الإثنين 22 ربيع الأوّل 1439 Tuesday 12 December 2017

Netali Borom Ndame

Netali Borom Ndame (80)

À son arrivée au crépuscule, à Dakar, il chercha à rompre son jeun et c’est en ce moment qu’il fut interpellé et conduit en un endroit obscure et insalubre. À peine fut-il à l’entrée de cette étroite chambre qu’on le déposséda du turban dont il se servait pour envelopper sa tête. Il fut jeté de force à l’intérieur et son pied fut transpercé  par une des pointes fixées au sol. Mais jamais il n’a manqué d’opiniâtreté car, dans la douleur, son premier réflexe sur ce lit de sang, fut la célébration, d’une  prière au cours de laquelle il récita les deux sourates les plus longues du Saint Coran pour réaffirmer sa soumission à  DIEU son seul et unique GARANT.
L’étroitesse et les autres aspects négatifs de la chambre ne lui permirent guère de faire une prosternation.
Sa première visite (ésotérique) fut  SOXNA DIARRA BOUSSO (Sa Mère)  qui ne manqua pas de lui donner les conseils que voici :
« Je suis ton seul témoin;»
«  Ce qui t’arrive présentement n’est qu’un début, le plus dur reste à venir car, »
« Tu es la seule personne qui  jura dès sa naissance d’adorer DIEU et de servir son envoyé comme nul ne l’a jamais fait »
Ainsi il eut la visite du prophète(PSL) et échangea avec lui des propos qu’il ne divulguera jamais. L’envoyé de DIEU lui recommanda de se rappeler du Martyr de la bataille de « ouhoud », notre maître Hamza.
Ensuite les Anges (DJIBRÎL, MIKA’IL, ISRAFIL, AZRA’IL) se présentèrent à causes des souffrances.
Ainsi il (Khadimou Rassoul)  souligne:
« Chaque fois que je me souviens de ce séjour (dans cette chambre), de ce commandant (qui en avait donné l’ordre), j’éprouve le l'envie de recourir aux armes pour me venger, mais l’effaceur(le prophète) me ramène à la raison ».
C’est après cette épreuve qu’il a eu l’occasion de terminer son poème intitulé « ASSIROU ».

Serigne Khadim Gaydel Lô

Il prit ainsi le train en direction de St-Louis et arriva avant la prière du crépuscule. Il séjourna tout le reste du mois de SAFAR et RABI’OUL AWWAL chez Ahmad Quouraichin excepté deux jours à savoir le jeudi et le vendredi.

Il a dit à ce propos : « DIEU m’a honoré (pendant ces deux mois) de bienfaits qui n’ont jamais été l’apanage d’un précédent depuis que l’islam a été révélé au prophète(PSL)» « J’ai enduré en ces lieux (à St-Louis) ce que je n’oserai jamais raconter par souci de bienséance vis-à-vis de mon Seigneur » et « ceci grâce à l’éducation que j’ai reçu de lui, le VIVANT qui s’est dispensé de la MORT »

Il séjourna dans cette région (St-Louis) pendant un mois et dix jours soit quarante jours. Ce long séjour fut dû au fait que ce fut la période pendant laquelle les autorités coloniales se concertèrent pour trouver un consensus puisque d’aucuns pensèrent que Khadim Rassoul devrait être emprisonné ou exécuté. Ses deux propositions furent aussitôt rejetées par le conseil privé, qui argumenta que ces dernières ne feraient qu’aggraver la situation de tension déjà incontrôlable et pourraient être à l’origine d’un soulèvement populaire. C’est à partir de ce moment qu’ils songèrent à l’exil de Khadimou Rassoul. Inconsciemment les autorités agirent en concordance avec la volonté de DIEU, de son Envoyé et de leur serviteur. Cette même situation fut vécue par le sceau des prophètes, lorsqu’il fut persécuté par les siens à la Mecque. Ces derniers se concertèrent à « Darou nadwa » dans le cadre d’une assemblée générale. Ainsi les décisions furent les même pour l’envoyé de DIEU. Ils jugèrent l’exil comme la solution la mieux adaptée et le prophète fut banni.

