الخميس 6 جمادى الثانية 1439 Friday 23 February 2018

Actualités Islamiques

Actualités Islamiques (377)

Aujourd'hui, la ville de darou moukhty fief de Mame thierno Birahim, a exprimé toute son indignation à travers un rassemblement organisé ce jeudi 04 sur l'esplanade de la mosquée.

La rédaction de Jeune Afrique regrette profondément la publication de la photo caricaturale de Serigne Touba. Après Béchir Ben Yahmed, c'est au tour de Marwane, fils du Pdg et non moins directeur de publication de s'expliquer. Dans les colonnes de L'Observateur, il soutient que "l'intention de Damien Glez (l'auteur de la caricature) n'était pas de blesser ou d'offenser qui que ce soit". Aussi, a-t-il dit : "Ceux qui éditent les articles du site internet qui, en l’occurrence, connaissent mal l'Histoire et la culture du Sénégal et qui travaillent souvent dans l'urgence, tant la production est grande, n'ont pas réalisé la sensibilité du sujet et n'ont consulté personne avant la mise en ligne. Il y a eu aucun filtre. Voilà comment les choses se sont passées. Cela n'excuse rien, ce sont simplement les faits qui démontrent qu'il y avait aucune mauvaise intention, mais un réel manque de réflexion, pour ne pas dire de professionnalisme". A la question de savoir qu’est-ce qui a poussé "Jeune Afrique" à enlever le dessin sur le site, le journaliste souligne qu’il faut "savoir battre sa coulpe lorsqu’on commet une erreur, à fortiori aussi grave. Nous n'aurions jamais dû publier ce dessin, l'enlever était donc la moindre des choses. Nous avons ensuite présenté nos excuses sur le site et dans l'hebdomadaire à tous nos lecteurs qui se sont sentis offensés. Ainsi que, de vive voix auprès du porte-parole du khalife général des mourides, qui les a transmises. Elles ont été acceptées". Marwane Ben Yahmed souhaite aussi rencontrer le khalife Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbaké pour réitérer leurs excuses.

Macky Sall condamne fermement la caricature de Cheikh Ahmadou Bamba par le site de Jeune Afrique. Le président de la République estime que la liberté de presse ne peut pas être un prétexte pour "agresser" les convictions et les croyances religieuses des citoyens. Il invite au respect de la foi des et des autres tout en indiquant que l'attitude de nos confrères de Jeune Afrique était "irresponsable". "Je voudrai, de la façon la plus solennelle, condamner très fermement cette pratique de caricaturer la religion ou la foi des autres. La liberté de presse ne peut pas être un prétexte pour agresser d'autres citoyens. Le Sénégal est un pays extrêmement tolérant, un pays où la cohabitation entre religions se fait de façon harmonieuse, dans le respect et la diversité. Nous exigeons également que nos croyances soient respectées. Il n'est pas acceptable qu'une telle caricature, après ce qu'on a connu sur l'affaire Charlie (Hebdo), puisse venir d'un journal aussi important que Jeune Afrique sur le continent. En sachant ce que représente le Mouridisme au Sénégal et ce que représente la figure de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké. Donc, faire une telle caricature a été une erreur très grave de la part du journal", a martelé le chef de l'Etat alors qu'il recevait le Premier ministre italien, Matteo Renzi, en visite au Sénégal.

A travers un communiqué, la Communauté de Cheikh Al Islam, El Hadj Ibrahim Niass, "condamne avec la dernière énergie la caricature", par le magazine Jeune Afrique, du vénéré Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké. "Nous considérons qu’au delà du Saint homme, c’est à tous les Musulmans que cette offense a été adressée et, plus particulièrement, aux adeptes du soufisme. Il est, en effet, admis par les soufis du monde entier que quiconque offense un homme de Dieu, c’est comme s’il avait offensé tous les saints d’Allah", martèle la famille de Baye Niasse. Et d'ajouter: "Nous en appelons aux Musulmans du Sénégal et de la Diaspora pour se dresser contre le message qui, insidieusement, sous-tend cette manœuvre. Nous considérons que cette caricature est une œuvre des ennemis de l’Islam, et supplions Allah Tout Puissant de préserver le Sénégal et le monde contre leurs complots multiformes".

La marche de prostestation contre Jeune Afrique s'est déroulée à Thiès ce dimanche à la promenade des Thièssois; Le film en image.

 Depuis le jeudi 28 février date à laquelle, le journal  a publié les caricatures de cheikh Ahmadou Bamba, la plupart des régions du Sénégal se sont rassemblés pour dénoncer l'acte du journaliste Mr Gler.

A Dakar, la mosquée massalikoul djinane a été le point de départ des manifestants qui se sont rassemblés à la place de l'obélisque. Plusieurs centaines de milliers de disciples ont dit non à la falsification de l'histoire;

A Thiès, les fidèles se sont rassemblés ce dimanche à la promenade des thièssois pour montrer leur colères. Mbacké aussi, le département où réside la ville de Touba a choisi le dimanche pour protester contre les allégations de Jeune Afrique.

