الأربعاء 24 ربيع الأوّل 1439 Wednesday 13 December 2017

Netali Borom Ndame

Netali Borom Ndame (80)

Le Prophète Mohammed (psl) est incontestablement un virtuose jusque-là jamais vu auparavant, car c’est sur lui qu’est descendu le Livre sacré, universel, sans aucun manquement qu’est le Saint-Coran, lui qui est un illettré, issu d’un peuple de profane ; le Saint-Coran qui est si merveilleux que même les mécréants de la Mecque y résister au point qu’ils allaient écouter en cachette le Prophète lorsqu’il les lisait à haute voix durant la nuit.

Lorsqu’Amina donna naissance à notre vénéré Mohaamed (psl), elle a vu une lumière qui éclairait les palais de Syrie. C'est à cela que faisait allusion son oncle Al Abbas (ra), lorsqu’il dit dans son poème : «Quand tu es né, la terre brillait et l'horizon est illuminé par ta lumière. Nous voyageons dans cette lumière et dans les sentiers de la justice». Parmi les merveilles de la naissance de l’élu le plus pur on note également que le Palais de  Kisra l'empereur de Perse fut ébranlée et quatorze de ses balcons effondrés, l'eau du lac de Tibériade Sivah a également diminué, et le feu de Fars en Perse éteint (selon de nombreux récits, ce feu avait brûlé sans interruption pendant un millier d'années). A cet occasion également la sécurité des cieux a été augmenté, étant rempli de plus de gardes en plus des étoiles filantes qui ont empêché les démons de s'y cachaient. La compétence des devins et la magie des sorciers furent également closes. Cheikhoul Khadim est revenu en détail sur ces merveilles dans dans « Jazboul Khoulob » :

L’affection immense et inconditionnel que Serigne Touba ressentait envers le Prophète Mohamed (psl) l’a conduit à un stade où il n’a point d’égal concernant tout ce qui se rapporte, de près ou de loin, en bien, à la meilleure de créatures. C’est cet amour spirituel qui animait fortement la volonté du Cheikh, à ses débuts, d’aller vivre à Médine près du tombeau de son bien aimé, mais la mission dont il fut investi, l’a poussé à rester. Dans son poème connu sous le nom de « Ra’iya », il évoque d’ailleurs cet épisode de sa vie comme suit : « Il a empêché mon corps de lui rendre visite mais ma langue et mon cœur lui rendent visite en permanence ».

Le Mawlid qui commémore la naissance de l’élu le plus pur, Moustapha, revêt une solennité inégalable, ne serait-ce parce que l’Humanité croyante doit sa délivrance cet évènement, comme en atteste le Coran dans la Sourate « al anbiya » au verset 107 qui dispose : « Nous ne t’avons envoyé (Ô Muhammad) que comme une miséricorde pour les mondes »

Ce Grand Magal de Touba que nous célébrons est le fruit d’innombrables épreuves comparables à ceux que les envoyés de Dieu ont enduré à leurs époques respectives. A ce sujet, Cheikh moussa Kâ  raconte : « Si l’on comparaissait  le rang des élus de Dieu toutes générations confondues à celui du Cheikh, on verrait en faveur de ce dernier, une suprématie certaine due aux épreuves mais aussi aux secrets que lui seul est parvenu à connaître, j’en ai la preuve : le voyage pour la félicité (l’exil au Gabon) ».

(…) Le jeudi 28 Raabi’oul-awal 1313 de l’Hégire, Cheikhoul Khadim fut transféré de Saint-Louis à Dakar. À son arrivée au crépuscule, c’est au moment où le Cheikh chercha à rompre son jeûne qu’il fut interpellé et conduit en un endroit obscur et insalubre. À peine fut-il à l’entrée de cette étroite chambre qu’on le déposséda des turbans dont il se servait pour envelopper sa tête. Il fut jeté de force à l’intérieur et son pied fut transpercé  par une des pointes fixées au sol et son sang coulait. Mais jamais il n’a manqué d’opiniâtreté car, dans la douleur, son premier réflexe, fut la célébration, d’une  prière au cours de laquelle il récita les deux sourates les plus longues du Saint Coran pour réaffirmer sa soumission à  DIEU son seul et unique GARANT. Cependant L’étroitesse et les autres aspects négatifs de la chambre ne lui permirent guère de faire une prosternation.

Le Cheikh séjourna à Saint-Louis pendant un mois et dix jours soit une durée de quarante jours. Ce long séjour fut dû au fait que ce fut la période pendant laquelle les autorités coloniales se concertèrent pour trouver un consensus puisque d’aucuns pensèrent que Khadimou Rassoul  devrait être emprisonné ou exécuté. Ses deux propositions furent aussitôt rejetées par le conseil privé, qui argumenta que ces dernières ne feraient qu’aggraver la situation, sous tension, déjà incontrôlable et pourraient être à l’origine d’un soulèvement populaire. C’est à partir de ce  moment  qu’ils songèrent à l’exil de Khadimou Rassoul. Inconsciemment les autorités agirent en concordance avec la volonté de  DIEU,  de son Envoyé et  de leur Serviteur.