Comme le relate ce verset du Saint Coran :
« (Et rappelle-toi) le moment où les mécréants complotaient contre toi pour t'emprisonner ou t'assassiner ou te bannir. Ils complotèrent, mais Allah a fait échouer leur complot, et Allah est le meilleur en stratagèmes » (Coran verset 30 ; Sourate 2)
Khadimou Rassoul a dit :
« DIEU a remplacé en m’a faveur les trois propositions qui ont été faites lors du conseil privé à St-Louis par trois choses, à savoir :
IL m’octroya à mon départ l’ensemble des dons que les précédents auraient obtenus et m’éleva à leurs rangs respectifs, en sus de la précellence qui me fut accordée en termes de profession de FOI, de pratiques cultuelles de soumission à DIEU et de perfection spirituelle
Le fait d’être dépossédé de mes dents et d’avoir tous mes doigts coupés me semblait plus acceptable que d’être privé de deux choses dont IL m’honora également, à savoir :
L’idéal de la FOI, des pratiques cultuelles de soumission à DIEU et de la perfection  spirituelle
La proximité du prophète(PSL) à l’instar des combattants de Badr »
Ainsi, tous les marabouts de l’Afrique Occidentale Française furent sans exception convoqués à St-Louis pour la ratification d’un traité. La liste fut établie par ordre alphabétique, disent certains ; ce que nous ne partageons pas, car ceux dont les noms commençaient par la lettre A (comme Aïdara) étaient plus d’une vingtaine. Les critères intrinsèques sur lesquels se basèrent les colons pour établir cette fameuse liste nous sont inconnus.
L’objet de cette convocation ne fut pas plus que la ratification du traité qui stipulait les affirmations suivantes :
1. DIEU n’existe pas,
2. Il n’existe pas de prophète qui serait son envoyé,
3. Le « LIVRE » dont Il(DIEU) serait l’auteur n’est qu’une illusion
Toute désobéissance eut comme conséquence le fait d’être jeté de force dans la cage d’un lion affamé.
Ils (les autorités coloniales) appelèrent Serigne Coki Mouhamadou Yala Aminata DIOP en premier chef et lui demandèrent de signer. Il refusa catégoriquement et subit le tragique sort d’une proie à la merci de son prédateur.
Le second sur la liste fut Serigne Maka Birama Khadi. Tout aussi courageux que son prédécesseur, il déclina la proposition des colons et subit le même sort.
Serigne Balla Thioket fut le troisième désigné par le conseil. Il fit comme ses homologues et accepta d’être jeté dans la cage du lion.
Chemin faisant,le suivant sur la liste, le fameux N°4 fut CHEIKH AHMADOU BAMBA le serviteur du prophète. Il signa conformément au Coran, le contraire de ce que stipulait le traité à travers les versets de la 112e sourate « le Monothéisme pur » :
Au nom de DIEU, le Clément, le Miséricordieux.
1. Dis : “Il est Allah, Unique.
2. Allah, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons.
3. Il n'a jamais engendré, n'a pas été engendré non plus.
4. Et nul n'est égal à Lui”.
Il fut jeté dans la cage du lion mais, à la grande surprise des colons, le fauve devint aussi inoffensif qu’un mouton, comme si la bête voyait en Khadimou Rassoul l’image du Maître bien aimé. Ce dernier donna du pain et des dattes au félin comme le ferait n’importe quel maître pour récompenser l’obéissance d’un animal apprivoisé.

