الإثنين 22 ربيع الأوّل 1439 Tuesday 12 December 2017

Actualités & Reportages

Actualités & Reportages (247)

Les derniers nouvelles ou les reportages sur Serigne Khadim Gaydel Lô. 

Ce dimanche 19 Février 2017 à eu lieu à Mbacké Kadior un grand ziarra effectué par Serigne Khadim Gaydel Lô auprès de son guide et maitre, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké.
Pour rappel, c'est le Khalife général des mourides qui avait recommandé à Serigne Khadim Lô d'effectuer auprès de lui-même cette ziarra, et qu'il soit accompagné de ses disciples et poches, afin que tout un chacun puisse bénéficier des ses bénédictions, lui qui est l'autorité suprême du mouridisme.
Le "ndigël" a été respecté à la lettre, car Serigne Khadim Gaydel Borom Ndame s'est fait accompagné, non seulement de ses disciples qui sont sur le territoire national, mais également de ses proches et de tous ceux qui ont tenu à l'accompagner à l'occasion de cet journée de bénédiction.
De ce fait, de Dakar à Touba, de Saint-Louis à Kaolack, en passant par les villes intermédiaires, les pèlerins sont venu de chaque localité pour apporter leur pierre à l'édifice. Ainsi, une organisation sans précédente a été mis au point afin de convoyer la totalité des pèlerins à Mbacké Kadior le berceau du mouridisme.
Thiès était le point de ralliement de la grande majorité des pèlerins. Les bus qui provenaient des différentes localités tel que la région de Dakar et le département de Mbour avaient rejoint la promenade des thessois où les attendaient ceux qui sont chargés de convoyer les pèlerins de Thiès. C'était du jamais vu!
C'est vers les coup de 10 heures du matin que le convoi de plus d'une soixantaine de bus et de véhicule privé a pris le départ sous escorte motorisée de la gendarmerie. Serigne Khadim Gaydel Lô était à la tête du convoi. Durant le chemin, à chaque passage dans une ville ou village on pouvait lire sur le visage des riverains une expression de surprise; ils semblaient être impressionnés devant la longueur kilométrique du convoi dirigé par Borom Ndame.
L'arrivée à Mbacké Kadior fut aussi spectaculaire qu'émouvant, ce fut aux environs de 13 heures.
L'accueil qui avait été réservé aux pèlerins fut très chaleureux. Les habitants de Mbacké Kadior étaient très heureux d'accueillir les hôtes du khalife avec tous les honneurs. La joie et l'allégresse régnaient en maître de part et d'autre. L'heure était aux prières et collations afin de reprendre des forces en attendant la cérémonie. Certains en ont même profiter pour se rendre sur certains endroits mythiques de Mbacké Kadior tel que les différentes mosquées de Serigne Touba où il se recueillait.
C'est après la prière du "takussan" que tous disciples convergeaient vers la grande tente aménagée devant la maison du khalife. Quelques instants plus tard la ferveur montait en puissance, certains ne pouvaient contenir leur émotion: c'est le khalife Cheikh Sidy Mokhtar qui faisait sont apparition; du jamais vu, selon les habitants de Mbacké Kadior. Personne ne pouvait contenir sa joie. Assis à même le sol à côté du Khalife, Serigne Khadim Gaydel Lô était très concentré avec son calme légendaire, arborant ainsi  le comportement exemplaire du mouride, qui ne trouve sa particularité que dans la discipline absolue, surtout devant son guide spirituel.
Après être resté un moment avec les pèlerins, sous la tente, le Khalife a formuler des prières pour tous le monde avant de retourner dans ses appartements en compagnie de Serigne Khadim Lô, avec qui il s'est entretenu un très long moment.

Chers musulmans,

Nous sommes réunis une fois de plus pour célébrer un évènement à la dimension universelle du personnage unique qu’est le Prophète Mouhamed (PSL).

Sa naissance qui est célébrée aujourd’hui est une miséricorde pour tous les musulmans. Nous louons les vertus de ce personnage emblématique qui a marqué l’existence de toutes les créatures.  Nous montrons en ce jour notre gratitude à l’endroit du meilleur des envoyés comme nous le recommande Serigne Touba.