 Selon Jeune afrique, en appelant au calme et en acceptant nos regrets, les responsables de la confrérie des mourides, son khalife général en tête, se sont placés dans le sillage de ses enseignements mais Il n’en va pas de même, hélas, de ceux qui se sont distingués par des appels à la censure contre J.A. « Lorsque l’un de vous se met en colère, qu’il se taise ! » a dit le Prophète. Car « Allah est doux et il aime la douceur en toute affaire »;

Un affirmation de Jeune Afrique qui traduit la peur de la censure qu'il encoure après cette bêtise ignoble.

Peut-on sourire de tout et avec tous ? La réponse, à l'évidence, est non.

Afin d’ironiser à propos de ceux qui, au Sénégal, ne font pas la différence entre un boubou et une robe, avec toutes les déductions infondées qui en découlent, le caricaturiste Damien Glez a publié le 28 janvier sur notre site internet un dessin dans lequel est reproduite l’unique photo connue de Cheikh Ahmadou Bamba, rappelé à Dieu en 1927.

Utilisée pour illustrer un article portant sur un sujet aussi sensible que l’homosexualité, cette représentation a été vécue par de nombreux fidèles de celui qu’on appelle aussi Serigne Touba (« le grand marabout de Touba ») comme un choc et une agression. Devant le tsunami de protestations, le dessin de Glez a été supprimé de notre site au bout de quelques heures, sans que ce retrait – et les excuses qui l’accompagnaient – ne mette un terme aux réactions parfois menaçantes qu’il a suscitées.

En appelant au calme et en acceptant nos regrets, les responsables de la confrérie des mourides, son khalife général en tête, se sont placés dans le sillage de ses enseignements

Soyons clairs : nous n’aurions pas dû publier ce dessin dont nous avons, à l’évidence, mésestimé l’impact négatif. J.A. a pour règle de n’insulter la foi et les convictions de personne. Pour nous – et nous l’avons répété lors du drame de Charlie Hebdo -, le droit au blasphème n’est ni un devoir, ni consubstantiel à la liberté d’expression. Le but de Glez et de notre site internet n’était d’ailleurs pas, on l’aura compris, de blesser, encore moins de porter atteinte à la figure vénérée du Cheikh. Mais il est des moments où le regard du lecteur est en totale contradiction avec les intentions de l’auteur. Dans ce cas, il faut savoir battre sa coulpe.

Soufi, poète, théologien, résistant anticolonial, Cheikh Ahmadou Bamba incarnait un islam de paix, de dialogue et de modération. En appelant au calme et en acceptant nos regrets, les responsables de la confrérie des mourides, son khalife général en tête, se sont placés dans le sillage de ses enseignements. Il n’en va pas de même, hélas, de ceux qui se sont distingués par des appels à la censure contre J.A. « Lorsque l’un de vous se met en colère, qu’il se taise ! » a dit le Prophète. Car « Allah est doux et il aime la douceur en toute affaire ».

François Soudan

Directeur de la Redacteur 

La marche pacifique s'est déroulée ce samedi de la mosquée massalikoul Djinane à la place de l'obelisque pour protester contre les carricatures de Jeune Afrique sur Serigne Touba.

Dans un article traitant d’une affaire de tenue vestimentaire, le journal Jeune Afrique a publié, sur son site web, une caricature du vénéré Cheikh Ahmadou Bamba MBACKE, provoquant la désapprobation, la colère de la communauté mouride, et au-delà, de tous les Sénégalais. 
  
A la suite du Chef de l’Etat, le Président Macky SALL, le Gouvernement du Sénégal exprime toute son indignation et condamne, avec fermeté, cette maladresse incompréhensible et inadmissible de la part d’un organe de presse qui s’identifie à l’Afrique et sensé connaître, défendre et promouvoir la culture et les valeurs africaines. 
  
Le Gouvernement prend acte des excuses présentées par Jeune Afrique et tient à rappeler que le vénéré Cheikh Ahmadou Bamba, Homme de Dieu, est un symbole national, un patrimoine culturel mondial, dont les enseignements fondés sur la paix, le travail,  le pardon, le respect de l’autre, le culte du savoir, ont inspiré et continuent à inspirer toute l’humanité. 
  
Le Gouvernement renouvelle tout son soutien et sa solidarité au Khalif Général Cheikh Sidy Mokhtar MBACKE, à la communauté mouride,  et à tous  les hommes de Dieu et prendra toutes les dispositions nécessaires, pour la protection de nos figures historiques, le respect de nos valeurs et convictions religieuses. 
  
  
  
Le Ministre auprès du Premier Ministre, 
Porte-parole du Gouvernement 
Seydou GUEYE

© 2017 Khadimrassoul.net All Rights Reserved. Designed By Cellule Communication DRLH