Il raconte :
« J’ai dépensé dans le sentier de DIEU ce qui m’a valu qu’un lion même affamé s’immobilise et devient docile devant ma modeste personne ».
Khadimou Rassoul rejoignit les quatre vingt autres marabouts qui attendaient toujours. Ils furent tous impressionnés de le retrouver intact et ne purent s’empêcher de lui demander par quel moyen il a su dompter cette bête féroce.
Il répondit :
« Celui dont la disponibilité en la faveur le l’envoyé de DIEU est certaine, s’il croise un lion verra la bête se soumettre à lui».
A St-Louis, Khadimou Rassoul écrivit les premiers vers de son poème nommé « ASSIROU » et en montra un extrait à Ahmadou Ndiaye Mabèye.
« DIEU a fait de toi la preuve matérielle que je reviendrais car tu resteras saint et sauf jusqu’à mon retour »lui fit-il savoir.
Les notables de St-Louis lui demandèrent par ailleurs de diriger la prière du vendredi. Il répliqua qu’il n’avait pas la prérogative qui lui permettrait de s’acquitter d’un tel devoir à cause de son statut de voyageur ce qu’ils surent à priori.
Ils lui proposèrent alors une prière surérogatoire dans le seul but de profiter de ses bienfaits, ce qu’il accepta.
Khadimou Rassoul les disposa en deux rangés, procéda à des permutations entres les individus de part et d’autre, avant de se tenir debout entre les deux fils d’hommes pour célébrer la prière. Après le salut final, ils lui demandèrent des explications.
Il répondit :
« DIEU m’a fait savoir que tout ceux qui se trouvaient devant moi lors de la prière ne seront plus de ce monde à mon retour, ainsi je me suis acquitté de mon devoir d’effectuer une prière mortuaire en leur faveur et de les abriter au PARADIS »
Il a dit :
«A St-Louis déjà, DIEU m’éloigna de tout ce qui aurait pu me contrarier par considération pour les combattants de Badr »
C’est pourquoi, lorsque les colons s’attardèrent dans leurs histoires de protocole, il formula (à St-Louis) une autre versification pas très connue, intitulé : « l’inspiration de celui qui est exempt de vices » et s’attaqua idéologiquement aux « blancs ». Ces derniers assaillis, meurtris, et humiliés par ses propos se dépêchèrent afin de l’exiler dans les plus brefs délais.
Il quitta ainsi St-Louis le jeudi 28 RABI’OUL AWWAL en direction de Dakar.


Serigne Khadim Gaydel Lô Borom Ndame

...Tous les marabouts de l’Afrique Occidentale Française furent sans exception convoqués à St-Louis...

...Quand Cheikh Ahmadou Bamba fut jeté dans la cage du lion, ( suite son refus de signer le traité des colonisateurs) à la grande surprise des colons, le fauve devint aussi inoffensif qu’un mouton, comme si la bête  voyait en Khadimou Rassoul l’image du Maître bien aimé. Ce dernier donna du pain et des dattes au félin comme le ferait n’importe quel maître pour récompenser l’obéissance d’un animal apprivoisé.

Il raconte :
« J’ai dépensé dans le sentier de DIEU ce qui m’a valu qu’un lion même affamé s’immobilise et devient docile devant ma modeste personne ».
Khadimou Rassoul rejoignit les quatre vingt autres marabouts qui attendaient toujours. Ils furent tous impressionnés de le retrouver intact...
...Les notables de St-Louis lui demandèrent par ailleurs de diriger la prière du vendredi. Il répliqua qu’il n’avait pas la prérogative qui lui permettrait de s’acquitter d’un tel devoir à cause de son statut de voyageur ce qu’ils surent à priori.
Ils lui proposèrent alors une prière surérogatoire dans le seul but de profiter de ses bienfaits, ce qu’il accepta.
Khadimou Rassoul les disposa en deux rangés, procéda  à des permutations entres les individus de part et d’autre, avant de se tenir debout entre les deux fils d’hommes pour célébrer la prière. Après le salut final, ils lui demandèrent des explications.
Il répondit :
« DIEU m’a fait savoir que tout ceux qui se trouvaient devant moi lors de la prière ne seront plus de ce monde à mon retour, ainsi je me suis acquitté de mon devoir d’effectuer une prière mortuaire en leur faveur et de les abriter au PARADIS »