Le prophète Mohamed (PSL) est le Magnanime, L’Elu de Dieu, L’indulgent, le Courageux. La communauté musulmane est ainsi éminente que par la valeur de ses hommes et femmes qui la composent. Qu’en est –il alors lorsque la  gloire de cette dernière est dérivée d’un homme aussi parfait que Seydina Mohammed. La nature de l’Elu étant que son caractère fut apprécié des hommes certes mais de prime abord de son Seigneur qui proclame dans  la sourate 68 verset 4 Sourate Al-Qalam : Wa-innaka la’ala khoulouqin ‘azimEt tu es certes, d'une moralité éminente.

Si nous célébrons  ce jour comme étant le plus important pour la communauté singulière de Touba Baghdâd, c’est qu’il correspond certes  à une Agrément Divine. Cependant on ne peut que s’en réjouir car ce jour a beaucoup de  bienfaits qui y sont attachés.

Nous ne devons jamais oublier que son existence restera éternelle sur terre. Imaginez que son nom est invoqué à chaque instant, à chaque prière d’un musulman, son nom est cité à chaque louange à Dieu, son existence sur terre est de prime alors une réalité palpable. De là où il est, rien ne l’échappe, il voit tout, entend tout et est témoin de la continuité de l’humanité.

Le prophète a toujours prôné la paix dans ce monde avec ses actions et ses recommandations. Nous revenons toujours sur sa vie pleine d’enseignement et d’allégresse afin de tirer des enseignements. L’homme emblématique représente un modèle pour l’humanité toute entière.

Nous sommes aussi aujourd’hui très touchés par l'insécurité qui règne dans notre cher pays. Nous condamnons fermement les violences de ces derniers jours. Une violence qui sévit et causée par une crise de valeur profonde  qui s’enfonce de plus en plus. Je lance un appel à tous les musulmans à cultiver la paix intérieure et extérieure en s’inspirant des modèles de personnages qui ont marqué l’histoire à jamais dans l’islam.

 Ce qui se passe en Gambie aussi est plus ou moins dangereux et inacceptable pour  un homme qui se réclame musulman comme le Président Jammeh.

Ainsi Je recommande à l’état du Sénégal à jouer la carte de la diplomatie et de la prudence dans le dossier gambien. En aucune manière, la situation ne pourra être résolue par les armes donc, les acteurs de recherche de paix doivent partir sur la logique de la non-violence prônée par Cheikh Ahmadou Bamba.

Nous marquons ainsi notre désaccord total suite au revirement du Président Yaya Jammeh qui avait clairement notifié son acceptation des résultats de l’élection en Gambie en prenant comme témoin Dieu et le saint coran.  Un tel désaveu n’arrange en rien l’image de l’Islam.

Nous exhortons aussi exhorté les femmes au foyer d’être plus coopératives et miséricordieuses envers leur époux car celles qui s’acharnent sur leurs maris ne sèment que le malheur dans l’avenir de leurs enfants. Cette situation est due par une crise de valeurs qui s’approfondit de plus en plus du côté des femmes. Beaucoup parmi elles déclarent trouver leur modèle en la personne sainte de Mame Diarra Bousso sans suivre sa voie ni ses enseignements. La majeure partie des femmes n’ont plus de référence, chose que nous estimons anormale.

Aujourd’hui, la violence et la barbarie qui sévissent dans le Pays est hors norme. Nous l’avions souligné lors du ziarra annuel d’achoura en début d’année musulman, je le réitère et le rappelle à tous les musulmans.  Je recommande une offrande pour tous les musulmans du monde. Une première lors de ce gamou dont je n’ai pas l’habitude d’annoncer mes prédictions de l’année.  D’habitude le ziarra d’Ashoura qui se déroule à chaque début de l’année musulmane à Bakhdad est plutôt l’évènement choisi pour divulguer toutes mes visions de l’année nouvelle.  Mais une fois n’est pas coutume et l’urgence de la situation s’explique avec les nombreux accidents et morts par violences que subit le Sénégal en particulier.

