الإثنين 22 ربيع الأوّل 1439 Tuesday 12 December 2017

Netali Borom Ndame

Netali Borom Ndame (80)

Après un exil en Afrique central, Cheikh Ahmadou Bamba faisait son grand retour au pays, parmi les siens, emmenant avec lui des distinctions et privilèges que Dieu n'avait jamais accordé à une créature. 

Suite à son arrivée à la capitale sénégalaise de l'époque, Saint-Louis, Khadimou Rassoul pris la direction du sud pour regagner son fief dans le Baol. Il fit son premier escale à Ndame Sanôssi, lieu de résidence de l'un de ses  grands disciples: Serigne Siré Lô. Sa venue à Sanôssi coïncidait avec le cinquième jour du mois de ramadan et le Cheikh avait initialement prévu d'y passer trois jours avant de continuer son chemin. Cependant, par le biais de l'ange Gabriel, Dieu lui dit de rester sur ces terres bénites de Ndame, sur lesquelles le Coran est vivifié comme nul part ailleurs, jusqu'à la fin du jeûne. 
Le Cheikh appela Serigne Siré Lô et lui fit part de la bonne nouvelle. La joie et la reconnaissance de ce dernier fut si grande qu'il ne cessa d'exprimer sa gratitude à Serigne Touba. 
Par la baraka du Cheikh, Serigne Siré Lô parvint à assurer un festin royal à tous les hôtes durant l'intégralité du séjour, à l'heure de la rupture du jeûne. Ainsi chaque jour, le menu était composé de chameaux, de bœufs, de moutons et de chèvres. 
Durant le séjour, l'ensemble des peuples de Ndame s’est retrouvé chez Serigne Siré à Sanôssi, comme ce fut le cas d'ailleurs avec d'autres grands disciples du Cheikh. 
La liesse et l'allégresse qui animait le quotidien de ces peuples, en cette période était inexplicable, Serigne Moussa Ka le dit par ailleurs dans ses écrits. 
A la nuit de la destinée (leylatoul Qadr) Serigne Touba rassembla l'ensemble de mes aïeuls de Ndame et leur dit: "Rendez grâce à Dieu le Tout-Puissant car Il m'a fait savoir que vous (qui portez le nom "LÔ") et vos disciples n'aurait jamais à supporter les supplices de la tombe causés par les deux anges Mounkir et Nakir."
Khadim Rassoul confirma ses propos le jour de la korité en leur disant: "Ô peuples des Ndames soyez heureux car les flammes de l'enfer ne vous verront jamais".
D'ailleurs Serigne Moussa Ka en a fait un long récit dans lequel il atteste que leur fête de korité était plus agréable que le paradis...

Serigne Khadim Gaydel Lô

Le Foulkoul Maskhoune fait partie des plus grandes oeuvres littéraires que le monde musulman ait connu. C'est un recueil de poèmes d'une richesse et d'une diversité inouïe en terme de lyrisme prophétique, en plus du fait que sa force spirituelle et sa contenance en terme de bienfaits dépasse tous ce que l'humanité pourrait imaginer.
Ainsi, son auteur, Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul, faisait de temps en temps des révélations à propos du recueil quand il en avait l'occasion.
De ce fait, Serigne Touba affirmait qu'à chaque fois que le récital du Foulkoul Maskhoune a été effectué, les portes de l'enfer seront à jamais fermées pour ceux qui ont effectué la déclamation des vers et pour ceux qui ont écouté la lecture religieusement jusqu'à son terme. Le paradis sera leur demeure, et il ne saurait en être autrement. En plus ils seront élevés au rang des plus grands saints et auront la même considération que les valeureux qui ont consacré leur vie à l'adoration et  au jihad.
La miséricorde universelle contenu dans le Foulkoul Maskhoune est matérialisé, notamment, par son nom qui renvoie littéralement à l'Arche de Noé, dont Serigne Touba certifie que Dieu lui à remis l'ensemble des secrets.
Le fondateur du mouridisme disait également du recueil, que Dieu lui a gratifié, par la grâce du Prophète Mohamed (PSL), de communautés qui se consacreront à la lecture et à la vivification perpétuelle du Foulkoul Maskhone. Par conséquent, que les disciples qui s'y engagent soient certains du succès de leur entreprise, car son couronnement a été scellé bien avant.
Khadimou Rassoul dit, aussi, que c'est au moment où il produisait le recueil que le Prophète Mohamed (PSL) lui est venu pour lui remettre l'ensemble des secrets contenus dans le Saint Coran. Il ajoute que, lorsque l'oeuvre fut achevée, les jours et les mois sont venus lui faire allégeance, et Dieu, à cette occasion, lui a fait don de la dote de l'ensemble des "hourou haïni". C'est également à travers le Foulkoul Maskhone que le Tout Puissant lui a offert la totalité des bienfaits contenus dans tous les mois de l'année sans exception, de zul-hijja à muharram...