Serigne Khadim Gaydel Lô

"De tout temps, dans l'Odyssée des peuples, des personnes ont toujours été prédestinées à écrire les plus belles pages de I 'histoire. Ces individus s’immortalisent du fait de leur héroïsme ou courage ; la pertinence de leurs doctrines et préceptes ou leurs hauts faits… bref leur contribution à l’épanouissement de la condition humaine.  Au demeurant, il arrive que leurs actions soient si hautement méritoires que leur personnage dépasse la mesure du temps et de l‘espace, pour servir désormais dans le domaine de l’universel.

C’est assurément le cas de ce Saint homme de Touba nommé Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké !
Il aura bien marqué I’ histoire du Sénégal des époques Mouhamadou Mbackiyou !
Toutefois, de par ses actions multiformes, il apporta au demeurant une contribution hautement positive au rendez-vous du donner et du recevoir, se projetant ainsi au-delà de l’espace typiquement sahélien. Dés lors cette personne mérite plus d’être célébrée par les peuples noirs et spécialement le Sénégal et non- ignorée.
Même en temps que votre guide spirituel ; je ne pourrai vous dire qui est Khadim Rassoul. Personne, du reste, ne le pourra jamais. Il est de ses secrets que l’on ne va découvrir que le jour du jugement dernier car bien gardés par les anges sur le lawhoul Mahfouz."

Serigne Khadim Gaydel Lô

"Cheikh Ahmadou Bamba était accompagné de quelques uns de ses disciples dont les plus en vu étaient, Cheikh Massamba Mbacké, Cheikh Balla Thioro et son fils Cheikh Mouhamadou Moustapha. A leur arrivée à Dakar en milieu de journée, le Cheikh et sa délégation ont été accueilli par Jean Thiam, qui leur a ouvert sa demeure avec une grande hospitalité.

Le gouverneur Merlin, quant à lui, a fait appel à Doudou Seck, l'interprète, pour que celui ci l'avise sur le comportement à adopter devant le grand marabout afin de ne pas l'offenser. Doudou  Seck qui fut alors témoin lors de la confrontation du 5 septembre, lui déconseilla d'appeler le Cheikh à l'heure de la prière ou de le recevoir dans une pièce où il y a une présence féminine ou encore de se montrer bavard sous peine de voir l'audience écourtée de son plein gré. 
Pour suivre le conseil de l'interprète, le gouverneur le convoque après sa prière de la mis journée.
Arrivé dans les lieux, Cheikh Ahmadou Bamba commença par purifier le bureau avec de l'eau avant d'y étaler son écharpe pour y poser le saint Coran qu'il tenait. Ensuite il effectua une prière.
Le gouverneur Merlin ne manqua guère qualifier les actes du Cheikh de discriminatoire à leur encontre. Après avoir certifier sa bonne foi, Khadim Rassoul leur fit savoir qu'il était nécessaire de purifier le bureau au préalable vu la sainteté du livre qu'il allait y poser; concernant la prière, le Cheikh soutient que les lieux étaient si bien décorés seul l'adoration de Dieu y était appropriée.
Merlin commença à formuler de long discours quand brusquement le marabout l'interrompt pour lui dire d'entrer dans le vif du sujet car il n'avait pas le temps.
Cette réaction avait fortement intimidé le gouverneur qui est allé droit au but en reconnaissant la responsabilité d'avoir constitué comme prisonnier le Cheikh en 1895 alors que celui ci était innocent. Devant les excuses que lui présente Merlin, Cheikhoul Khadim réitère son engagement envers le Tout-Puissant et leur répondit qu'il n'y a jamais eu de confrontation entre eux et que tout ce qui c'est passé découle de son pacte avec Dieu.
Le gouverneur poursuit et formule le vœux d'être tenu informé des besoins financiers du marabout afin d'y subvenir. Cheikhoul Khadim lui répondit: " le Seigneur m'a comblé bien avant vos naissances, et sachez qu'à part Dieu personne n'est en mesure de subvenir à mes besoins".
Ensuite Merlin lui témoigna une reconnaissance que le Cheikh rejeta en lui disant :" sachez que vous montrez une reconnaissance qui ne vous sera jamais rendu."
Pour finir, le gouverneur voulu remettre de l'argent à Serigne Touba qui refusa catégoriquement de le toucher avant d'inviter Serigne Mouhamadou Moustapha, qui  voulait le prendre, à faire de même. Le marabout ordonna ensuite à Serigne Massamba de réciter le poème qu'il lui avait demander d'apprendre 5 à 7 ans plus tôt. Dans ces vers, Cheikh Ahmadou Bamba atteste ne jamais se tourner vers autre que Dieu et que son pacte avec le Tout Puissant n'a pas de délai de prescription. Il ajoute que même en ce jour où l'ennemi retournerai vers lui avec de meilleures intentions, le Seigneur restera sa seul orientation."

