الأربعاء 27 المحرّم 1439 Wednesday 18 October 2017

Netali Borom Ndame

Netali Borom Ndame (73)

Borom Touba a toujours consacré son temps à l’étude et à l'universalisation des sciences, mais il s’est particulièrement illustré dans la versification de panégyriques à l’endroit du Prophète Mohamed (saw): « Je me suis détourné de toute futilité pour consacrer Mes plumes à l’éloge du meilleur des envoyés. »
Ses écrits ne sont et ne seront jamais comparables à ceux de tout autre érudit, toutes générations confondues....
...Du haut de leur primauté, les poèmes de Serigne Touba ont également, tous sans exception, le pouvoir d'éloigner, de chasser le plus redoutable ennemi de l'homme à savoir satan le lapidé. A cet effet, le fondateur du mouridisme écrit :
« Mes panégyriques écartent Satan le rebelle et guident mes disciples. »
Ceci dit, l'engagement de Cheikhoul Khadim l'a même amené à innover le lyrisme prophétique en empruntant une métrique utilisée par un homme amoureux, à l’endroit d’une femme, qui ne faisait pas partie des tafhilas arabes connus, pour chanter les louanges de son bien-aimé Mohamed (saw). Il s’agit de la métrique utilisée dans  son poème intitulé MAWAHIBOU NAFIH fì madà ihi chàfih ou « les dons du profitable dans les panégyriques de l’intercesseur ».
Ainsi Cheikh Ahmadou Bamba dit dans le préambule de ce même poème :
« Range le parmi ceux qui chanteront ces écrits les Houris aux Beaux Yeux et les enfants du Paradis promis aux Pieux. » C’est d'ailleurs ces propos du Cheikh qui justifie qu'au sein du DIWANE RAHMATAN LIL HALAMINA il y a des femmes qui chantent ses panégyriques.
Retenons par là que Khadim Rassoul  est celui à qui le Prophète (saw) a réservé un privilège, que personne  ne pourra jamais obtenir. Ainsi ses écrits font partie des miracles du l'élu le plus pur.

Serigne Khadim Gaydel Lô

A l’image des prophètes cité pour leurs miracles, à des époques et dans des contextes  différents, Khadim Rassoul dit :

« Mon miracle, ce sont mes écrits réalisés dans le service voué au partisan [le prophète (PSL)], et Allah le Maître de la noblesse  a été fécond envers moi »
Nous devons savoir, qu’aucun des éléments du patrimoine Mouride, n’est égal à ses écrits, et rien ne le sera jamais plus. Une énorme considération doit leur être accordée au point qu’à chaque déclamation, l’euphorie nous conditionne à claquer les doigts comme le faisait notre vénéré Maître Khadim Rassoul. Et lorsque Ce dernier  prononçait un intitulé ou seulement un mot dans un titre, alors  cheikh Massamba et les autres se mettaient aussitôt à déclamer le panégyrique ainsi désigné. De loin on pouvait percevoir le claquement de ses doigts.
D'autre part, le prophète Mohamed (PSL) était un illettré ne sachant ni lire ni écrire car si tel était le cas les mécréants diraient, qu’il était l’auteur du Saint Coran. C’est la raison pour laquelle lorsque se fit sentir le poids de l’âge, il mit à ses côtés des jeunes très futés comme Abdoul Lahi Ibn Abbas à qui on collait l’étiquette "d’érudit de la communauté " de même qu’Abi Hourairra qui se chargeait de recueillir ses paroles [les hadiths] ainsi que son épouse Aïcha.
Khadim Rassoul a dit qu’il lui incombait, en tant que serviteur, et par considération pour son bien-aimé, de pallier ce déficit en plongeant dans l’étude des sciences. Il a sa vie durant respecté cet engagement ce qui lui a valu d’être l’abreuvoir des assoiffés de sciences.
Comme le dit cheikh Moussa Kâ :
« La précellence faisait que l’envoyé ne pouvait ni écrire ni chanter lui-même ses éloges, et  c’est la raison pour laquelle Il honora son serviteur, (Serigne Touba) en le lui recommandant. »

