الأربعاء 27 المحرّم 1439 Wednesday 18 October 2017

Netali Borom Ndame

Netali Borom Ndame (73)

La notoriété de Cheikhoul khadim lors de son deuxième voyage en pays Arabo-berbères fut notoire.  Un intellectuel de la ville sainte du Prophète Médine   Cheikh Al Madani s’était chargé de faire le tour des pays musulmans pour observer l’état de l’Oummah et faire des témoignages. Dans un de ses écrits il authentifie :

“ …il n y’avait dans le campement maure ou l’on m’avait offert l’hospitalité,  à L’Est de la Mauritanie de nombreux hommes de piète , d’érudits et de lettres .Un homme revenait souvent dans les causeries .On louait la vertu de l’homme en question .On disait toute sorte de bien à son égard .On aurait pu dire que la bonté pieuse de cet homme alimentait la muse des poètes maures .Rarement je fus introduit dans un campement maure sans trouver les gens entrain de deviser cet homme de piété dont la renommée fait couler beaucoup de salive .Les cœurs étaient émus et pleins de tendresse pour lui dans les causeries .Je demande alors aux maures de me dire qui était ce homme cet homme dont  le nom revenait sans cesse souvent dans tous palabres et obtint cette réponse “cet  homme est extraordinaire .Il habite le pays des noirs …(cheikh Ahmadou Bamba)”

Serigne Khadim Gaydel Lô

"Cheikhoul Khadim a porté à notre connaissance que bien qu'ayant séjourné sur terre, ce bas monde n'a jamais été une finalité ou une source quelconque de motivation pour lui. Aussi grandiose puisse être son œuvre, Serigne Touba l'a accompli pour notre salut dans l'au-delà.

A notre niveau, nous qui sommes les principaux bénéficiaires de ses acquis, nous n'avons qu'une seul et unique obligation, c'est de servir Khadim Rassoul inconditionnellement. N'oublier jamais que nous sommes disciples de Serigne Touba et il ne peut pas en être autrement.
Soyez conscient du fait que rien ni personne n'est comparable à notre maitre Khadim Rassoul.
Ceci étant, le privilégié qui est compté parmi les disciples de ce Seigneur hors norme ne doit ménager aucun effort dans le cadre de son éducation personnelle afin de devenir meilleur au jour le jour; ne serait-ce que pour deux raisons.
Premièrement, du moment où la chose la plus précieuse que vous pouvez donner à Serigne Touba c'est votre propre âme, alors faites en sorte qu'elle soit dans les conditions les plus adéquates au moment de l'offrande.
En second lieu, Serigne Touba avait affirmait que, accompagné de son entourage qui est pur, il fera l'apologie de la "sounah" (tradition prophétique) au point qu'elle devienne universelle. Cette entourage pur dont le fondateur du mouridisme fait allusion, n'est autre que nous qui sommes ses disciples.

Par conséquent, où qu'il puisse être, le disciple mouride a l'obligation de faire la fierté de l'islam et l'honneur du prophète Mohamed (saw).
Cela doit notamment passer par une purification continue sur le plan interne comme externe, le tout dans la droiture et surtout dans l'adoration de Dieu. "