Serigne Khadim Gaydel Lô

...Serigne Bassirou Mbacké ibn Khadim Rassoul raconte, qu'un jour, Serigne Touba faisait le récit de son exil en Afrique central. Ce qu’il disait était si émouvant qu’un membre de l’assemblée lança un grand cri à cause du chagrin qu’il éprouvait. Lorsque le Cheikh lui demanda la raison d'une telle réaction, le disciple lui répondit : «  Les souffrances que vous avez du supporter » .

 Cheikhoul Khadim lui répondit que même l’imagination ne pouvait décrire ses tourments.
Ceci dit, lorsqu’il surmonta toutes ces entraves, endossa toutes ces épreuves et esquiva tous ces pièges fallacieux, il devint le plus  rayonnant des astres et le monde entier courut vers lui.
C'est ce que confirme le poète Cheikh Ibrahima Diop en ces termes: « Les gens venaient des différents horizons par milliers devant sa porte,  comparables aux nombreux pèlerins qui viennent à la Mecque  pour faire le hajj (le cinquième pilier de l’islam). »
Aujourd'hui cette ruée vers Serigne Touba s'accroît de jour en jour. Regardons, notamment ces millions de pèlerins qui se bousculent à l'occasion du grand magal de Touba dans les artères de la ville sainte et ces milliers de voitures sur les routes saturées; chaque individu faisant le déplacement avec la ferme conviction que sa vie n’a de sens que s’il parvient à célébrer le magal comme le veut la tradition...

..C'est devant le Conseil Privé à la date du 5 Septembre 1895 que Cheikhoul Khadim proclama les préceptes de bases du Djihadoul Akbar. Devant une audience composée en majorité de profane,  Serigne Touba s'exprime en ces termes : « Si vous dites que je fais la guerre sainte, je vous donne raison. Mais je la fais par la science et la crainte révérencielle de Dieu... ». Cette guerre est assurément la grande guerre car le Prophète Mohamedc(PSL) aurait bien dit dans un Hadith rapporté par Shaaboul Bayhaqi que « Le combattant de la foi n’est pas celui qui tranche des ennemis mais celui qui combat son âme en vue d’une perfection spirituelle ».
Dans Ya Jumlatan le poète béni de Darou Salam ajoute : « Vous avez dit vrai, je suis l’esclave de Dieu, le serviteur et l’adorateur qui Le loue. Vous avez raison de dire que je fais la guerre sainte, je la fais pour la face de Dieu. Certes, je fais la guerre sainte par la science et la crainte révérencielle. Allah Le Promoteur est témoin que je suis son esclave et le serviteur du Prophète (Psl).»
Ainsi, à la guerre par les armes, Serigne Touba préféra une nouvelle forme de combat, celle de la promotion de la science utile et il eut des résultats probants. 
Cette réussite s'est d'abord affirmée  au niveau personnel, car en 33 ans de privation de liberté les agresseurs n’eurent jamais le dernier mot sur lui. Ensuite au niveau général il a dressé une nouvelle méthode d'opposition efficace  à l'encontre de  l'entreprise de l'anéantissement de la culture negro-islamique. Au bout du compte il eut un succès éclatant qui allait augurer des années nouvelles d'indépendance.
En plus lion de Djewol fit preuve d'une magnanimité hors norme en pardonnant à ses ennemis. C'est d'ailleurs ce qu'il dit dans Prélude aux Éloges: “J’ai pardonné à tous mes ennemis pour complaire à celui qui les a chassés loin de moi.  Ainsi, ne cherchais-je pas à me venger. » 
Cheikhoul Khadim n’a jamais haï un adversaire fut-t-il quelqu’un de zélé comme Doudou Mambaye et ou les administrateurs coloniaux Merlin et Allys...