La cause des immigrés m’importe beaucoup aussi. Le Sénégal aujourd’hui bénéficie à hauteur de plus de 600 milliards en terme de rentrée de fonds venant des immigrés mais cette économie n’est pas contrôlée ni bien gérée alors que les concernés subissent des atrocités à travers le monde avec la naissance des courants d’extrême droite. L’état a intérêt à trouver une meilleure formule pour encadrer ces fonds dispersés pour  des investissements sur les différents secteurs de développements du pays car aujourd’hui ces fonds dépassent largement l’aide au développement.

Je réitère mes souhaits pour que la paix règne au Sénégal, raison pour laquelle nous demandons à tous les acteurs politiques et religieux d’œuvrer pour la paix dans le pays. Nous rappelons ainsi l’importance et l’enjeu de ce combat quotidien qui nécessite un retour décisif à nos valeurs conseillées par Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul

Fait à Bakhdad le 11 Décembre 2016,

Serigne Khadim Gaydel Lô

Après une célébration du Magal de Touba jamais égalée, pleine de réjouissance et de félicité, Serigne Khadim Gaydel Lô s’est tenu à se déplacer à Touba pour témoigner sa reconnaissance et sa gratitude à l’endroit de Serigne Sidy Mokhtar.

Accompagné d’une importante délégation, Serigne Khadim a été reçu par le Khalife dans le bonheur et la félicité. L’entretien qui a duré  a permis à Serigne Khadim à témoigner son ravissement et de renouveler son engagement pour le khalife.

Borom Ndame s’est entretenu aussi avec le Khalife sur le gamou de bakhddad dont le ndiguel fut donné par Serigne Saliou Mbacké.

Serigne Sidy Mokhtar a remercié Serigne Khadim pour toutes ces œuvres grandioses qu’il ne cesse de réaliser à ses côtés. Il a manifestement exprimé sa gratitude et son enchantement à Borom Ndame à l’occasion de la célébration du Magal.

Serigne Sidy Mokhtar a réitéré ses prières et son soutien  à l’Héritier de Ndame qui avec tous les disciples lui souhaitent chaque moment une longue vie longue accompagnée d’une santé de fer.

khadimrassoul.net

AU NOM DE DIEU LE CLEMENT, LE MISERICORDIEUX                   

  

QU’ALLAH DANS SA GRANDE MANSUETUDE, ACCORDE LE SALUT SUR CELUI QUI A ACQUIS LA PRECELLENCE ALORS QUE L’AÏEUL ETAIT ENCORE VOILE DANS LA BOUE :  LE PROPHETE MOHAMMAD, (SWS). 

QUE SALUT SOIT SUR SON AUGUSTE FAMILLE ET SES HONORABLES COMPAGNONS.

QU’HONNEUR RESTE A DEMEURE A TRAVERS LE MAGAL SUR CELUI QUI EST LE SERVITEUR PAR EXCELLENCE DE L’ELU ; LA PURETE DE LA CHARIA ET L’EXEMPLE VIVANT DE LA SUNNA ;  CHEIKH AHMADOU BAMBA AL MBACKIYOU                      

Chers talibés,

Nous voici réunis en ce jour de grâce pour commémorer ce qui est une manifestation exaltante de la miséricorde divine. Le Magal coïncide en effet avec le départ en exil d’un Saint homme dont la vie et l’œuvre ont été hautement récompensées. Et, s’il est aussi un baromètre qui permet de jauger de l’état d’accomplissement de la communauté, nous disons qu’Allah est certes Bon Payeur !

En effet, il est bien loin le temps où être Mouride correspondait plutôt à un ostracisme familial ou sociétal. De nos jours, cet important évènement a fini par trouver une place de choix dans les différents calendriers du monde entier. Il est l’exaltation d’une communauté en marche. 

D’emblée, c’est l’occasion de saluer le travail remarquable que le khalife Cheikh Sidy Moctar Mbacké effectue inlassablement pour le rayonnement universel de la Mouridiyya. Entre autres actions, il me plait d’évoquer la création récente d’un comité consultatif. Touba a certes besoin en ce sens  d’établir des  institutions de pensée et de réflexion solides pouvant être à l’avant-garde de la Mouridiyya.  Aussi, comme je l’ai toujours affirmé; nous ne cesserons d’apporter Au khalife notre soutien indéfectible à tous les niveaux pour que s’accomplisse sa destinée ! Et, comme il l’a toujours souhaité, par ailleurs, la communauté de Touba Baghdâd reste debout ; prête à l’accompagner dans tous les chantiers qu’il entreprendrait.