Serigne Khadim Gaydel Lô

Le découpage géographique de Touba lors de sa fondation et l'organisation des disciples nous montre certes, la grande importance du rôle que Serigne Touba accorde aux "dieuwrines" dans son entreprise divine. C'est d'ailleurs à ceux-ci (Cheikh Ibra Fall, Serigne Ndame Abdourahmane Lô, Serigne Massamba Diop Sam et Cheikh Ibrahima Sarr Ndiagne) que le Cheikh avait confié tout ce qui se rapportait à l'instruction coranique des disciples, à leur apprentissage des sciences religieuses et à leur éducation spirituelle ("tarbiya").
Il en était ainsi jusqu'à la naissance de Serigne Mouhamadoul Amine Bara Mbacké. Ce fut le moment choisi par Cheikhoul Khadim pour libérer ses quatre "dieuwrines" et les élevé au rang de Cheikh.
Serigne Touba s'en alla, par la suite, fondé Darou Khoudoss et Darou Miname. Il passait ses journées entre ces deux localités.
De ce fait, Serigne Touba venait à Darou Khoudoss au petit matin, il en repartait après la prière du  milieu de journée (tisbar) pour regagner Darou Miname jusqu'à la fin de la journée. C'est ainsi qu'il regagnait sa demeure sise à l'actuel Touba Mosquée pour y passer la nuit. Tel était le quotidien du Cheikh en cette période où il fondait Touba la sainte.

Serigne Khadim Gaydel Lô

(...) Cheikh Ahmadou Bamba, offrit à Mame Cheikh Anta la terre de Darou Salam et s'apprêtait ainsi à rejoindre Touba la sainte afin d'y élire domicile. Il fut accompagné de seize (16) disciples parmi lesquels nous pouvons notamment citer Cheikh Ibrahima Fall. 

Cheikhoul Khadim s'installa dans la maison que les disciples avaient construite à sa demande. La maison en question, qui se trouvait là où aujourd’hui la grande mosquée est actuellement érigée, mesurait 90 mètres de longueur et 60 mètres de largeur.
Dès son arrivée, le Cheikh découpa la cité en quatre (4) parties et dans chacune d'elle il affecta un groupe de quatre disciples. Dans chaque groupe le guide désigna un responsable moral communément appelé "Diewrine" dans le jargon Mouride. Les quatre "diewrines furent: Serigne Ndame Abdou Rahmane Lô, Cheikh Ibrahima Fall, Cheikh Ibra Sarr Ndiangne et Serigne Massamba Diop Sam. 
Serigne Touba affecta Cheikh Ibra Sarr au nord de la cité avec trois disciples. Avec le même nombre de disciple pour l'accompagner, Serigne Massamba Diop Sam s'est vu confié la partie de la cité qui se situe au sud de la maison du Cheikh.
Le groupe qui avait comme "diewrine" Serigne Ndame Abdourahmane Lô s'est installé à l'Est de la maison de Serigne Touba. C'est d'ailleurs cette localité qui est devenu aujourd'hui le célèbre quartier de Ndamatou à Touba dont l'appellation provient de "Ndame-Atou". 
Serigne Touba confia enfin à Cheikh Ibrahima Fall la partie ouest de la cité pour qu'il s'y installe avec les trois disciples qui restaient. 
C'est ainsi que Cheikhoul Khadim a organisé l'habitat à Touba après s'être installé dans sa maison au centre.

Serigne Khadim Gaydel Lô

....Après avoir fait la découverte de la terre promise, en l'occurrence Touba la Sainte, Cheikh Ahmadou Bamba ordonna aux disciples qui étaient partis à sa recherche (quand il disparu) de lui construire une maison, précisément à l'endroit où ils l'avaient trouvé; ceci, après avoir porté à leur connaissance le fait que c'est en ce lieu que lui parviendront tous les dons qui lui seraient octroyés par Dieu. Les disciples retournèrent alors à Darou Salam pour trouver du matériel adéquat afin d'assainir le lieu et d'y construire la maison du Cheikh à cet endroit précis qui allait devenir son mausolée. La date du démarrage des travaux de la maison, à savoir, le premier jour du mois lunaire de muharram, correspond à celle à laquelle le Prophète Mohamed (PSL) s'est installé à Médine après son exil de la Mecque. C'est d'ailleurs ce que Khadimou Rassoul explique dans son poème intitulé Matlaboul Fawzeyni.