Serigne Khadim Gaydel Lô Borom Ndame

DIEU a confié à chaque Prophète un miracle susceptible d’émerveiller les gens de son époque. Moussa (Moïse) fut envoyé au temps où la magie garantissait le pouvoir des rois. Il fut doté d’un bâton qui pouvait se transformer et devenir un gros serpent avant de reprendre sa forme normale. Î’ssa (Jésus ou le saint esprit) ressuscita des morts, redonna la vue aux aveugles comme il permit aux handicapés physiques de retrouver l’usage de leurs membres. En son temps ce furent les prouesses thérapeutiques qui prévalaient. C’est de la même manière qu’à l’époque de notre Seigneur Mouhammad (PSL)  la rhétorique constituait le moyen de persuasion le plus sophistiqué. Dans une place publique, tout ce que disait un orateur à propos d’un individu, à travers des vers, était cru sur parole et pris comme tel. C’est pourquoi DIEU lui confia ce que les hommes et les djinns même réunis ne pouvaient produire et ce miracle ne fut autre que la parole divine, le saint Coran.

DIEU lui recommanda : « Dis : “Même si les hommes et les djinns s'unissaient pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne sauraient produire rien de semblable, même s'ils se soutenaient les uns les autres”. » Coran (S17 ; V 88)

Certains versets du Livre Saint ressemblent à des vers avec leurs rimes plates, croisées ou embrassées, leurs assonances et toutes les autres figures de rhétorique (par exemple la sourate Ach-chams « le soleil », At-tîn « le figuier »…) et cet aspect de la Parole Divine émerveillait les arabes.

Khadim Rassoul quant à lui se présenta à une époque où les hommes rivalisaient  à travers la maîtrise du saint Coran et des sciences religieuses. Il se hâta au début, de rendre plus appréhensible le  travail remarquable des érudits qui étaient venus avant lui, en simplifiant leurs ouvrages volumineux et prosaïques en quelques pages versifiées, et ceci, dans le but de permettre aux assoiffés de sciences d’en tirer profit plus facilement, ce qui constituait pour lui une manière de revivifier ainsi  la tradition du sceau des Prophètes (PSL). Il dit : « Je me suis proposé de vivifier les écrits profitables de mes Maîtres et prédécesseurs pour la Face de DIEU, celui-là qui a élevé mes encres et mes plumes. »

Serigne Khadim Gaydel Lô

« Travail comme si tu ne devais jamais mourir et prie ton Seigneur comme si tu devais mourir demain. » telle est la base du mouridisme …et la voie du salut des deux mondes pour tout homme, toute communauté, tout pays qui se respectent !

Serigne Touba nous a montré la voie en mettant le primat sur le travail. Ce ne sont pas les débats politiques puérils et stériles des dirigeants qui vont développer l’Afrique. Ce n’est qu’en travaillant, plus, encore et davantage que l’on réussira à rattraper notre retard en terme de croissance économique. Déjà dans Massalik Al Jinan, il déclare sans ambages au vers 1037 : « Sache que l’abandon à Dieu n’exclut nullement le Kasb, le travail pour gagner le pain ».

Il renchérit plus loin en disposant que : « Le meilleur comportement est d’allier le kasb à l’abandon à Dieu, bien qu’il y ait en cela un apparent divorce. »

Le concept du travail et singulièrement du travail de la terre est un substratum du mouridisme. C’est pourquoi les mourides ont toujours investi dans le travail de la terre. Les cheikhs de Serigne Touba ont su de bonne heure que cela était la voie pour atteindre l’autosuffisance. La Mouridiyya telle que établie par Cheikhoul Khadim est aussi un modèle multiséculaire de développement humain durable et d’équité sociale.

En inaugurant la voie du travail, Cheikh Ahmadou Bamba a montré que le salut de l’Afrique se trouvait sous le paradigme de « Liguey, niakk, jerigno. » ou celui « djeuf djeul».

Serigne Khadim Gaydel Lô

Lorsque Cheikh Ahmadou Bamba fut sur le bateau, dans l'attente du départ pour l'exil, il reçut la visite de nombreux de ses disciples dont, Cheikh Ibrahima FALL et Cheikh Mandoumbé MBACKE.

