الأربعاء 7 جمادى الأولى 1439 Wednesday 24 January 2018

Momar Talla Kane

Momar Talla Kane

Des études scientifiques ont montré que l'édition 2016 du Grand Magal de Touba a généré quelques 256 milliards de FCfa et que la Tva (taxe sur la valeur ajoutée) tirée des activités liées à cet événement a fait, à elle-seule, quelques 45 milliards F Cfa. C'est ce qu'a annoncé ce lundi 16 octobre 2017, le président de la Commission communication et culture du Grand Magal de Touba, Serigne Cheikh Abdoul Ahad Mbacké Gaïndé Fatma, au cours de la réunion nationale consacrée aux préparatifs de ce grand rendez-vous de la communauté mouride. Une rencontre présidée par le ministre de l'Intérieur et de la sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, en présence du porte-parole du khalife général des mourides, Serigne Bass Abdou Khadre.

Khadimou Rassoul quitta sa demeure sis à Mbacké Bary dans le Djoloff à l'aube du samedi 18 SAFAR 1313 et arriva à Jewol dans l’après-midi, pour y trouver les soldats détachés pour sa capture. Ils furent désemparés à sa  rencontre au point qu’ils se précipitèrent tous vers leur commandant. Cheikhoul Khadim  profita de l’occasion pour célébrer la seconde prière obligatoire de l’après-midi (Al Asr), avant de s’entretenir avec le commandant. La volonté du Cheikh était de passer la nuit à Jewol, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle il tourna sa face vers la Kaaba en prononçant cinquante fois la formule « Basmalla ». Il fut exaucé car le commandant fut aussitôt tourmenté et s’occupa d’autres choses laissant ainsi à Khadimou Rassoul l’opportunité de passer la nuit en ces lieux. Parmi les soldats, il y’en avait un qui eut une volonté ferme d’entretenir une relation courtoise avec le Cheikh, qui semblait pourtant être leur captif. Il s’appelait Serigne Omar Ndiaye et habitait à Goundioura Ndiaye.  Khadimou Rassoul eut pour lui une grande estime.

Dans la partie de son enseignement religieux consacrée à la profession de foi, qu’il considère d’ailleurs comme la première étape de la religion, Serigne Touba, après avoir mis l’accent sur la considération suprême que le croyant doit avoir envers le Seigneur, met en garde contre toutes insuffisance dans sa perception vis-à-vis de la perfection avéré du Créateur.

Nous assistons actuellement à un échec de toutes les théories et philosophies modernes concernant la vie en société. De la chute du marxisme au rejet du libéralisme après le recul du socialisme, nous voici face à une montée en puissance du nationalisme dans certains pays. L’échec est total. Il semble que toutes les manières de pensée la vie en communauté soient ballotées et le monde vit dans la tourmente.

Le Magal de Darou Khoudoss qui a lieu à chaque fois la vingtième nuit du mois lunaire de mouharram, est en effet la commémoration du retour définitif de Cheikh Ahmadou Bamba à Touba dans sa dernière demeure terrestre après 33 ans de captivité. La première célébration officielle a été effective en 1937 sous la direction de Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké Khalif de SerigneTouba.

Devant les accusations infondées qu’il subissait et face à l’entreprise infernale des colonisateurs qui voulait sa disparition, Cheikh Ahmadou Bamba voyait, des options s'offrir à lui.

L’une aurait pu être  de continuer à s'esseuler solitairement tout en faisant fi des turpitudes de ce  monde immédiat. Pour le Cheikh cela équivaudrait certainement à ne pas s'occuper des souffrances des populations ; ce qui n’était pas dans son caractère.

La science utile a été considérée par Cheikhoul Khadim, durant son séjour terrestre, comme une chose incontournable dans la vie d’un être humain en quête de salut. Il n’y a d’ailleurs rien de surprenant en cela du fait de sa qualité de Serviteur privilégié du Messager de Dieu (PSL) et de Sauveur des âmes. De ce fait, dans le cadre de l’éducation spirituelle qu’il dispensait aux disciples, Cheikhoul Khadim  a mis en place un cadre propice à la réalisation du premier devoir que Dieu a ordonné à l’homme dans la logique de l’adoration, il s’agit de s’instruire : IQRA. Dans son entreprise, Serigne Touba lança le concept de Djihadoul Ilm, comme nous l’a dit Serigne Khadim Gaydel Lô, pour ainsi montrer clairement que le seul domaine de compétition qui méritait de se prévaloir était celui de la connaissance, avant d’y ajouter que : « il ne s’agissait plus de se lancer dans une quelconque entreprise guerrière et violente, mais plutôt, pour le musulman, d’exceller dans l’action de recherche scientifique en ce qu’elle est la clé salvatrice permettant un épanouissement tant spirituel que temporel. »

Le Magal est d’abord un événement qui permet d’avoir une pensée pieuse pour les souffrances atroces subies par le Saint homme au bénéfice de son peuple meurtri. Si aujourd’hui nous pouvons festoyer dans la paix, c’est qu’un martyr a témoigné de sa foi en portant haut l’étendard de l’Islam dans les eaux troubles de la colonisation. En cela, il est l’archétype du Sadiquin, du Salihin et du Sahada réunis à l’aune du verset 69 de la sorate « An nisa » qui proclame : « wa man yuti i allaha wa ar rasula fa-ula-ika ma ‘a al –lazina an ama Allahu’ alaytim mina an nabiyina wa as siddiqina wa ash-shuhada-i wa salihina wa hasunaula-ika Rafiqaan » ( quiconque obéit à Allah et au messager, ceux-là seront avec ceux qu’Allah a comblés de Ses Bienfaits : les prophètes, les Véridiques, et les vertueux. Et quels bons compagnons que ceux-là).

Ziar Ashoura 2017 auprès de Serigne Khadim Gaydel Lô Borom Ndame. Un évenement plein de reussite et d'émotions. 

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