الجمعة 7 جمادى الثانية 1439 Saturday 24 February 2018

Netali Borom Ndame

Netali Borom Ndame (86)

Il convient de préciser que lorsqu’il parle de science, Cheikh Ahmadou Bamba vise sans équivoque celle considérée comme étant utile. En effet, le Cheikh a écrit que « la meilleure des sciences est celle qui consiste à apprendre l’Unicité Divine puis viennent la traduction coranique et la science du hadith. Il s’agit de la science utile, celle qui inspire au savant la crainte de Dieu, le Créateur des serviteurs.  »

De bonne heure, Cheikh Ahmadou Bamba avait fait de la recherche scientifique son objectif premier et sa raison de vivre. Ceci ne serait guère surprenant au vu de ses origines. En effet son vénéré père Mame Mor Anta Salli avait dans les domaines de la science religieuse une renommée qui dépassait bien les frêles frontières du Cayor et du Baol. Il fut choisi Cadi du Roi afin qu’il se prononce sur les questions de jurisprudence. Concernant sa sainte mère, la voisine de Dieu, Mame Mariama Bousso, elle est issue de la famille des Boussobés, qui fut de tout temps respectée du fait des savants hors pair qui y ont vu le jour. A cela s’est notamment ajouté un amour manifeste pour le savoir de la part du saint de Touba dès sa jeunesse et cela s’est illustré par ses fréquentes pérégrinations dans le but de combler sa curiosité scientifique.

Le premier devoir que Dieu a ordonné à l’homme dans la logique de l’adoration est de s’instruire. Ceci peut s’expliquer par le simple fait que, l’homme est doté de bon sens pour comprendre, appréhender, interpréter et dès lors croire avec conviction.

Deuxième partie 

Cheikh Ahmadou Bamba a toujours consacré son temps à l’étude et à la propagation des sciences utiles, mais il s’est particulièrement illustré dans la composition de panégyriques à l’endroit de la meilleure des créatures. Ses écrits ne seront jamais comparables à ceux de tout autre érudit, toutes générations confondue car les xassaïdes de Serigne Touba ont une contenance extraordinaire en termes de bienfaits de sorte qu’ils constituent subséquemment pour celui qui en fait usage, notamment par la lecture et la déclamation :

A chaque fois que le Seigneur investi un élu d’une mission auprès de ses semblables, Il met à sa disposition un pouvoir hors du commun, qui est en corrélation avec son époque, et qui crée nécessairement l’unanimité autour de lui.

Le Prophète Mohammed (psl) était un être humain, doté, par le Seigneur, d’attributs et de dons qu’on saurait octroyer à une autre personne sous peine de lui porter préjudice. Ainsi nous notons, qu’il pouvait voir aussi bien devant lui que derrière lui, dans la lumière comme dans l’obscurité. Quand il crachait sur l’eau amère de la mer, celle-ci devenait douce et buvable.  On ne l’a jamais vu fatiguer, encore moins bailler. Il surpassait, en hauteur, toute personne avec qui il marchait côte à côte, ce qui lui a valu, chez les wolofs, l’appellation de « Ndiol Makka » (l’élancé de la Mecque). Peu importe l’éclat du soleil, ou la claire de lune, jamais personne n’aura vu l’ombre du Prophète Mohammed (psl) ; et quand le pourquoi de ceci lui a été demandé le messager leur répondit qu’il était lumière. Ni les mouches, encore moins les moustiques ne s’aventuraient à se poser sur sa peau ou sur ses vêtements.

Le Prophète Mohammed (psl) est incontestablement un virtuose jusque-là jamais vu auparavant, car c’est sur lui qu’est descendu le Livre sacré, universel, sans aucun manquement qu’est le Saint-Coran, lui qui est un illettré, issu d’un peuple de profane ; le Saint-Coran qui est si merveilleux que même les mécréants de la Mecque y résister au point qu’ils allaient écouter en cachette le Prophète lorsqu’il les lisait à haute voix durant la nuit.

Lorsqu’Amina donna naissance à notre vénéré Mohaamed (psl), elle a vu une lumière qui éclairait les palais de Syrie. C'est à cela que faisait allusion son oncle Al Abbas (ra), lorsqu’il dit dans son poème : «Quand tu es né, la terre brillait et l'horizon est illuminé par ta lumière. Nous voyageons dans cette lumière et dans les sentiers de la justice». Parmi les merveilles de la naissance de l’élu le plus pur on note également que le Palais de  Kisra l'empereur de Perse fut ébranlée et quatorze de ses balcons effondrés, l'eau du lac de Tibériade Sivah a également diminué, et le feu de Fars en Perse éteint (selon de nombreux récits, ce feu avait brûlé sans interruption pendant un millier d'années). A cet occasion également la sécurité des cieux a été augmenté, étant rempli de plus de gardes en plus des étoiles filantes qui ont empêché les démons de s'y cachaient. La compétence des devins et la magie des sorciers furent également closes. Cheikhoul Khadim est revenu en détail sur ces merveilles dans dans « Jazboul Khoulob » :

L’affection immense et inconditionnel que Serigne Touba ressentait envers le Prophète Mohamed (psl) l’a conduit à un stade où il n’a point d’égal concernant tout ce qui se rapporte, de près ou de loin, en bien, à la meilleure de créatures. C’est cet amour spirituel qui animait fortement la volonté du Cheikh, à ses débuts, d’aller vivre à Médine près du tombeau de son bien aimé, mais la mission dont il fut investi, l’a poussé à rester. Dans son poème connu sous le nom de « Ra’iya », il évoque d’ailleurs cet épisode de sa vie comme suit : « Il a empêché mon corps de lui rendre visite mais ma langue et mon cœur lui rendent visite en permanence ».

Le Mawlid qui commémore la naissance de l’élu le plus pur, Moustapha, revêt une solennité inégalable, ne serait-ce parce que l’Humanité croyante doit sa délivrance cet évènement, comme en atteste le Coran dans la Sourate « al anbiya » au verset 107 qui dispose : « Nous ne t’avons envoyé (Ô Muhammad) que comme une miséricorde pour les mondes »

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