Serigne Khadim Gaydel Lô

Serigne Touba : Le vivificateur de la science islamique

Serigne Touba a écrit et produit en terme de manuscrit plus qu’aucun chercheur et auteur au monde. En d’autres termes, Cheikh Ahmadou Bamba est sans conteste l’auteur le plus prolifique, non seulement du monde islamique, mais également de l’humanité entière, ceci indifféremment de l’espace et du temps.
Quand on parle de ses œuvres, on évoque une écriture non plagiée, non répétitive, authentique et variée dans tous les domaines de la science utile. Outre le volume, la densité et la diversité des livres sont tellement énormes qu’une vie entière consacrée à leur étude ne permettait de les maîtriser.
De ce fait il serait aussi  important de souligner la part considérable que Khadim Rassoul a réservée à la revivification des écrits des augustes auteurs islamiques qui l'ont précédé.
Pour rappel Cheikh Ahmadou Bamba s'est engagé dans cette entreprise de revivification dans un contexte social assez défavorable à la propagation de la science car deux facteurs se conjuguaient pour rendre la prospection et la recherche des étudiants à l’islam difficile. D’abord il y avait une rareté criarde d’ouvrages islamiques, ensuite il fallait souvent voyager jusque chez les arabes ou chez les maures qui furent seuls détenteurs des connaissances à l’époque.
C'est pour résoudre ce problème que toutes les personnes incontournables de l’histoire de la pensée islamique se retrouvent dans l'oeuvre de Khadim Rassoul. C'est le cas des quatre imams des écoles jurisprudentielles que sont :

  • l’imam Ahmadou Hanbal de Bagdad (RA) qui consacra toute sa vie à l’exégèse du Coran et des hadiths;
  • Abou Hanifa (RA) de Kufa qui occupa le siège doctoral de cette ville si réputée dans la recherche islamique de l’époque.
  • l’imam Chaàfi (RA) qui est issu des khoureïches et qui fut un poète remarquable.
  • l’imam Malick (RA) dont l’école de pensée sert de référence à la majorité des musulmans du continent africain.

Nous pouvons également citer  le personnage d’Abou Hamid Al Ghazali (RA) qui est une référence de même que Al Sanusi (Que Dieu soit satisfait d’eux).
Le savant de Darou Salam et de Touba cite ainsi très souvent en référence ces saints dans ses oeuvres scientifiques motivées par sa volonté de mener à bien sa mission qui était de rendre accessible en Afrique noir la science islamique dans toute sa diversité.

Serigne Khadim Gaydel Lô

Cheikh Ahmadou Bamba est celui qui a servi l'Elu le plus pur de la meilleure des manières jusqu'à l'obtention, de la part de Dieu et de son Prophète (PSL) du titre de Khadimou Rassoul. A cet effet il a tenu à remercier le Seigneur d'avoir fait de lui le Serviteur attitré et privilégié du Prophète Mohamed (PSL) à travers certains de ses écrits, notamment dans Jazboul Khoulob où il dit: "sakartaho  iz khassasi, bi khidmati mahi shani...". Khadim Rassoul nous révèle encore, toujours dans ses poèmes dédiés à l'éloge de la créature suprême, que quiconque le considère autrement que le serviteur du Prophète Mohamed (PSL) se trompe car il est éternellement au service de l'élu le plus pur jusqu'au paradis.

De ce fait, il faut prendre conscience que faire partie de la même épopée que Serigne Touba et se mettre à son service est une chance pour tout être humain.
Ainsi, pour montrer l'importance et la primauté que le Créateur lui accorde devant l'humanité, Cheikhoul Khadim a, lui même, catégorisé les êtres humains en fonction de leur dévouement à son service comme suit:

  1. La première catégorie de personnes est composée de ceux alliant le service à Borom Touba à l'adoration de Dieu: ceux là iront au paradis sans peines ni épreuves dans ce bas monde et dans l'au delà.
  2. La deuxième catégorie est composée de ceux qui sont à son service mais qui ne s'acquittent pas de leurs obligations envers la divinité à savoir l'adoration : ceux là iront au paradis mais seront éprouvés ici-bas.
  3. La troisième est composée de ceux qui s'adonnent à l'adoration  de Dieu sans se mettre au service de Khadimou Rassoul: ceux là sont dans un mensonge masqué.
  4. La quatrième catégorie est composée de ceux qui ne font ni adorer le Seigneur, ni servir Borom Touba: ceux là sont dans un mensonge dévoilé.


Il faut comprendre par là que servir Serigne Touba est une obligation pour tout un chacun où que l’on puisse être. Par ailleurs ce service n'est que source de réussite et de bénédiction pour quiconque s'y met. Nous pouvons prendre exemple sur les grands disciples qui étaient exclusivement à son service car ils ont été tous exaucé et élevé au point que l'estime de l'humanité à leur égard ne fait que s'accroître. Sur ce Cheikh Ahmadou Bamba a dit que même celui qui n'est pas musulman sera rémunéré s'il se met à son service car il a lui même fait la prière pour que tous ceux qui travaillent continuellement pour lui soient exaucés par Dieu.
Le plus impressionnant est que lui-même, Serigne Touba, se mettait à son propre service pour bénéficier de ses bienfaits. En effet un jour, il a préparé de ses propres mains une bouillie de "laydour" et a demandé aux disciples de le manger. Cela a fortement intrigué ces derniers. Cheikhoul Khadim leur dixit: " Dieu m'a fait savoir aujourd'hui que toute personne qui travaille pour moi verra toutes ses prières exaucés. C'est pour cela que je me met à mon propre service pour que mes prières soient exaucées."