Serigne Khadim Gaydel Lô

Ces propos de Borom Ndame concernant une partie des sacrifices endurés par le Cheikh pour la liberté de ses semblables nous édifient sur la reconnaissance éternel qui incombe à tout un chacun vis à vis de Cheikh Ahmadou Bamba.

Après l'abolition de l'esclavage, la nation négro africaine était loin de se douter du nouveau plan concocté par les occidentaux pour continuer la domination et l'exploitation des ressources du continent à leur profit: il s'agit de la colonisation.
Si d'aucuns ont eu la liberté de penser que c'est un "mal nécessaire", il n'y a rien qui dédit le fait que cette nouvelle forme de domination s'avère être pire que la précédente. Car si la première consistait à user la force physique de l'homme noir, la seconde tend à le contrôler sur le plan comportementale, émotionnel et sociologique, ce qui se résume à un esclavage éternel qui s'accroît d'une génération à une autre.
Cependant ces colons ont trouvé sur leur chemin l'opposition la plus coriace qu'ils eurent à affronter, et pourtant il s'agissait d'un Homme sans arme, humble, pieux et pacifique comme le reflète sa tunique blanche si légendaire: il s'agit de Cheikh Ahmadou Bamba.
Ce Cheikh qui a redorer le blason de l'islam en Afrique noir a en même temps libérer son peuple par la science, l'éducation, le culte du travail, mais surtout par la paix et la tolérance.
Pourtant Cheikh Ahmadou Bamba a payer le prix fort pour cela, les propos recueillis de Serigne Khadim Gaydel Lô lors Grand Magal  de Touba en 2014, à ce sujet nous édifient davantage sur ce qu'a pu subir le Saint homme pour notre cause, et sur les conditions à remplir pour avoir cette paix qui était si chère à Khadim Rassoul:
"C’est avec partialité qu’on l’arrêtât à Mbacke bari. C’est avec préjugé qu’on lui fit un procès d’intention devant le conseil prive. Suivirent des supplices atroces tels que, la cellule infecte de Ndakarou, la déportation a l’ile du Gabon (Jazira) ou pour un homme de Dieu il ne devait rencontrer personne qui fut en quête de Dieu ou de sa voie (sabil). Mais de cette solitude des iles, Dieu Merci, comme il le note dans son carnet de voyages « … les mois et les jours étaient devenus comme des personnes (ashkhas) qui lui tenaient compagnie » .Ses tourments furent certes énormes. A un moment entre les deux iles il se trouva dans un état d’épuisement (ta ’ab) tel qu’il ne lui reste plus qu’à rendre l’âme (khuruj ar ruh) (p 22). Cependant voici un pauvre expatrié (Mutagharib) qui mit à contribution ces moments pour se livrer à la guerre sainte des passions (mujahid li nafsi) . Et nul ne doute qu’il devint alors comme le soleil (ka sh shams) !
Et de ce voyage sur la mer il a redoré le blason de l’Islam,  de l’Afrique des eaux troubles de la Colonisation, tout en nous donnant notre vraie place dans l’islam ; nous, aux peaux noircies. De plus il chanta notre prophète mieux que les anges poétiques, jusqu’à hériter seul du titre de serviteur agréé (Khadiman li rrasuli llah ! )
.... La paix n'est pas seulement la sécurité physique ou l'absence de guerre et de conflit mais c’est aussi, comme je le réitère, un ajustement et une orientation harmonieuse de l'individu, d'une part vers son Créateur et d'autre part, avec ses semblables. Personne ne peut être en paix avec son frère à moins qu'il soit en paix avec lui-même et personne n'est en paix avec lui-même, sauf s’il est en paix avec son Créateur. "

