éternel. Il entend, Il voit, Il parle mais sa perception est sans commune mesure avec celle des créatures. Il ne ressemble à rien ni à personne. Rien de ce que l'on peut imaginer ou concevoir par la pensée ou par la parole n'est semblable aux attributs de Dieu. Il n'a point enfanté, Il n'a pas été enfanté, Il n'est le parent de personne. Toute créature est son serviteur. Il connait tout, Il n'ignore rien, Il est Omniprésent, Il a le dont de l'ubiquité. La solitude ne doit pas nous faire oublier qu'Il est partout avec nous, qu'Il est témoin de nos actes et de nos paroles, Il les enregistre, n'en oublie aucun et nous les rétribuera en conséquence. Il connaît la pensée de chacun de nous aussi nombreux que nous soyons, quelque soit la diversité des idées émises. Chacun de nous comparaîtra seul devant Lui, et croira alors être sa seul créature. Il est le Créateur, Il nous fait vivre par sa Grâce, Il repend ses bienfaits sur nous. C'est Lui qui met fin à notre existence et nous ressuscite sans aucun doute. Après nous avoir ressusciter, Il nous rassemblera en un jour, en un lieu, et nous Lui rendrons compte de nos actes, Il nous enverra au paradis ou en enfer suivant que nos œuvres auront été bonnes ou mauvaises.
Sa décision sera sans appel et chacun ne se préoccupera que de son propre sort.

« Mon miracle, ce sont mes écrits réalisés dans le service voué au partisan [le prophète (PSL)], et Allah le Maître de la noblesse  a été fécond envers moi » disait Khadimou Rassoul à propos de ses Khassïdes.
Nous devons savoir, qu’aucun des éléments du patrimoine Mouride, n’est égal aux écrits de Cheikhoul Khadim, et rien ne le sera jamais plus. Une énorme considération doit leur être accordée au point qu’à chaque déclamation, l’euphorie nous conditionne à claquer les doigts comme le faisait notre vénéré Maître Khadim Rassoul. Et lorsque Ce dernier  prononçait un intitulé ou seulement un mot dans un titre, cheikh Massamba et les autres se mettaient aussitôt à déclamer le panégyrique ainsi désigné; de loin on pouvait entendre le claquement de ses doigts.
(...) Nous devons savoir que Khadimou Rassoul est celui à qui le prophète (SAW) a réservé un privilège, que nul ne pouvait et ne pourra obtenir. Ainsi ses écrits sont considérés comme partie intégrante des miracles du prophète Mohamed (SAW).
Ses panégyriques constituent subséquemment pour nous :
- Un moyen sûr d’accès à l’agrément de DIEU ainsi qu’à son voisinage avec un cœur exempt de vices,
- Une voie de satisfaction de nos besoins ici-bas et pour l’au-delà,
-  L’assurance d’une prééminence sur nos contemporains,
- une source intarissable  de bénédiction aujourd’hui et demain, de manière explicite et implicite à la fois
- un océan de connaissances ésotériques...
A cet effet Khadim Rassoul dit: « Mes plumes élèvent l’esclave de DIEU en dépit des retraites spirituelles et DIEU est SUBSISTANT comme Il est SUFFISANT. »

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