Serigne Khadim Gaydel Lô

Les xassaïdes de Serigne Touba ont certes un extraordinaire contenu en terme de bienfaits. De ce faits, ces écrits constituent subséquemment pour nous :

·         Un moyen sûr d’accès à l’agrément de DIEU ainsi qu’à son voisinage avec un cœur exempt de vices,
·         Une voie de satisfaction de nos besoins ici-bas et pour l’au-delà,
·         L’assurance d’une prééminence sur nos contemporains,
·          une source intarissable  de bénédiction aujourd’hui et demain, de manière explicite et implicite à la fois
·          et enfin un océan de connaissances ésotériques.
A cet effet, Khadim Rassoul dit :
« Mes plumes élèvent l’esclave de DIEU en dépit des retraites spirituelles et DIEU est SUBSISTANT comme Il est SUFFISANT. »
« Mes écrits peuvent amplement  remplacer des actes surérogatoires et je suis  un astre fixe qui ne déclinera jamais. »
Par exemple quelqu’un qui devait faire 400 rakats pendant la nuit pourra se suffire d’une seule lecture complète de MAFATIHUL BICHRI ou « les clés du bonheur » et aura en sus de la récompense, l’enjolivure de celui qui aurait invoqué DIEU pendant tout le temps que dure cette prière.
Nous savons tous que la prière obligatoire ainsi que le jeûne sont les actes les plus méritoires en Islam. C’est la raison pour laquelle, Khadim Rassoul pour se distinguer, a produit un homme d’une rare sainteté, qui est parvenu à la proximité divine sans prier ni jeûner, Cheikh Ibrahima Fall le véridique son fidèle serviteur.
Personne n’a jamais dit l’équivalent de ce que Khadim Rassoul révélait à travers ce vers dans NOUROU DARAYNI ou « les deux lumières » :
« Fait (ô seigneur) que mes écrits soient à partir de ce jour,  plus méritoires que les prières et les jeûnes agréés. »
Il dit  un jour à ses disciples les plus proches :
« Quiconque maîtrise quelque uns de mes panégyriques, s’il rencontre les anges de la tombe, verra mes écrits se constituer en sa faveur et prendre sa défense. »
Ne serais ce qu’un seul vers que nous connaissions, ne nous lassons jamais de le répéter.

Serigna Khadim Gaydel Lô

Borom Touba a toujours consacré son temps à l’étude et à l'universalisation des sciences, mais il s’est particulièrement illustré dans la versification de panégyriques à l’endroit du Prophète Mohamed (saw): « Je me suis détourné de toute futilité pour consacrer Mes plumes à l’éloge du meilleur des envoyés. »
Ses écrits ne sont et ne seront jamais comparables à ceux de tout autre érudit, toutes générations confondues....
...Du haut de leur primauté, les poèmes de Serigne Touba ont également, tous sans exception, le pouvoir d'éloigner, de chasser le plus redoutable ennemi de l'homme à savoir satan le lapidé. A cet effet, le fondateur du mouridisme écrit :
« Mes panégyriques écartent Satan le rebelle et guident mes disciples. »
Ceci dit, l'engagement de Cheikhoul Khadim l'a même amené à innover le lyrisme prophétique en empruntant une métrique utilisée par un homme amoureux, à l’endroit d’une femme, qui ne faisait pas partie des tafhilas arabes connus, pour chanter les louanges de son bien-aimé Mohamed (saw). Il s’agit de la métrique utilisée dans  son poème intitulé MAWAHIBOU NAFIH fì madà ihi chàfih ou « les dons du profitable dans les panégyriques de l’intercesseur ».
Ainsi Cheikh Ahmadou Bamba dit dans le préambule de ce même poème :
« Range le parmi ceux qui chanteront ces écrits les Houris aux Beaux Yeux et les enfants du Paradis promis aux Pieux. » C’est d'ailleurs ces propos du Cheikh qui justifie qu'au sein du DIWANE RAHMATAN LIL HALAMINA il y a des femmes qui chantent ses panégyriques.
Retenons par là que Khadim Rassoul  est celui à qui le Prophète (saw) a réservé un privilège, que personne  ne pourra jamais obtenir. Ainsi ses écrits font partie des miracles du l'élu le plus pur.