Serigne Khadim Gaydel Lô

Lors du Gamou de Bakhdad 2015, Borom Ndame est revenu dans son discours sur un aspect spirituel de la vie éternelle du Prophète Mohamed (PSL), Nous vous livrons le récit complet;

"Nous sommes ici pour célébrer la commémoration de la naissance du Prophète Mohamed (PSL), celui qui est la source de toute sorte d'existence terrestre ou céleste.
Tout ce qui est, a été créé par Dieu à travers la lumière de l'élu le plus pur et pour sa face.
Quel fierté pour nous musulmans !
Le fait que, cette année, la célébration de la naissance du prophète Mohamed (PSL) coïncide avec celle de son prédécesseur Jésus fils de Mariam (24 décembre), est d'une grandeur inégalée émanant du Tout Puissant.
Rappelons nous de ce fait des paroles de Jésus à l'encontre de son peuple, à propos de Seydina Mohamed (PSL): "Vous, Peuple d'Israël, je suis l'envoyé de Dieu et je suis venu pour confirmer la venue des prophètes qui m'ont précédé. Je suis également venu pour vous apporter la bonne nouvelle à savoir l'arrivée prochaine du plus grand Prophète qui soit : son nom sera AHMAD".
Sur ce, sachez qu'après l'apparition sur terre du Prophète Mohamed (PSL), l'humanité n'a jamais revu un être susceptible de lui ressembler tant soit peu. 
Différemment des autres prophètes à l'instar de Moise et Noé qui avaient été envoyé vers leur peuple respectif, Seydina Mohamed (PSL) était investi de la Mission Universelle. Voici la raison pour laquelle Dieu lui dit dans le Saint Coran: "Je t'ai envoyé vers tous les hommes pour que tu les rende heureux par le paradis, et que tu les dissuade par l'enfer".
N'est ce pas miraculeux d'être reconnu et de se faire accepter comme Messager de Dieu alors que ce dernier ne faisait pas parfois l'unanimité au sein de ses propres créatures?
Que dire alors du fait que le Tout Puisant à la travers la formule " LA ILAHA ILAL LAH  Mouhamadan rassoul lilah " ait concilier son Nom avec celui de l'élu le plus pur de sorte qu'à chaque fois qu'est prononcée la formule "Il n'y a de divinité que Dieu", il s'en suit automatiquement "Mohamed est son envoyé".
D'ailleurs, parmi les plus grands saints, il y a n'en qui ont soutenu que le Prophète Mohamed (PSL) est immortel. Ils se sont appuyés sur le dialogue continu qu'il y a entre celui qui prie et le Prophète, particulièrement au moment du Tachaoud (taya), durant laquelle le premier formule la prière suivante: "que la paix, la miséricorde et la baraka de Dieu soi sur toi ô l'envoyé". Notre Maitre Mohamed nous a certifié qu'à chaque fois qu'un musulman formule la prière ci-avant le Tout-Puissant lui redonne vie juste pour qu'il la lui retourne."