A cet effet Khadim Rassoul nous dit :
« Mon disciple, le véridique (Cheikh Ibrahima FALL) me trouva sur le bateau mais éprouva de l’écœurement.»
A Cheikh Mandoumbé MBACKE, Serigne Touba recommanda:
« Ô vous mes disciples retournez donc d’où vous venez car, sachez que je vous ai placé entre les mains du Meilleur GARANT.
Retournez ! Car sur tout ce que j’ai placé sous votre responsabilité, pas une seule branche ne se cassera »
Ensuite Il se retourna vers Cheikh Ibrahima FALL et lui confia :
« Soyez endurant dans l’adoration de DIEU ; ce voyage sera la source de votre bonheur mais également celle des générations futures ».
C’est la raison pour laquelle Serigne Moussa Kâ dit : « S’il n’y avait pas eu ce voyage, les wolofs  deviendraient des blancs et je jure au nom de DIEU que nous allons tous périr en enfer »
KhadimouRassoul avait clairement dit quelles étaient les causes occultes du voyage en ces termes:
« Les causes ésotériques du voyage sont les suivantes :
DIEU a voulu m’honorer de dons qui n’ont jamais été et ne seront jamais l’apanage d’une créature. Il a voulu également que je sois l’intercesseur des miens et l'Éternel Serviteur du Prophète (PSL) ».
Restons convaincus donc, nous autres Sénégalais, que Borom TOUBA se chargera de notre intercession sans aucun doute.

Serigne Khadim Gaydel Lô

Serigne Touba quitta sa demeure sise à Mbacké baary Djoloff à l'aube du samedi 18 SAFAR 1313 et arriva à Djewol l’après-midi, pour y trouver les soldats détachés pour sa capture. Ils furent désemparés à sa  rencontre au point de se précipiter tous vers leur commandant; KhadimRassoul  profita de l’occasion pour célébrer la seconde prière obligatoire de l’après-midi (Al Asr), avant de s’entretenir avec le commandant. Tout juste après la prière Serigne Touba tourna sa face vers la Mecque en prononçant cinquante fois la formule "Basmala" « Au Nom de DIEU le CLÉMENT  le MISÉRICORDIEUX ». Le commandant fut aussitôt tourmenté et s’occupa d’autres choses laissant ainsi à KhadimRassoul l’opportunité de passer la nuit à Djéwol. Cependant un des soldats fut animé fortement par une volonté d’entretenir une relation courtoise avec Serigne Touba. Il s’appelait Serigne Omar Ndiaye et habitait à Guoundioura Ndiaye.  Khadimrassoul eut aussitôt une grande magnanimité envers ce soldat. 

Cheikh Ahmadou Bamba raconte avoir vu ce jour pour la première fois les combattants de Badr avec qui il passa un accord. DIEU, exalté soit-IL s’adressa à eux en ces termes :

« Soyez témoins aujourd’hui que mon Esclave que voici, le Serviteur du Prophète (PSL), se trouve entre des mains ennemis, seul sur le chemin de l’exil. Soyez témoins que J’ai fait de Lui un des vôtres »
Les combattants de Badr répondirent : « Nous acceptons mais, Soyez témoin Vous qui êtes le Seul habilité à châtier les infidèles, que nous anéantirons quiconque tenterait de se rebeller contre lui »
Khadim Rassoul resta toute la nuit à Djéwol, et à l’aube ils se mirent en route pour COKI, qu’il rejoignirent le matin du dimanche. A son arrivée chez Serigne Makhtar Ndoumbé Diop (grand érudit qui a marqué son époque), Serigne Touba fit venir Massamba Gade et lui demanda du matériel pour écrire. Le Cheikh commença alors sur une tablette en bois, que lui avait remis ce dernier, les premiers vers de son poème intitulé "As Mawou Ahlou Badr " « Les noms des combattants de Badr ». Borom Touba dit à ce propos, que ces derniers sont venus se présenter devant lui un à un sans exception jusqu'à ce que tous leurs noms soient cités dans l'œuvre. Un poème qu'il a complété d'ailleurs à une fois à St-Louis.

Serigne Khadim Gaydel Lô

Et c’est ici à Dakar que Cheikh Ahmadou Bamba fut abandonné seul dans une ruelle face à un taureau dressé. Il fut interpellé à ce sujet par Cheikh Sahdbou ABI un grand érudit et saint homme  Mauritanien. Il voulut savoit quelles furent les sensations de Khadimou Rassoul lorsqu’il fut face à face avec l’animal enragé.