Au terme des travaux de construction qui auront duré huit mois (de muharram à Chahbàne), le Cheikh fit appel à son frère Mame Cheikh Anta Mbacké et lui dit: "à combien s'élève le nombre de disciples qui nous ont trouvé ici à Darou Salam pour faire l'acte allégeance?"
"99 personnes" lui répondit Mame Cheikh Anta.
Cheikhoul Khadim lui dit: "ça fera 100 si on te compte avec eux. Je t'offre Darou Salam avec la totalité de ces disciples."
A travers cet acte, Khadim Rassoul venait ainsi d'introniser son frère au rang de Cheikh. Il s'apprêtait, de ce fait, à quitter Darou Salam pour s'installer à Touba.

Serigne Khadim Gaydel Lô

Lorsque Cheikhoul Khadim a pactisé avec le Seigneur pour acquérir la cité bénite et sanctifiée de Touba, il s'est mis aussitôt à la recherche de cette terre promise. 
C'est ainsi qu'il disparut sans rien dire à personne pendant des jours. Durant cette période qui coïncidait avec la fin l'an 1305 de l'Hégire, le Cheikh vivait à Darou Salam avec ses disciples. 
Au cinquième jour du mois lunaire de Zul Hijja (tabasbi), ces derniers,  après être resté des jours sans nouvelles de leur guide, ont formé un groupe de 16 personnes, en plus de quelques parents du Cheikh, et ils se sont mis à la recherche de Serigne Touba dans la forêt. Ils étaient fortement armés, compte tenu des dangers qui pouvaient surgir de l'environnement aussi sauvage qu’hostile qu'ils s'apprêtaient à découvrir. 

Parmi ces 16 figuraient, Serigne Malamine Diagne, Serigne Thione Ka, Serigne Mayacine Oumy Mbaye, Serigne Ndame Abdourahmane Lô, entre autres. Après des semaines de recherche, ils rencontrèrent, dans la forêt un chasseur du nom de Boubou Dia.  Celui-ci leur demanda la raison de leur présence dans ce milieu sauvage, les disciples du Cheikh lui répondirent. Le chasseur raconta qu'il avait aperçu quelque chose qui ressemble à un être humain, deux jours plus tôt, non loin du lac de Mbal. Les disciples eurent la conviction que ce ne pouvait être que Cheikh Ahmadou Bamba, car la description renvoyait à lui sur tous les aspects. Ils se dirigèrent aussitôt vers le lieu indiqué en compagnie du chasseur Boubou Dia.

Arrivé sur les lieux, ils virent le Cheikh assis sous un arbre et ils se prosternèrent tous devant lui en silence. Serigne Touba tourna vers eux et leur dit: "il me semble que je vous ai manqué ?".   "Absolument", lui répondirent les disciples.
Khadim Rassoul leur dit: "Dieu m'a fait savoir que c'est ici, en ce lieu où vous m'avez trouvé, qu'Il me fera don de tout ce dont j'aspire."
Découvrez aujourd’hui qu'à l'endroit où cette discussion avait eu lieu, se trouve là mausolée de Cheikh Ahmadou Bamba Kadimou Rassoul...

Serigne Khadim Gaydel Lô

Le Tout-Puissant nous dit, dans le Saint Coran, que ceux qui croient et qui accomplissent les actions pieuses se retrouveront au paradis dans une demeure nommée Touba (...lil lazìna amanou wa hamilou sàlihati Touba lahoum housnoul ma-à bi...).