Le Magal est d’abord un évènement qui permet d’avoir une pensée pieuse pour les souffrances atroces subies par le Saint homme au bénéfice de son peuple meurtri. Si aujourd’hui nous pouvons festoyer dans la paix, c’est qu’un martyr a témoigné de sa foi en portant haut l’étendard de l’Islam des eaux troubles de la colonisation. En cela, il est l’archétype du Sadiquin, du Salihin et du Sahada réunis à l’aune du verset qui proclame : wa man yuti i allaha wa ar rasula fa-ula-ika ma ‘a al –lazina an ama Allahu’ alaytim mina an nabiyina wa as siddiqina wa ash-shuhada-i wa salihina wa hasunaula-ika Rafiqaan ( quiconque obéit à Allah et au messager, ceux-là seront avec ceux qu’Allah a comblés de Ses Bienfaits : les prophètes, les Véridiques, et les vertueux. Et quels bons compagnons que ceux-là (an nisa 4:69).

En ce 10 Aout 1895 (samedi 4 safar 1313), l’histoire des peuples retient qu’on fit au Cheikh une injustice terrible en voulant envahir ses terres; conquises uniquement (selon son mot) « pour l’adoration de Dieu et l’enseignement ». Son seul tort fut de se présenter comme l’esclave exalté de Dieu et le serviteur à demeure de son prophète-élu. On lui fit ainsi un procès d’intention en se basant sur des supputations. Cependant, il restera stoïque face aux événements ; faisant de la confiance à Dieu sa muraille. En tout état de cause, les réponses qu’il soumit au conseil privé réuni ou le calme dont il fit preuve dans le « safinat al barr » (Vaisseau vers Dakar) - alors que les colons  complotaient pour sa perte - sont des preuves irréfutables de sa vaillance. Qu’importe alors le cachot étroit de Dakar ou l’hostilité de ce capitaine de bateau lors de la traversée de l’océan, Cheikhoul khadim ne sacrifia jamais son idéal sur l’autel de la compromission.

Voilà ainsi un Mutagharib (pauvre expatrié), n’ayant fait aucun mal, être jeté dans le Jazira (l’ile) du Gabon où sa grande affliction était qu’il ne rencontrât personne qui fut en quête de Dieu ou de sa voie (Sabil).

Nonobstant les épreuves, il resta fidèle à la dévotion du seigneur. Mystiquement, les mois et les jours devinrent alors pour lui comme des personnes (ashkas ) qui lui tenaient compagnie. Et en pratiquant la guerre sainte des passions ( Mujahid li Nafs ), il atteignit le sommet de la sainteté pour devenir comme le soleil (kash shams).Quel bel état !

À ceux qui croyaient le museler ; il répondit a posteriori : « Vous m’avez exilé sous prétexte que je suis un adorateur de Dieu qui fait le djihad. Je vous donne assurément raison car je mène le djihad pour l’amour de Dieu. Mais mon djihad se fait par la connaissance et la piété ; en ma qualité d’adorateur de Dieu et de serviteur du Prophète ».

Dès lors, le magal devint l’expression de cette victoire. Ils peuvent toujours bien garder ces archives qui montrent le succès du Saint de Touba. Par la pérennité de ce Magal, dans l’espace et le temps, nous savons qu’il fut victorieux.

Le Magal  aussi en conséquence la continuité d’une pensée bien unique et authentique. Face à une puissance armée qui vint à bout des Damels, bracks, Bourbas, domou Sokhnas, Cheikh Ahmadou Bamba délivra une nouvelle forme de lutte ; celle basée sur la crainte révérencieuse. Ce fut bien original en ce sens que la colonisation étant une agression culturelle ; elle ne pouvait être combattue effectivement que sur le même plan. Mais son défi fut de combattre la domination par le biais de l’Islam sans pour autant conduire son peuple dans une entreprise d’acculturation au profit de la culture arabe.