Khadimou Rassoul quitta sa demeure sis à Mbacké Bary dans le Djoloff à l'aube du samedi 18 SAFAR 1313 et arriva à Jewol dans l’après-midi, pour y trouver les soldats détachés pour sa capture. Ils furent désemparés à sa  rencontre au point qu’ils se précipitèrent tous vers leur commandant. Cheikhoul Khadim  profita de l’occasion pour célébrer la seconde prière obligatoire de l’après-midi (Al Asr), avant de s’entretenir avec le commandant. La volonté du Cheikh était de passer la nuit à Jewol, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle il tourna sa face vers la Kaaba en prononçant cinquante fois la formule « Basmalla ». Il fut exaucé car le commandant fut aussitôt tourmenté et s’occupa d’autres choses laissant ainsi à Khadimou Rassoul l’opportunité de passer la nuit en ces lieux. Parmi les soldats, il y’en avait un qui eut une volonté ferme d’entretenir une relation courtoise avec le Cheikh, qui semblait pourtant être leur captif. Il s’appelait Serigne Omar Ndiaye et habitait à Goundioura Ndiaye.  Khadimou Rassoul eut pour lui une grande estime.

Devant les accusations infondées qu’il subissait et face à l’entreprise infernale des colonisateurs qui voulait sa disparition, Cheikh Ahmadou Bamba voyait, des options s'offrir à lui.

L’une aurait pu être  de continuer à s'esseuler solitairement tout en faisant fi des turpitudes de ce  monde immédiat. Pour le Cheikh cela équivaudrait certainement à ne pas s'occuper des souffrances des populations ; ce qui n’était pas dans son caractère.

Dans l'histoire de l'humanité les prophéties ont toujours rencontré des résistances très farouches de la part des peuples à qui elles étaient destinées et qui ont bâtis leurs civilisations sur des fondements polythéistes ou barbares. Sur ce que nous pouvons retenir, aucun prophète n'a échappé au rejet et au dénigrement des siens. Ainsi de Noé à Moïse en passant par Insa (Jésus) pour en venir à Mohammed,  personne n'a pu échappé à l'opposition des mécréants. 
De ce fait, la dernière prophétie qui nous est parvenu par Mohammed (psl) a connu, durant les prémices de sa propagation, des oppositions sanglantes. Le Prophète (psl) fut tellement persécuté dans sa Mecque natal qu'il reçu l'ordre de la Divinité de s'exiler à Médine avec le nombre limité de croyants qui ont répondu à l'appel. Ceci dit l'exil n'a pas été sans conséquences car les musulmans, pour sauver leurs vies, ont du partir en laissant toutes leurs richesses matérielles aux mains des mécréants plus nombreux et plus puissants.
La deuxième année de l'Hégire, l'an 624 (après J-C), le Prophète reçu du Tout-Puissant l'ordre d'attaquer la caravane commerciale mecquoise qui faisait le trajet entre la Mecque, sham (actuel Syrie) et Yémen, afin que les musulmans se fassent justice après s'être fait dépouillé par les mécréants au moment de l'exil. Quand le prophète Mohamed (psl) en informa les siens, les ansarious et les mouadjirinas se sont portés volontaires pour aller au combats. C'est ainsi l'ensemble des musulmans réuni et prêt à attaquer la caravane qui faisait le nombre de 313.
Ladite caravane qui était sous la responsabilité d'Abou Sofiane englobait une importante partie de la richesse des habitants de la Mecque car le commerce caravanier était à l'époque l'activité économique principal et tout le monde y investi.
Abou Sofiane, ayant écho de l'attaque qui se préparait dévie la caravane et envoi un émissaire à la Mecque du nom de DamDam ibn khamarine wal khawariyou. Dès que la nouvelle fut répandu les mecquois se sont armés et sont aller à la rencontre de Abou Sofiane afin de présenter une opposition face à l'armée musulmane. Ils furent pas moins d'un millier dont une centaine de cavaliers. 
Les deux armées firent face près des puits de la localité de Badr d'où l'appellation de cette guerre si symbolique.
Le Prophète (psl) avait reçu ce jour là un soutient considérable venu des cieux de 3000 anges dirigés par l'ange Gabriel chevauchant sa célèbre  monture: Khaysoum.
Comme nous l'indique Cheikh Ahmadou Bamba dans ses poèmes tel que Jazbou ou encore Mimiya  la bataille fut âpre.

Dans ses vers, Khadim Rassoul nous exprime à quel point les croyants étaient vaillant et déterminé, à quel point les mécréants ont regretté Badr, mais également à quel point le prophète Mohamed (psl) était un meneur incontestablement parfait; d'où la prose suivante:"Il (le prophète) apparu telle une pleine lune à Badr" mimiya.
Le déséquilibre des troupes en terme de personnes avait été largement compensé par l'apport de l'armée céleste dirigé par l'ange Gabriel. Le combat fut tellement âpre que le ciel était recouvert de poussière au point qu'on ne voyait rien. Les seul chose perceptible par l'ouïe furent le bruit des sabres et le cris des chevaux.
Ce fut le jour des guerriers comme nous le souligne Serigne Touba dans Jazbou car il était question de donner sa vie pour la face de Dieu.
C'est ainsi que le Tout-Puissant assura à son élu le plus pur et à ses vaillants compagnons, une brillante victoire qui symbolise celle de la vérité sur le mensonge, celle de la lumière sur l'obscurité.

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