La réponse de Borom Touba fut la suivante:
«Saches que, je suis à une proximité divine qui m'interdit de penser à autre chose que DIEU,  S'il m'arrivait, je serais radié à l’instant même où je penserais à cette autre chose que Dieu. Le taureau dès qu'il s'est dirigé vers moi fut intercepté dans son élan et anéanti par l’ange DJIBRIL(Gabriel), sous ordre de son seigneur "

Le Cheikh fut ensuite reconduit au camp (actuel camp Dial Diop) et placé en garde à vue. C’est alors que le gendarme Ibra Binta Gueye interpella son supérieur hiérarchique et lui demanda de lui confier le détenu. Ce dernier accepta sous la réserve que, si le détenu s’échappait, alors il prendrait sa place. Il fut ainsi accompagné de son hôte et regagna sa maison. Ibra Binta Gueye laissa Khadimou Rassoul chez lui et sortit  chercher des talismans et autres remèdes dans le souci de l’aider à s’en sortir. A son retour il creusa un peu partout dans sa maison et commença à enterrer ses gris-gris. Khadimou Rassoul lui répondit alors que ce voyage était  sa volonté, celle de DIEU et de son envoyé.
Serigne Touba confirma à Ibra Binta Gueye : « Je partirais et je reviendrais. Tu assisterais à mon départ et à mon retour. Saches que tu ferais partie de ceux qui auraient le privilège de m’accueillir ».
Le mot « retour »  prononcé par Khadimou Rassoul le réconforta amplement et il renonça à toutes ses démarches préventives. Il  ne put s’empêcher de sourire, très heureux d’entendre cette merveilleuse nouvelle et Le Serviteur du prophète(PSL) lui donna en cadeau, une natte, un chapelet et des invocations à faire.

Serigne Khadim Gaydel Lô

À son arrivée au crépuscule, à Dakar, il chercha à rompre son jeun et c’est en ce moment qu’il fut interpellé et conduit en un endroit obscure et insalubre. À peine fut-il à l’entrée de cette étroite chambre qu’on le déposséda du turban dont il se servait pour envelopper sa tête. Il fut jeté de force à l’intérieur et son pied fut transpercé  par une des pointes fixées au sol. Mais jamais il n’a manqué d’opiniâtreté car, dans la douleur, son premier réflexe sur ce lit de sang, fut la célébration, d’une  prière au cours de laquelle il récita les deux sourates les plus longues du Saint Coran pour réaffirmer sa soumission à  DIEU son seul et unique GARANT.
L’étroitesse et les autres aspects négatifs de la chambre ne lui permirent guère de faire une prosternation.
Sa première visite (ésotérique) fut  SOXNA DIARRA BOUSSO (Sa Mère)  qui ne manqua pas de lui donner les conseils que voici :
« Je suis ton seul témoin;»
«  Ce qui t’arrive présentement n’est qu’un début, le plus dur reste à venir car, »
« Tu es la seule personne qui  jura dès sa naissance d’adorer DIEU et de servir son envoyé comme nul ne l’a jamais fait »
Ainsi il eut la visite du prophète(PSL) et échangea avec lui des propos qu’il ne divulguera jamais. L’envoyé de DIEU lui recommanda de se rappeler du Martyr de la bataille de « ouhoud », notre maître Hamza.
Ensuite les Anges (DJIBRÎL, MIKA’IL, ISRAFIL, AZRA’IL) se présentèrent à causes des souffrances.
Ainsi il (Khadimou Rassoul)  souligne:
« Chaque fois que je me souviens de ce séjour (dans cette chambre), de ce commandant (qui en avait donné l’ordre), j’éprouve le l'envie de recourir aux armes pour me venger, mais l’effaceur(le prophète) me ramène à la raison ».
C’est après cette épreuve qu’il a eu l’occasion de terminer son poème intitulé « ASSIROU ».

Serigne Khadim Gaydel Lô

Il prit ainsi le train en direction de St-Louis et arriva avant la prière du crépuscule. Il séjourna tout le reste du mois de SAFAR et RABI’OUL AWWAL chez Ahmad Quouraichin excepté deux jours à savoir le jeudi et le vendredi.