Au demeurant, par ce voyage, il fit montre d’un patriotisme extraordinaire. En cela Cheikhoul khadim fut le précurseur d’une émancipation religio-culturelle   au profit de la communauté. Pareillement, par son attitude face à son exil, il donne l’ exemple à suivre lorsque qu’une tourmente se profile à l’horizon... C’est à dire s’accrocher à la corde du seigneur à l’aune de ce verset : « Ô croyants ! craignez Allah comme Il doit être craint.Et ne mourez qu’en pleine soumission.Et cramponnez-vous tous ensemble au Habl( cable ) d’Allah et ne soyez pas divisés ».

Ainsi dans un monde où tout un chacun se recroquiville sur le peu qu’il a, reservons la place qu’il sied à cette pensée exceptionnelle de Cheikh Ahmadou Bamba :xaam Bamba jott naa !

En effet on assiste a un échec contemporain de toutes les théories et philosophies modernes. De la chute du marxime au rejet du socialisme, ou plus récemment le rejet du liberalisme par la montée en puissance du nationalisme: l’échec est total. Il semble que toutes les manières de pensée la vie en communauté sont ballotées et le monde vit dans la tourmente. En conséquence, des pays comme l’Afghanistan sont devenus des zones de désastre. Le Yémen est plombé par la guerre civile pendant que l’Iraq est meurtrie par la violence sectaire ; la Syrie a fini par être un terrain de jeu entre puissances étrangères. La faillite de l’état libyen ouvrant les vannes à une immigration dont l’Europe pourtant veillissante ne veut point.

Devant cette crise identitaire, nous, Mourides, devons nous ressourcer de la philosophie de Cheikhoul Khadim. C’est cette pensée qui prévaut quand Serigne Touba nous dit : « je vous recommande deux choses et ne leur associez pas une troisieme : c’est le travail et l’adoration. Ainsi obtenez-vous la quiétude ». En mettant le primat sur l’individu dans la logique de l’adoration de Dieu, cette théorie facilite la réalisation d’un équilibre tant social que religieux.

L’enseignement du Cheikh est axé sur la foi religieuse et le communautarisme ; levier sine qua none d’une organisation tendant au dévéloppement économique. Distinguant, par exemple, les daaras djangues de Maam Thierno et les Daaras liguey de Maam Anta, le mouridisme met en exergue une nouvelle forme de vie sociétale.

Dans cette perspective, je vous exhorte à œuvrer dans ces deux domaines que sont le religieux et le social.

Dans le domaine religieux, redoublons d’efforts dans la voie de l’adoration de Dieu ; seule constance en son depart en exil et son retour auréolé de gloire. En effet, nous vivons dans un monde que lui-même a décrit dans son poème axiru zaman en ces termes : « Sachez, chers frères, que vous vous trouvez à la fin du monde. Nous voyons les signes qui annoncent l’approche de la fin (…) car cette époque est la pire de toutes (…) ». Dès lors, il prescrit de se méfier des interdits de Dieu et de suivre la bonne voie tout en se repentant à chaque instant. Se conformer au comportement verteux, tel est le caractère premier du disciple. Ainsi, quand l’ignorance et la trahison deviennent la règle ou que l’hypocrisie et l’égarement règnent en maitres, il convient de leur opposer un retour à la source pure de la Divinité.

Dans le domaine social, la pensée mouride repose sur deux pilliers sûrs que sont le kasb ou la recherche du licite et le khidmat qui est le service au profit de la communauté. Le Mouride est celui qui se sacrifie pour les besoins de sa communauté. C’est l’occasion pour moi de réiterer un appel pour un engagement sans faille dans les grands travaux de la magistère de Cheikh Sidy Moctar. De la mosquée de Touba aux travaux de celle de Dakar en passant par l’ autoroute, les Mourides ne devront ménager aucun effort pour une exécution rapide; car tout cela se mesure en terme de citoyenneté participative.

Par ailleurs, en Europe comme en Amérique, le sens d’une économie déclinante ou à deux vitesses a fini par engendrer une radicalisation des laissés-pour-compte de la globalisation. Des politiciens avisés apparaissent de partout pour exploiter cette misère de la pensée dont le point commun est le rejet des musulmans et des immigrés. Ainsi, ces politiciens extrémistes apparaissent comme leur messie car parlant leur langue, celle du populisme. Une telle attitude semble menacer la paix mondiale et le développement de l’homme. Ce sentiment anti-migratoire est un sujet qui nous interpelle au premier rang; ne serait-ce parce que la majorité des deux millions d’immigrés sénégalais sont des Mourides.