Imaginez donc que si à chaque instant des prières sont formulées et notre Prophète vénéré est entrain d'y répondre; son âme demeurera ainsi toujours parmi nous;

Abdoul Aziz Sy

khadimrassoul.net

LES BIENFAITS DE L’ETERNEL

OU LA BIOGRAPHIE

DE CHEIKH AHMADOU BAMBA

LA PATIENCE DU CHEIKH

C’était la patience d’un homme pour qui tout autre que Dieu était méprisable par rapport a lui ;la patience d’un homme que le plaisir procuré par les actes dévotionnels faisait oublier tous les préjudices que ses ennemis lui infligeaient , la patience d’un homme qui ne ménageait personne quand la religion était en cause et qui était trop fier pour solliciter assistance auprès d’u autre que Dieu et Ses hommes.

Une fois le mois de Ramadan arriva alors que le Cheikh, confié par les autorités coloniales à l’homme sauvage, méchant et diabolique qui fut alors le gouverneur du Gabon était installé à Mayombé, île obscure située dans une région reculée du globe terrestre sur la coté de l’océan Atlantique, ou, dépourvu de tout sauf de ses livres, il souffrait à cause de son éloignement de son pays et sa pauvreté avilissante. Comme l’Islam était dans ce pays aussi étranger que le Cheikh, et qu’il n’y avait par conséquent personne qui fut religieusement compétent pou attester l’apparition de la lune, il ne pouvait connaitre le début des mois lunaires que grâce à un calendrier établi par lui-même. Le ramadan arriva alors qu’il ne disposait que des allocations que les autorités coloniales lui payaient. Mais, comme il avait depuis son enfance l’habitude de s’abstenir d’utiliser l’argent des détenteurs du pouvoir temporel et que, par abstinence, il a maintenu cette attitude avant et pendant sa détention par les français, il a jeuné le mois de Ramadan sans utiliser pour rompre son jeune autre chose que l’eau pure. Par souci d’observer la Sunna, il cueillait parfois des feuilles [fraiches] et les suçait, et ce jusqu’à ce qu’il termine le mois.

A ce propos, il dit : « Quand le mois est arrivé, je l’ai accueilli avec ce poème »

1 «  O meilleur hôte qui apporte bonnes nouvelles et secours !

Tu es la bienvenue : installe-toi à ton aise !

2 « Puisse-tu demeurer à jamais un généreux visiteur digne d’une hospitalité consistant en des actes de dévotion et une conduite droite,

3 «  un visiteur rendu vénérable par le Seigneur Qui n’a point d’associé et honoré par les gens de piété, de science et de droiture, etc. »

A sa fin, il lui fit ses adieux dans ce poème :

1 «  O apporteur de bonnes nouvelles véhiculées par des versets et des sourates, atteste que je suis l’esclave de Celui qui créa belle la forme [humaine].

2 «  Atteste que, pendant ton déroulement, j’ai adoré Dieu fidèlement et que je suis repenti de tout acte relevant de la faiblesse.

3 «  Retourne au Seigneur Qui n’a d’associé ni dans sa propriété ni dans les louanges qui lui sont dues.

Car il est le seigneur des djinns et de l’homme

4 «  Puisses-tu demeurer un généreux hôte qui m’apporte Secrètement et ouvertement une bonne nouvelles annonçant la bienfaisance qui m’est réservé, etc.

Ces deux poèmes vous révèlent son état d’âme dans les épreuves successives ; ils vous montrent également sa fierté, son mépris des terreurs, son dédain de leurs auteurs, la sincérité de son dévouement à Dieu, son amour de Dieu, son désir ardent de Lui, sa dépendance du Messager de Dieu (PPSL) et sa fidélité à son engagement envers son Seigneur.