Serigne Khadim Gaydel Lô

A l’image des prophètes cité pour leurs miracles, à des époques et dans des contextes  différents, Khadim Rassoul dit :

« Mon miracle, ce sont mes écrits réalisés dans le service voué au partisan [le prophète (PSL)], et Allah le Maître de la noblesse  a été fécond envers moi »
Nous devons savoir, qu’aucun des éléments du patrimoine Mouride, n’est égal à ses écrits, et rien ne le sera jamais plus. Une énorme considération doit leur être accordée au point qu’à chaque déclamation, l’euphorie nous conditionne à claquer les doigts comme le faisait notre vénéré Maître Khadim Rassoul. Et lorsque Ce dernier  prononçait un intitulé ou seulement un mot dans un titre, alors  cheikh Massamba et les autres se mettaient aussitôt à déclamer le panégyrique ainsi désigné. De loin on pouvait percevoir le claquement de ses doigts.
D'autre part, le prophète Mohamed (PSL) était un illettré ne sachant ni lire ni écrire car si tel était le cas les mécréants diraient, qu’il était l’auteur du Saint Coran. C’est la raison pour laquelle lorsque se fit sentir le poids de l’âge, il mit à ses côtés des jeunes très futés comme Abdoul Lahi Ibn Abbas à qui on collait l’étiquette "d’érudit de la communauté " de même qu’Abi Hourairra qui se chargeait de recueillir ses paroles [les hadiths] ainsi que son épouse Aïcha.
Khadim Rassoul a dit qu’il lui incombait, en tant que serviteur, et par considération pour son bien-aimé, de pallier ce déficit en plongeant dans l’étude des sciences. Il a sa vie durant respecté cet engagement ce qui lui a valu d’être l’abreuvoir des assoiffés de sciences.
Comme le dit cheikh Moussa Kâ :
« La précellence faisait que l’envoyé ne pouvait ni écrire ni chanter lui-même ses éloges, et  c’est la raison pour laquelle Il honora son serviteur, (Serigne Touba) en le lui recommandant. »

Serigne Khadim Gaydel Lô Borom Ndame

DIEU a confié à chaque Prophète un miracle susceptible d’émerveiller les gens de son époque. Moussa (Moïse) fut envoyé au temps où la magie garantissait le pouvoir des rois. Il fut doté d’un bâton qui pouvait se transformer et devenir un gros serpent avant de reprendre sa forme normale. Î’ssa (Jésus ou le saint esprit) ressuscita des morts, redonna la vue aux aveugles comme il permit aux handicapés physiques de retrouver l’usage de leurs membres. En son temps ce furent les prouesses thérapeutiques qui prévalaient. C’est de la même manière qu’à l’époque de notre Seigneur Mouhammad (PSL)  la rhétorique constituait le moyen de persuasion le plus sophistiqué. Dans une place publique, tout ce que disait un orateur à propos d’un individu, à travers des vers, était cru sur parole et pris comme tel. C’est pourquoi DIEU lui confia ce que les hommes et les djinns même réunis ne pouvaient produire et ce miracle ne fut autre que la parole divine, le saint Coran.

DIEU lui recommanda : « Dis : “Même si les hommes et les djinns s'unissaient pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne sauraient produire rien de semblable, même s'ils se soutenaient les uns les autres”. » Coran (S17 ; V 88)

Certains versets du Livre Saint ressemblent à des vers avec leurs rimes plates, croisées ou embrassées, leurs assonances et toutes les autres figures de rhétorique (par exemple la sourate Ach-chams « le soleil », At-tîn « le figuier »…) et cet aspect de la Parole Divine émerveillait les arabes.

Khadim Rassoul quant à lui se présenta à une époque où les hommes rivalisaient  à travers la maîtrise du saint Coran et des sciences religieuses. Il se hâta au début, de rendre plus appréhensible le  travail remarquable des érudits qui étaient venus avant lui, en simplifiant leurs ouvrages volumineux et prosaïques en quelques pages versifiées, et ceci, dans le but de permettre aux assoiffés de sciences d’en tirer profit plus facilement, ce qui constituait pour lui une manière de revivifier ainsi  la tradition du sceau des Prophètes (PSL). Il dit : « Je me suis proposé de vivifier les écrits profitables de mes Maîtres et prédécesseurs pour la Face de DIEU, celui-là qui a élevé mes encres et mes plumes. »

Serigne Khadim Gaydel Lô

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