A ce sujet nous disons que la dispora africaine, forte de 30 millions de personnes, envoie chaque année 160 milliards de dollars. Au Sénégal seulement ; les immigrés envoient chaque année jusqu'à 600 milliards de francs cfa,dépassant ainsi l’aide au developpement. Il s’agit ainsi pour les pouvoirs publics de développer des mécanismes qui fassent que cette manne financière ne soit pas utilisée uniquement vers la consommation mais qu'elle soit attribuée à des projets d'investissement. Ces immigrés du Sénégal ne demandent qu’à rentrer au pays si toutes les conditions étaient réunies. Il conviendrait à l’Etat sénégalais de leur faciliter le retour par une politique incitative soutenue par exemple par de dévelopement de l’agro-business. Le travail de la terre est une tradition bien mouride. Lors ma récente tournée européenne, les immigrés mourides rencontrés ont manifesté ce desir.

Dans la course pour le developpement en Afrique - qui à mon sens est un palliatif à l’immigration- il est clair que l’émancipation culturelle et économique pronée par le mouridisme est la seule solution viable. Ainsi mes chers Talibés, arc-boutons-nous à cette ideologie de Serigne Touba et rendons grâce à Cheikhoul Khadim comme je le réitere dans le poème Sahidatoul shahid.

Serigne Khadim Gayde Lô

Magal de Touba 2016 chez Serigne Khadim Gaydel Lô : L’ambiance au rendez vous

En ce vendredi 18 novembre, veille du Grand Magal de Touba, la ville sainte est en plein effervescence. Les artères de la cité sont déjà soumis au rythmes du Magal. Une grande partie des pèlerins est arrivée dans la journée du jeudi et un nombre beaucoup plus important est attendu aujourd'hui.
À Darou Khoudoss, près du Forage BayLat, fief de Borom Ndame, les disciples, ont majoritairement investi les lieux dans la soirée d'hier avec un enthousiasme à la hauteur de l'évènement, en attendant l'arrivée du Guide Serigne Khadim Gaydel Lô.
Justement, c'est à l'aube du vendredi saint que Borom Ndame est arrivé sur les lieux en provenance de Thiès. A travers les premières lueurs du jour, le réveil des disciples et riverains est imprimé d'une forte sensation d'allégresse.


En attendant le jour J, dans la journée du 17 safar, est prévu un programme assez rempli, dont le ziarra de la commission zickroulah et de l'Université des Khassaïdes de Bakhdad; il faut noter que ces deux entités sont composants du Diwane Rahmatan Lil Halamina. Au cours de la soirée du 17 safar est également prévue la finale du concours Sahandatou Chahiid qui sera un évènement à ne pas manquer. Pour clore la soirée religieuse qui précède le jour du Magal, le programme prévoit la prestation de la section féminine de l'Université des Khassaïdes de Bakhdad jusqu'à l'aube du 18 Safar.

Khadimrassoul.net

Serigne Khadim Gaydel Lô a effectué un ziarra auprès de Serigne Sidy Mokhtar Mbacké ce lundi 07 novembre 2016. En effet après un séjour en Europe entre Paris et Milan pendant quelques semaines, Borom Ndame est de retour au Sénégal  depuis 3 jours. Une occasion de plus pour rendre grâce et reconnaissance au Khalife Général des mourides mais aussi transmettre le ziarra  et le salut des condisciples d’Europe.

En ce mois lunaire plein de reconnaissance, Serigne Khadim Gaydel Lô a témoigné à Serigne Sidy Mokhtar un vibrant hommage pour son assistance et sa miséricorde. Borom Ndame a félicité glorieusement le Khalife suite à son appel lancé à toute la communauté musulmane pour la célébration du Magal de Touba 2016.

Serigne Khadim Lô a réaffirmé son engagement et a renouvelé son allégeance au Khalife Général des Mourides.

Après cette visite d’une rare atmosphère, Borom Ndame remercie et transmet à tous les disciples les bénédictions du Khalife Général et les exhorte par l’occasion à s’affairer pleinement pour le Grand Magal dont le rendez sera le 19 Novembre  à  Touba (Incha Allah).

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