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LES BIENFAITS DE L’ETERNEL

OU LA BIOGRAPHIE

DE CHEIKH AHMADOU BAMBA

- L’aspect scrupuleux de la personnalité du cheikh.

Par scrupule wara’, par générosité d’âme et par confiance en Dieu, il concéda à ses partenaires la part qui lui revenait de la propriété commune. C’est pourquoi il laissa à son frère ainé et à son oncle maternel tous ces esclaves, hommes et femmes, qui leur furent communs. C’est également dans le même souci qu’il s’abstint d’habiter ou de cultiver la concession commune héritée de l’ancêtre Muhammad le grand2, et qu’il construisit ses maisons bénies et destinées à la dévotion, sur un terrain qui, à ma connaissance, n’avait pas de propriétaire.

A ce propos, makhari Dia, un des grands disciples du Cheikh, m’a raconté qu’au temps où il dirigeait les travaux des disciples, le Cheikh leur disait souvent : << ne vous approchez pas de la propriété d’autrui>>.

Par ailleurs un esclave appartenant à plusieurs hommes dont un disciple du Cheikh était venu rejoindre ce dernier sans l’autorisation de ses maîtres. Quand le Cheikh apprit la présence de cet esclave, il dit aux mourides : << dites-lui de retourner à ses maîtres, et n’acceptez plus dans vos rangs un homme dans de telles conditions. Evaluez le prix de son travail pendant son séjour ici, et rendez-le à ses maîtres !>>.

En effet, chaque fois que pareil événement se produisait, il réagissait de la même manière et se montrait sévère à l’égard des personnes chargées de l’accueil et de la direction des disciples.

Cette attitude me rappelle sa stricte auto-observation et sa crainte de Dieu dont je vais vous donner un exemple qui vous permettra d’avoir une idée des autres aspects de la conduite du Cheikh : aux heures de la prière le Cheikh n’acceptait pas qu’un seul travail fût accompli avant la célébration de la prière. C’est pourquoi les disciples interrompaient leurs activités dés qu’on se préparait pour la prière. Quand par hasard un étranger, ignorant la discipline en vigueur dans la maison du Cheikh, avait accompli un travail au moment où l’on célébrait la prière, le Cheikh donnait à l’auteur du travail l’ordre d’arrêter et de le reprendre après la prière. De même il refusait pendant les jours du ramadan les services de ceux qui ne jeûnaient pas.

D’autre part, vous saisirait, lorsque nous parlerons des <<étapes>>, la signification de cette conduite, s’il plait à dieu qui couronne les efforts de succès et guide par sa grâce celui qu’il veut vers le droit chemin.

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 Serigne Touba avait atteint un niveau très élevé reconnu par tous ses pairs. Il dit :
 « Il est évident à tous les saints que je suis une des merveilles, signes de Dieu. » « Par un raccourcissement de la route, j’ai dépassé d’éminents soufis qui ont, tout le temps, été honorés de l’agrément de Dieu. »
 « Dieu s’est montré fier de moi devant les illustres saints et a satisfait le Prophète par ma vie (active). »
 « Dieu a joint ma vie à celle de Dieu, je vis dans le paradis de Dieu. »
« Dieu m’a indiqué Dieu sans illusion, sans risque d’égarement. »
 « Je ne doute guère de ma qualité de voisin de Dieu. Quel magnifique état ! »
 « J’ai reçu un savoir que l’on ne voit point dans les livres, mais au contraire un savoir qui m’a été inspiré par l’Etre qui a fait de ma plume un rempart protecteur. »
« Dieu et son Prophète préfèrent mes écrits à ceux de tous les autres. »
 « Quand j’écris, le trône de Dieu exulte et les anges, émus, se mettent à proclamer la sainteté de Dieu. »
« Le révélateur m’a entretenu des secrets du Coran jusqu’au point où je deviens l’abreuvoir des assoiffés. »

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