Il a dit à ce propos : « DIEU m’a honoré (pendant ces deux mois) de bienfaits qui n’ont jamais été l’apanage d’un précédent depuis que l’islam a été révélé au prophète(PSL)» « J’ai enduré en ces lieux (à St-Louis) ce que je n’oserai jamais raconter par souci de bienséance vis-à-vis de mon Seigneur » et « ceci grâce à l’éducation que j’ai reçu de lui, le VIVANT qui s’est dispensé de la MORT »

Il séjourna dans cette région (St-Louis) pendant un mois et dix jours soit quarante jours. Ce long séjour fut dû au fait que ce fut la période pendant laquelle les autorités coloniales se concertèrent pour trouver un consensus puisque d’aucuns pensèrent que Khadim Rassoul devrait être emprisonné ou exécuté. Ses deux propositions furent aussitôt rejetées par le conseil privé, qui argumenta que ces dernières ne feraient qu’aggraver la situation de tension déjà incontrôlable et pourraient être à l’origine d’un soulèvement populaire. C’est à partir de ce moment qu’ils songèrent à l’exil de Khadimou Rassoul. Inconsciemment les autorités agirent en concordance avec la volonté de DIEU, de son Envoyé et de leur serviteur. Cette même situation fut vécue par le sceau des prophètes, lorsqu’il fut persécuté par les siens à la Mecque. Ces derniers se concertèrent à « Darou nadwa » dans le cadre d’une assemblée générale. Ainsi les décisions furent les même pour l’envoyé de DIEU. Ils jugèrent l’exil comme la solution la mieux adaptée et le prophète fut banni.

Comme le relate ce verset du Saint Coran :
« (Et rappelle-toi) le moment où les mécréants complotaient contre toi pour t'emprisonner ou t'assassiner ou te bannir. Ils complotèrent, mais Allah a fait échouer leur complot, et Allah est le meilleur en stratagèmes » (Coran verset 30 ; Sourate 2)
Khadimou Rassoul a dit :
« DIEU a remplacé en m’a faveur les trois propositions qui ont été faites lors du conseil privé à St-Louis par trois choses, à savoir :
IL m’octroya à mon départ l’ensemble des dons que les précédents auraient obtenus et m’éleva à leurs rangs respectifs, en sus de la précellence qui me fut accordée en termes de profession de FOI, de pratiques cultuelles de soumission à DIEU et de perfection spirituelle
Le fait d’être dépossédé de mes dents et d’avoir tous mes doigts coupés me semblait plus acceptable que d’être privé de deux choses dont IL m’honora également, à savoir :
L’idéal de la FOI, des pratiques cultuelles de soumission à DIEU et de la perfection  spirituelle
La proximité du prophète(PSL) à l’instar des combattants de Badr »
Ainsi, tous les marabouts de l’Afrique Occidentale Française furent sans exception convoqués à St-Louis pour la ratification d’un traité. La liste fut établie par ordre alphabétique, disent certains ; ce que nous ne partageons pas, car ceux dont les noms commençaient par la lettre A (comme Aïdara) étaient plus d’une vingtaine. Les critères intrinsèques sur lesquels se basèrent les colons pour établir cette fameuse liste nous sont inconnus.
L’objet de cette convocation ne fut pas plus que la ratification du traité qui stipulait les affirmations suivantes :
1. DIEU n’existe pas,
2. Il n’existe pas de prophète qui serait son envoyé,
3. Le « LIVRE » dont Il(DIEU) serait l’auteur n’est qu’une illusion
Toute désobéissance eut comme conséquence le fait d’être jeté de force dans la cage d’un lion affamé.
Ils (les autorités coloniales) appelèrent Serigne Coki Mouhamadou Yala Aminata DIOP en premier chef et lui demandèrent de signer. Il refusa catégoriquement et subit le tragique sort d’une proie à la merci de son prédateur.
Le second sur la liste fut Serigne Maka Birama Khadi. Tout aussi courageux que son prédécesseur, il déclina la proposition des colons et subit le même sort.
Serigne Balla Thioket fut le troisième désigné par le conseil. Il fit comme ses homologues et accepta d’être jeté dans la cage du lion.
Chemin faisant,le suivant sur la liste, le fameux N°4 fut CHEIKH AHMADOU BAMBA le serviteur du prophète. Il signa conformément au Coran, le contraire de ce que stipulait le traité à travers les versets de la 112e sourate « le Monothéisme pur » :
Au nom de DIEU, le Clément, le Miséricordieux.
1. Dis : “Il est Allah, Unique.
2. Allah, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons.
3. Il n'a jamais engendré, n'a pas été engendré non plus.
4. Et nul n'est égal à Lui”.
Il fut jeté dans la cage du lion mais, à la grande surprise des colons, le fauve devint aussi inoffensif qu’un mouton, comme si la bête voyait en Khadimou Rassoul l’image du Maître bien aimé. Ce dernier donna du pain et des dattes au félin comme le ferait n’importe quel maître pour récompenser l’obéissance d’un animal apprivoisé.