Touba a toujours été la convoitise de tous les saints qui ont eu à fouler la terre et à marquer leur génération. Cependant, Cheikh Ahmadou Bamba Khadim Rasoul est le seul qui ait pu l'acquérir par le biais de son engagement et de sa bravoure.
Le Prophète Mohamed (PSL) apporte des éclaircissements  sur la nature de cette création divine à vocation paradisiaque qui est incarné sur terre par la cité de Cheikhoul Khadim. Le Messager affirme que Touba est un arbre au centre du paradis dont les fleurs sont utilisées pour confectionner les habits de ceux qui y demeurent.
Un érudit du nom de Aboul Fidàya Ibnoul Kassìr nous rapporte dans son oeuvre littéraire intitulée Bidàyatou wa nihàya, que le prophète INSA ibn Mariam a demander au Seigneur ce qu'était réellement "Touba". Le Créateur lui répondit que c'est un arbre qu'Il a planté Lui-même au centre du paradis. Dieu lui dit ensuite que la quintessence de l'arbre est la gratitude (sadjaratou ridwan), que sa sève qui provient du "tasnìme" a une saveur de gingembre et est parfumée au misk, et que quiconque en boit une goutte n'aura plus jamais soif. Lorsque le fils de Mariam exprima son vœux d'en goûter, Dieu lui répondit que nul ne pouvait y avoir accès avant le prophète Mohamed et sa communauté. Mais Il lui fit une faveur. Ainsi Dieu lui dit: "Je ne vais pas te tuer mais Je te monterai au ciel jusqu'à ce que cette communauté voit le jour. Ensuite Je te ferai redescendre.
Sache que le Guide de la communauté de Touba s'appellera Ahmad, tu verras parmi eux certains qui ne prient ni ne jeûnent. Ils n'en auront pas besoin car Je leur ai  déjà accordé ma miséricorde. Parmi eux ils y auront des érudits et des saints en grand nombre qui auront toute Ma Considération. La formule "Là ilaha ilalah" sera ce qu'ils prononcent le plus. Cette communauté sera la plus représenté au paradis après le jugement." (...)

Serigne Khadim Gaydel Lô

Après un exil en Afrique central, Cheikh Ahmadou Bamba faisait son grand retour au pays, parmi les siens, emmenant avec lui des distinctions et privilèges que Dieu n'avait jamais accordé à une créature. 

Suite à son arrivée à la capitale sénégalaise de l'époque, Saint-Louis, Khadimou Rassoul pris la direction du sud pour regagner son fief dans le Baol. Il fit son premier escale à Ndame Sanôssi, lieu de résidence de l'un de ses  grands disciples: Serigne Siré Lô. Sa venue à Sanôssi coïncidait avec le cinquième jour du mois de ramadan et le Cheikh avait initialement prévu d'y passer trois jours avant de continuer son chemin. Cependant, par le biais de l'ange Gabriel, Dieu lui dit de rester sur ces terres bénites de Ndame, sur lesquelles le Coran est vivifié comme nul part ailleurs, jusqu'à la fin du jeûne. 
Le Cheikh appela Serigne Siré Lô et lui fit part de la bonne nouvelle. La joie et la reconnaissance de ce dernier fut si grande qu'il ne cessa d'exprimer sa gratitude à Serigne Touba. 
Par la baraka du Cheikh, Serigne Siré Lô parvint à assurer un festin royal à tous les hôtes durant l'intégralité du séjour, à l'heure de la rupture du jeûne. Ainsi chaque jour, le menu était composé de chameaux, de bœufs, de moutons et de chèvres. 
Durant le séjour, l'ensemble des peuples de Ndame s’est retrouvé chez Serigne Siré à Sanôssi, comme ce fut le cas d'ailleurs avec d'autres grands disciples du Cheikh. 
La liesse et l'allégresse qui animait le quotidien de ces peuples, en cette période était inexplicable, Serigne Moussa Ka le dit par ailleurs dans ses écrits. 
A la nuit de la destinée (leylatoul Qadr) Serigne Touba rassembla l'ensemble de mes aïeuls de Ndame et leur dit: "Rendez grâce à Dieu le Tout-Puissant car Il m'a fait savoir que vous (qui portez le nom "LÔ") et vos disciples n'aurait jamais à supporter les supplices de la tombe causés par les deux anges Mounkir et Nakir."
Khadim Rassoul confirma ses propos le jour de la korité en leur disant: "Ô peuples des Ndames soyez heureux car les flammes de l'enfer ne vous verront jamais".
D'ailleurs Serigne Moussa Ka en a fait un long récit dans lequel il atteste que leur fête de korité était plus agréable que le paradis...

Serigne Khadim Gaydel Lô

Le Foulkoul Maskhoune fait partie des plus grandes oeuvres littéraires que le monde musulman ait connu. C'est un recueil de poèmes d'une richesse et d'une diversité inouïe en terme de lyrisme prophétique, en plus du fait que sa force spirituelle et sa contenance en terme de bienfaits dépasse tous ce que l'humanité pourrait imaginer.
Ainsi, son auteur, Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul, faisait de temps en temps des révélations à propos du recueil quand il en avait l'occasion.
De ce fait, Serigne Touba affirmait qu'à chaque fois que le récital du Foulkoul Maskhoune a été effectué, les portes de l'enfer seront à jamais fermées pour ceux qui ont effectué la déclamation des vers et pour ceux qui ont écouté la lecture religieusement jusqu'à son terme. Le paradis sera leur demeure, et il ne saurait en être autrement. En plus ils seront élevés au rang des plus grands saints et auront la même considération que les valeureux qui ont consacré leur vie à l'adoration et  au jihad.
La miséricorde universelle contenu dans le Foulkoul Maskhoune est matérialisé, notamment, par son nom qui renvoie littéralement à l'Arche de Noé, dont Serigne Touba certifie que Dieu lui à remis l'ensemble des secrets.
Le fondateur du mouridisme disait également du recueil, que Dieu lui a gratifié, par la grâce du Prophète Mohamed (PSL), de communautés qui se consacreront à la lecture et à la vivification perpétuelle du Foulkoul Maskhone. Par conséquent, que les disciples qui s'y engagent soient certains du succès de leur entreprise, car son couronnement a été scellé bien avant.
Khadimou Rassoul dit, aussi, que c'est au moment où il produisait le recueil que le Prophète Mohamed (PSL) lui est venu pour lui remettre l'ensemble des secrets contenus dans le Saint Coran. Il ajoute que, lorsque l'oeuvre fut achevée, les jours et les mois sont venus lui faire allégeance, et Dieu, à cette occasion, lui a fait don de la dote de l'ensemble des "hourou haïni". C'est également à travers le Foulkoul Maskhone que le Tout Puissant lui a offert la totalité des bienfaits contenus dans tous les mois de l'année sans exception, de zul-hijja à muharram...

Serigne Khadim Gaydel Lô

...Serigne Bassirou Mbacké ibn Khadim Rassoul raconte, qu'un jour, Serigne Touba faisait le récit de son exil en Afrique central. Ce qu’il disait était si émouvant qu’un membre de l’assemblée lança un grand cri à cause du chagrin qu’il éprouvait. Lorsque le Cheikh lui demanda la raison d'une telle réaction, le disciple lui répondit : «  Les souffrances que vous avez du supporter » .

 Cheikhoul Khadim lui répondit que même l’imagination ne pouvait décrire ses tourments.
Ceci dit, lorsqu’il surmonta toutes ces entraves, endossa toutes ces épreuves et esquiva tous ces pièges fallacieux, il devint le plus  rayonnant des astres et le monde entier courut vers lui.
C'est ce que confirme le poète Cheikh Ibrahima Diop en ces termes: « Les gens venaient des différents horizons par milliers devant sa porte,  comparables aux nombreux pèlerins qui viennent à la Mecque  pour faire le hajj (le cinquième pilier de l’islam). »
Aujourd'hui cette ruée vers Serigne Touba s'accroît de jour en jour. Regardons, notamment ces millions de pèlerins qui se bousculent à l'occasion du grand magal de Touba dans les artères de la ville sainte et ces milliers de voitures sur les routes saturées; chaque individu faisant le déplacement avec la ferme conviction que sa vie n’a de sens que s’il parvient à célébrer le magal comme le veut la tradition...

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