Il raconte :
« J’ai dépensé dans le sentier de DIEU ce qui m’a valu qu’un lion même affamé s’immobilise et devient docile devant ma modeste personne ».
Khadimou Rassoul rejoignit les quatre vingt autres marabouts qui attendaient toujours. Ils furent tous impressionnés de le retrouver intact et ne purent s’empêcher de lui demander par quel moyen il a su dompter cette bête féroce.
Il répondit :
« Celui dont la disponibilité en la faveur le l’envoyé de DIEU est certaine, s’il croise un lion verra la bête se soumettre à lui».
A St-Louis, Khadimou Rassoul écrivit les premiers vers de son poème nommé « ASSIROU » et en montra un extrait à Ahmadou Ndiaye Mabèye.
« DIEU a fait de toi la preuve matérielle que je reviendrais car tu resteras saint et sauf jusqu’à mon retour »lui fit-il savoir.
Les notables de St-Louis lui demandèrent par ailleurs de diriger la prière du vendredi. Il répliqua qu’il n’avait pas la prérogative qui lui permettrait de s’acquitter d’un tel devoir à cause de son statut de voyageur ce qu’ils surent à priori.
Ils lui proposèrent alors une prière surérogatoire dans le seul but de profiter de ses bienfaits, ce qu’il accepta.
Khadimou Rassoul les disposa en deux rangés, procéda à des permutations entres les individus de part et d’autre, avant de se tenir debout entre les deux fils d’hommes pour célébrer la prière. Après le salut final, ils lui demandèrent des explications.
Il répondit :
« DIEU m’a fait savoir que tout ceux qui se trouvaient devant moi lors de la prière ne seront plus de ce monde à mon retour, ainsi je me suis acquitté de mon devoir d’effectuer une prière mortuaire en leur faveur et de les abriter au PARADIS »
Il a dit :
«A St-Louis déjà, DIEU m’éloigna de tout ce qui aurait pu me contrarier par considération pour les combattants de Badr »
C’est pourquoi, lorsque les colons s’attardèrent dans leurs histoires de protocole, il formula (à St-Louis) une autre versification pas très connue, intitulé : « l’inspiration de celui qui est exempt de vices » et s’attaqua idéologiquement aux « blancs ». Ces derniers assaillis, meurtris, et humiliés par ses propos se dépêchèrent afin de l’exiler dans les plus brefs délais.
Il quitta ainsi St-Louis le jeudi 28 RABI’OUL AWWAL en direction de Dakar.


Serigne Khadim Gaydel Lô Borom Ndame

...Tous les marabouts de l’Afrique Occidentale Française furent sans exception convoqués à St-Louis...

...Quand Cheikh Ahmadou Bamba fut jeté dans la cage du lion, ( suite son refus de signer le traité des colonisateurs) à la grande surprise des colons, le fauve devint aussi inoffensif qu’un mouton, comme si la bête  voyait en Khadimou Rassoul l’image du Maître bien aimé. Ce dernier donna du pain et des dattes au félin comme le ferait n’importe quel maître pour récompenser l’obéissance d’un animal apprivoisé.

Il raconte :
« J’ai dépensé dans le sentier de DIEU ce qui m’a valu qu’un lion même affamé s’immobilise et devient docile devant ma modeste personne ».
Khadimou Rassoul rejoignit les quatre vingt autres marabouts qui attendaient toujours. Ils furent tous impressionnés de le retrouver intact...
...Les notables de St-Louis lui demandèrent par ailleurs de diriger la prière du vendredi. Il répliqua qu’il n’avait pas la prérogative qui lui permettrait de s’acquitter d’un tel devoir à cause de son statut de voyageur ce qu’ils surent à priori.
Ils lui proposèrent alors une prière surérogatoire dans le seul but de profiter de ses bienfaits, ce qu’il accepta.
Khadimou Rassoul les disposa en deux rangés, procéda  à des permutations entres les individus de part et d’autre, avant de se tenir debout entre les deux fils d’hommes pour célébrer la prière. Après le salut final, ils lui demandèrent des explications.
Il répondit :
« DIEU m’a fait savoir que tout ceux qui se trouvaient devant moi lors de la prière ne seront plus de ce monde à mon retour, ainsi je me suis acquitté de mon devoir d’effectuer une prière mortuaire en leur faveur et de les abriter au PARADIS »

Serigne Khadim Gaydel Lô

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